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EMPIRE D'ALEEMAONH. 1e
à V] son Qt. ep Albert; il périt à la bataille de Gel-
, chute TNA s de Worms, tué de la main de son rival
ah V9. ‘Albert er d'Autriche, fils de Rodolphe de
Nes et Hab: bourg, après avoir triomphé par les armes, 8e fit
L'hor- élire régulièrement, Il guerroya inutilement contre
s steill. la Hollande, la Thuringe ot la Bohème, et périt en
sécoutre marchant contre les Suisses que la tyrannie de ses
a battit oficiers avait poussés à la révolte (1308). A la mort
FE de Henri VII de Luxembourg, successeur d'Albert
Aragon ; ler, Louis de Bavière et Frédéric d'Autriche s'étant
de oo disputé le trône impérial, les Suisses ayant à leur tète
le célèbre Guillaume Tell, n’hésitèrent pas à se pro-
noncer en faveur du premier, Alors l’archiduc Léopold,
frère de Frédéric, envahit leurs montagnes avec une
armée de six mille hommes. Ils le laissèrent s'engager
js dans un défilé à Morgarten, et quoiqu'ils ne fussent Ù :
que quinze cents, ils taillèrent en pièces son armée (1356) Cette victoire ainsi que celle de Sempach (1386) et de Nœfels (1388), les affranchit entièrement de l'Autriche, et leur république fédérative compta bientt sept et plus tard treize cantons.
3. Louis V de Bavière Nr) après avoir triomphé de son compétiteur, Frédéric d'Autriche, à Mulhdorf (1322), voulut rendre son pouvoir absolu, nonsulement en Allemagne, mais encore en Italie. Il prit partie contre le Saint-Siége, protégea les ennemis du pape ainsi que les erreurs condamnées, et 8e fit excommunier plusieurs fois. Clément VI lui opposa Charles de Luxembourg, fils de Jean, roi de Bohème, contre lequel il allait marcher lorsque la mort le surprit.
4, Charles IV de Luxembourg (1347), parvenu à l'empire, fit de grands sacrifices à la paix en Allemane et en Italie, Il céda ses droits de suzerain sur lan, Florence, Ferrare et sur la Sicile. Dans la diète de Nuremberg, tenue par lui en 1356, fut décré-
2. Comment Albert Ier finit-il? Par quelles batailles les Suisses ont-Îls assuré leur triomphe ?—3. Quelle fut la conduite de Louis de Bavière envers le Saint-Siége ?—4. Quel fut son succosseur ? Qu’appelle-t-on Bulle d’or ?
irent fin onnant la Ve, le fonlol ph ler ar, ral de à l'empire jt aucune-
des entreniro [ul el
SR serie
14 BISYOIRE DU MOYEN‘AGS.
tée la fameuse Bulle d'or, sorte de constitntion qui réglait les droits et priviléges des sept électeurs et le mode d'élection des empereurs. Roi de Bohème, il agrandit son royaume héréditaire ; roi d’Arles, il ro. connut la cession d'Avignon au Suint-Siége et celle du Viennois à la France.
6. Wenceslas ayant succédé à son père Charles IV (1378), sur le trône impérial, laissa l’Empire en proie à la plus honteuse dissolution pendant que l'Éclise était désolée par le schisme etpar tous les désorlres qui en étaient la conséquence. Les électeurs partagèrent le mécontentement universel et le déposèrent (1400). Au nombre deses crimes, il faut compter le martyre de saint Jean Népomucène, qu'il fit nover dans la Moldau pour n'avoir pas voulu lui révéler la confession de l’impératrice.
6. Robert de Bavière (1400), que les électeurs mirent sur le trône impérial après la déposition de Wenceslas, essaya vainement de relever l'autorité impériale en Italie. Il fut vaincu près du lac de (Garde
par Galéas Visconti et obligé de renoncer à sex jrétentions sur ce pays. Robert mort (1410),la dite se partagea entre trois rivaux et finit par élire Si:is-
mond de Luxembourg, roi de Hongrie (1411). Ce prince, de concert avec le pape Jean XXII, convoqua le concile de Constance qui devait terminer le schisme d'Occident et réformer l’Église. Les hérésiar-
ques Jean Huss ct Jérôme de Prague cités devant ve concile, étant demeurés obstinés dans l'erreur, firent livrés au bras séculier qui les fit brûler vifs, suivant la
loi de ces temps barbares.
