‹ Cours abrégé d'histoire [microforme]Chapitre 230 sur 309 · Comme on était sur le point de mettre à la voile · texte numérisé non relu

Comme on était sur le point de mettre à la voile

sés de délivrer son père, emprisonné par un usurpateur, son propre frère, nommé aussi Alexis. Les croisés, se laissant alors détourner du but pour lequel ils avaient pris les armes, marchèrent sur Constantinople. rétablirent d’abord Isaac; puis, mécontents de l’empereur et profitant d'une nouvelle usurpation, ils conquirent Constantinople pour leur propre compte(1204). Beaudouin reçut la couronne impériale, Dandolo fut prince du Péloponèse, les Vénitiens s'emparèrent de toutes les positions favorables au commerce, et chaque seigneur croisé eut sa part de la conquête. Quelques princes grecs émigrèrent en Asie, Lascaris, arent de Comnène, établit à Nicée un petit État. es successeurs, les Paléologues, furent reçus à Constantinople (1261), sans avoir eu besoin de tirer l'épée. 15. Cinxquièmm CrotsADe.—Pendant que les croisés s'emparaient de Constantinople, la famine et la peste désolaient l'Orient. Innocent III, touché de ces de

14. Pourquoi les oroisés marchèrent-ils sur Constantinople” Que est l'empire qu’ils fondèrent? Qu’étnit Lasoaris, et qu'étabil-i! Quels princes renversèrent l'empire latin de Constant nople ?- If. Quo fit Innocent III, en faveur des ahrétiens d'Orient? (uel fat le résultat de l'#sidition d'André de Hongrie ?

nt Il,

s chré-

16 nou- », Foulprit aurs fran- , comte illeharsux des errat et octogénte. Lies aisseaux atre mil-

la voile, les croi- 1 usurpa- Les: crotlequel ils ntinople.

de l’emils con-

te. Quel- Lascaris, etit Etat.

g à Conser l'épée.

es croisés t la peste de ces ‘le

nople ? Que

u'établi-it!

inopte ?— 11.

9 Quel fat le

OROISADIS. 148

saatres, fit décider une nonvelle croisade an concile de Latran (1215). Cinquante mille hommes tant Allemands que Français prirent les armes, mais ils furent ral dirigés et périrent victimes de leur inexpérience. Honorius II, successeur C’Innocent, poursuivit son dessein. Frédéric IL avait pris la croix, mais il refusait d'accomplir son vœu. André II, roi de Hongrie, se mit alors à la tête de l'expédition. Il était accompagné de Jean de Brienne, roi titulaire de Jérusalem, et de Lusignan, roi de Chypre. Les tois princes 8e dirigèrent vers l'Égypte, où ils s’emparèrent de Damiette (1218). Ils auraient obtenu Jérusalem et ses dépendances, si l'obstination du légat Pélage ne les avait forcés de combattre au me ment où ils allaient signer un traité avantageux.

16. Sixième CRotsADE.—L'empereur Frédéric IX syant épousé Yolande, fille de Jean de Brienne, devint ainsi roi de Jérusalem. Cette alliance et l'excommunication du pape Grégoire IX, le décidèrent enfin À s’'embarquer pour l'Orient. Mais l’anathème pontifical le poursuivant jusqu'à Jérusalem, il ne trouva pas un éêque qui consentit à le sacrer, de sorte qu’il se couronna de ses propres mains. Il conclut avec Malek-Adhel un honteux traité qui laissait aux Musulmans la domination des lieux saints, et il se hâta de revenir défendre ses couronnes d’Allemagne ot d'Italie.

17. Seprièmue CRotsADR.-—Jin 1244, la ville sainte fut prise et horriblement saccagée par un peuple bar. bare, les Turcs Kharismiens, que les conquérants mongols chassaient devant eux. À cette triste nouvelle, le cœur de Louis EX, roi de France, avait été profondément ému. Étant tombé malade sur ces entrefaites, il ft vœu de prendre la croix, ct, revenu à la santé, il confia la régence de son royaume À sa mère Blanche de Castille, et s'embarqua à Aiïgues-

16, Comment Frédério LI partit-il pour la terre-sainte ? Quel étais wn caractère ? Quels furent ses rapports avec bialek-Adhel ?—17. Par qui la Palestine fut-elle ravagée ? Quel vœu fit saint Louis. tembarqua-t-il ?

144 HISTOIRE DU MOYEN-AGX, Mortes, ra la Méditerranée, avec In reine Marguerite, sa femme, deux de ses frères et plusieurs sei. gneurs, parmi lesquels était le sire de Joinville, his torien de la croisade (1248).