7. Cependant les partisans de Jean Huss, fort 10mbreux, surtout en Bohème, prirent les armes et vengèrent la mort de leur chef par le massacre du sénat de Prague (1419). Tello fut l'origine de la guerre raigieuse et sociale dite des Hussites, dont le: riva-
ges, pendant quinzeans, s'ajoutèrent À ecux des
5. Quel fut le règne de Wenceslas ?—6. Qui lui sucoéda ? l urquoi Bigismond fit-il ARE Vs un conoile général ? Où se tint-1l —T. Que firent les Hussites
ITALIE. 165
on qui Ottomans. Sigismond, après avoiressuyé de grands ra et le revers, eut pourtant la consolation de rétablir la amie: il paix dans ses Etats avant de mourir. Sous son règne,
la maison de Hohenzollern, devenue depuis la muison royale de Prusse, acquit la marche de Brandebourg et la dignité électorale (1418).
8. La maison de Habsbourg reparut ensuite dans la personne d’Albert IT d'Autriche (1438). Son règne ne dura pas deux ans, mais il estremarquable en ce que la maison d'Autriche ressaisit alors le sceptre impérial pourns plusle perdre. AJbert IT laissa sa couronne à Frédéric IIT, son parent, qui conclut un voncordat avec le Saint-Siége et alla ensuite se faire sacrer à Rome par Nicolas V (1452). C’est le dernier des princes allemands qui reçut à Rome cet honneur. Le reste de son règne appartient à l’histoire moderne.
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irles [V an proie l'Église sorcr'es purta- )osèl'ent mpter le t noyer véler la
secteurs ition de
‘autorité SECTION II.
de (rarde : ITALIE.
ses l'O-
1. La guerre des investitures avait plongé l'Italie lans une grande confusion. Les noms de Guelfes et de (ibelins y avaient perdu leur signification primitive pour s'appliquer, le premier, aux partisans de ladémocratie, le second, à ceux de l’Empire. Partout ces deux factions furent une cause permanente de outles, L'Italie, occupée au centre par le pape, comptait encore une foule d’autres États, tels que les républiques de Venise, Gènes, Pise, Milan et Florence; enfin, le royaume français des Deux-Siciles.
2. Venise ET GÊNES. — Venise, fondée, à l’époque de l'invasion des Huns, gouvernée, depuis 697, par des doges ou ducs, s'était donné une constitution d'un
8. À quelle époque et sous qui le soeptre impérial se fixa-t-il dans lama on d'Autriche ? Quel est le dernier empereur d'Allemagne qui ait été couronné à Rome?
1. uel résultat avait produit la guerre des investitures en Italie ? —3. Pur qui Venise était-olle gourarnée ?
niner le hérésiarvar ca
uivant la
ort 10Met vendu sénat a guerre les r'ava- UN des à ? Pourquoi tint-il?—T.
caractère purement aristocratique. Maigré les révoltes et les conspirations, cette forme de gouvernement parvint à se consolider.
3. A Gônes, au contraire, la faction démocratique, maitresse du pouvoir, amens des révolutions fréquentes, souvent même des appels à la domination étrangère. Les deux républiques entrèrent de bonne heure en lutte, parce qu'elles se disputaient le commerce de la Méditerranée et de l'Orient. La part active que Venise avait prise à la quatrième croisade, lui avait livré presque tous les ports du Levant. Le retour des empereurs grecs À Constantinople fit triompher les Génois qui chassèrent leurs rivaux dela Grèce et leur interdirent le commerce de la mer Noire.
4. Les Vénitiens ne se résignèrent pas à cette ‘léca. dence. Ils entreprirent contre les Gnois la guerre 1e Caffa, qui se termina en 1356, à l'avantage de De rivaux, Une seconde guerre plus sérieuse éclat en 1378; les Génois, ayant défait la flotte véni tienne devant Pola, s'étaient emparés du port de Chi Dans ce pressant danger, Victor Pisani, faissut pel au courage (le ses concitoyens, les oblige: : tous, bourgeois et nobles, à prendre, les armes et leur fit jurer de mourir pour sauver | Stat. Il fut assez rs Fu pour détruire la flotte génoise en l’enfermant
dans Chiozza (1380). La paix fut conclue l'anrée suivante. Venise reprit dès lors l'avantage pour ne plus le perdre. Supérieure par la stabilité de sos institutions, Venise fit encore d'importantes conquêtes.
Le peuple et les patriciens de Venise et de (:n0s avaient des goûts magnifiques; ils couvrirent teurs villes de palais de marbre et d'églises splendides, qui firent l’ornement de l'Italie et du monde,
5. MrLan gr Pise.—Milan défendit longtemp:, : 14 tête des cités lombardes liguées sous le patronase des
3. Pourquoi Venise et Gênes étaient-elles en luite ? ?—4. (ui fat victorieux dans ln guerre de Caffa ? Qu'arriva-t-il dans la y € Chiozsa ? Quelles en furent les conséquences pour les Gén
devint Vonise 6. Quelle fut pendeat longtemps l'attitude de 1:
leu révoltes vernement
nocratique, ns fréquention étranonne heure mmerce de L active que le, lui avait Le retour ; triompher à Grèce et oil'e.
cette ‘lécajla guerre age de leurs se éclat en nie \Gde Chiozza.
1, faisait apoblisen tous, 5 et leur fit it assez heul'enfermant clue l'année ge po r ne pilité 498 568 rtantes col
\ et de (; nos vrirent ieurs jendides, qui
{(TALIE. 167
papes, son indépendance et ses libertés contre les emereurs d'Allemagne. La fureur des partis et la ju. ousio des villes compromirent une si belle cause; puis le besoin de repos favorisa l’usurpation.
6. Au quatorzième siècle, Mathieu Visconti reçut de l'empereur Henri VII le titre de vicaire impérial de la Lombardie (1311). Sos descendants parvinrent à dominer dans toute la haute Italie, Le plus célèbre d'entre eux, Jean Galéas, obtint de l’empereur Wenceslas le titre de duc de Milan. Ses fils ayant laissé décliner leur famille, furent renversés par le célèbre François Sforsa, chef de condoftieri ou mercenaires italiens.
7. Pise, très-florissante À l’époque des croisaides et sous les princes do la maison de Souabe, prit part à toutes les luttes de l'Italie, Menacée lès l'origine, par linimitié des Génois, elle leur disputa la possession de la Sardaigne, et perdit la bataille de Méloria (1284). Un traité signé aveo Gènes, força Pise à combler son port, source de toute sa richesse et de toute sa prospérité (1284). II lui resta, pour se consoler, sa parure d'admirables édifices, et surtout le Campo Santo où survirent encore sa gloire et son génie.
8. FLonsnos.—Cette industrieuse et opulente ville, la cité des métiers et des arts, fut, plus que toute autre, en proie aux querelles des Guelfes et des Gibelins. Le génie du Dante se forma au milieu de ces luttes politiques, mais ce poëte erra pauvre et proscrit dans les nan désolées de la Romagne. L’illustre famille de Médicis s’éleva du milieu de ces troubles et parvint au souverain pouvoir. Jean de Médicis, leur chef, prit le titre de prince au commencement du XVe siècle etmérita, par sa générosité et la protection qu'il actorda au peuple, le titre de Père des pauvres. Côme do Médicis, qui lui succéda dans sa dignité et sa puis-
EEE
#, Quelles sont les familles qui ont régné à Milan? Quelle est la
dynastie qui a sucoédé aux Vissonti ?-7, Qu'était alors Pise? Par
quelle ville fut-elle vaineue ?—8. À quelle famille Florence dut-elle
ne. stration ? Que fit Jean de Médieis? Quel était le caractère de e’
ge repré guelf
sance (1429), était un riche négociant qui se servait de ses revenus pour multiplier ses bienfaits. Le: Flo. rentins firent inscrire sur sa tombe le titre glorioux
de Père de la patrie. Char 9, Rome gt Les Érars p2 L'Éauise.—La voix pa- qu'ur ternelle des papes invitait en vain tous ces furieux à fils dh la réconciliation et à la paix. Rome ressentait toutes venir les agitations de l'Italie, en même temps que de: fa qi pr milles puissantes 8’y disputaient le pouvoir les armes V, le à la main. Souvent aussi les empereurs d'Allemagne Charl etran,