18. On passa l'hiver dans l'ile de Chypre. Ensuite saint Louis, pensant avec raison que la possession (le l'Égypte était la clef de la Syrie, vint attaquer Le. miette qu'il emporta vaillamment d’as:aut. Au lieu de se mettre en route pour le Caire, il attendit six mois des renforts, et alors la funeste bataille de la Massoure, où périt Robert d'Artois, frère de saint Lois, jeta l’armée et le roi dans un extrème péril. Ia

este s'étant répandue dans le camp, saint Louis fut orcé de 8e Hotte prisonnier avec douze mille de siens.

19. Saint Louis, dans son malheur, montra une grandeur d'âme qui donna, de lui ct de la relicion chrétienne, une très-haute idée à son vainqueur. Le sultan lui ayant demandé pour sa rançon Damette et un million de besants d'or (81900000), il lui fit cette belle réponse : ‘ Un roi de France ne se rachète point à prix d'argent; je donnerai le million de besants d'or pour mes sujets et Damiette pour ma personne.” Cette magnanimité toucha tellement ie sultan qu'il déduisit cent mille livres sur la somme convenue. Saint Louis se rendit ensuite en Palestine

où il resta trois ans, s'occupant à fortifior les v Iles, à rétablir la concorde entre les princes chrétiens et à les consoler dans leur malheur en leur donnant le*

plus beaux exemples de résignation, de dévouement et de pationce, de nouvelle de la mort de la reine Blanche, l'obligea de retourner dans ses États(1254).

20. Hurrièmg ET DERNIÈRE CRoteADE.—[Les + 10088 des Mamelucks, et la ruine do toutes les ville: chré tiennes, à l'exception do Saint-Jean d'Acre, déter-

18. Quels furent les suecès de saint Louis? Où fut-il vainen et fait irisonnier ?—19, Comment saint Louis se conduisit-il dans les fors ? Queties furent les conditions de sn rançon ?—20, Quelle fut la der” nière oroisade ? Sur quel pays fut-elie dirigée ? Quelle fut la 11014 de saint Louis? Que devinrent les chrétiens d'Orient ?

argtleir aelle, his

Enauite sion de uer làlieu de ix mois la Mast Louis, vil, Lan jouis fut nille des

ntra uns

eur. Le Daimette int

ne 56 là ge million pour Fe lement 18 a sommo Palestine les villes,

rair eu et fait ans Les jar:

Lo fut la der-

Le fut La 101

minèrent sant Louis À prendre une seconde fois la oroix, Le royal pèlerin fit voile vers Tunis, dans l'espérance de convertir le sultan de ce pays, cédant d’ailleurs aux instances de son frère, Charles d’Anjou, roi de Sicile, qui réclamait son appui contre les pirates musulmans de la Méditerranée, Une maladie contagiouse envahit son armée; Tristan, comte de Nevers, fils de saint Jouis, né à Damiette, succomba un des premiers, Atteint lui-même de la contagion, le roi fut bientôt réduit à l'extrémité ; après avoir donné d’admirables conseils à son fils, Philippe IIT, il expira sur la cendre, enveloppé d'un cilice, donnant à la fois l'exemple de l'humilité la

lus parfaite et de la force d'âme d’un grand roi. nee fut sauvée par Charles d'Anjou, qui obtint du roi de Tunis un traité assez avantageux, La terre sainte fut pour toujours abandonnée aux infidèles, Les trois ordres religieux se retirèrent : les Hospitaliers d’abord à Chypre, puis dans l’île de Rhodes ; les Templiers en France, et les chevaliers de l’ordre Teutonique, en Courlande, où ils se dévouèrent, pendant deux siècles, à la conversion des Prussiens encore idolâtres,.

21, RésuzraTs p8s CnorsAps.—i les fautes des chefs et la mauvaise foi des Grecs mirent obstacle au succès matériel des croisades, elles n'eurent pas moins pour conséquence de retarder de trois siècles la chute de Constantinople, et de hâter les progrès do la civilisation chrétienneen Europe. Elles rapprochèrent entre elles non-seulement les nations, mai: les différentes classes de la société, de manière à rendre l’ordre public et le bien général plus faciles. L'extension du pouvoir spirituel des papes, l’affer- | missement de la royauté, l'émancipation des communes, l'affranchissement des serfs, furent, en grande partie, le résultat de ces expéditions lointaines, sans compter l'essor donné au commerce et à la navigation qui enrichirent Venise, Gènes, Pise, Mar-

Page 1