renouvelaient leurs entreprises de domination. Au milieu de ces troubles, la politique de Philippe-le-Bel transporta le Saint-Siége au-delà des Alpes. Rome se
rh A
pr 8
dépeupla pendant cette Captivité de Babylone, qui aura re Il 70 ans (1308-1378), et elle subit, plus que jamais, les us isères de l'anarchie. La tentative républicaine de Louis
Rienzi, d'abord très-populaire, aboutit à une tyrannie As qui fut fatale à son auteur (1354). Six papes se succédèrent à Avignon, tous asservis à l'influence française. Enfin, Grégoire XI étant venu à mourir à Rome (1378), les Romains forcèrent les cardinaux à nommer un pape do leur nation; ce fut Urbain VI. Bicutt une fraction du sacré collège, révoltée contre le pontife légitime, élut, à l’instigation de Charles V, roi de France, l’antipape Clément VIII, qui vint résider à Avignon (1378). La chrétienté se partagoa entre les deux compétiteurs: de là le déplorable schisme d'Occident qui se termina seulement en 1448, par l'éloction de Nicolas V.
10. Deux-Sioizes.—Nous avons vu qu'après la conspiration des th siciliennes, les Siciliens appelèrent à leur secours Pierre d'Aragon. Après la mort (lo ce dernier, Frédéric d'Aragon fut reconnu roi de Sicile par le traité d'Agnani (1302), et Charles II, le successoeur de Charles d'Anjou, resta roi de Naples. Le parti des Aragonais fut soutenu par les empereurs d'Allema-
9. Que devint Rome pendant l'absence des papes ? Combien de En es se succédèrent à Avignon ? A quel pape commença le schisme ’Oocilent ? Comment le schisme se termina-t-il ?—10, Que se pass t-il dans les Deux-Sioiles après les Vépres sioiliennes ?
la foi
UOus O0 (ere qu monte, el gross résigna
e servait Les Floglorieux
“Voix pafurieux à ait toutes ue des fales armes Hemagne ion. Au ppe-le-Bel Rome se , qui aura amais, les licaine de e tyrannie pes se suc-
1ence franpir à Rome à nommer , Bientot tre Le pon- 8 V, roi de
résider à a entre |es igme d'Ocpar l'élec-
rès la consappelèrent mort «le ce i de Sicile J, le succes- . Le parti 8 d'Allema- 9 Combien de nça le schisme Que so pas”
ITALIE
e et les Gibelins, tandis que celui des Angevins représentait la politique du Saint-Siége et du parti guelfo en Italie. Robert-le-Sage, fils et successeur de Charles IT d'Anjou (1309-1343), n'eut pour héritière qu'une fille, Jeanne lère. Cette princesse, mariée au ils du roi de Hongrie, ne laissa que de honteux souvenirs. Son héritier était Charles de Duras, mais elle L pres Louis ler, frère du roi de France, Charles ne : Pr de la'seconde maison d'Anjou (1382).
charles de Duras l'emporta sur son rival en faisant étrangler Jeanne.
Il. La maison de Duras ou de Durazzo eut une fin nan semblable à celle de la maison d'Anjou. Jennû Î { € ? vu + | de Naples, n'ayant pas d'enfants, alopta d'abord AY & ns À H a si agon. René d'Anjou, descendant «le LOUIS - * Jet S ' ji Pl *'lui-même par Jeanne If, en 1434, voulut en vain faire valoir ses droits : il légua ses domaines ol mn à ï | à 1 | - € 1 n se prétentions à Louis XT, legs funeste qui devint plus tard le prétexte des guerres d'Italie 9 nr . ' 12. Les LerrRes er LES ARTS EN Irarie.—[La langue et la Ï date italiennes profitèrent du voisinage de la langue etde A poésie provençales, trèa-florissantes dans le onzième et le lui me siècle. Les troubadours provençaux furent les pre- Re ed ds des plus anciens poëêtes de l'Italie. Mais, par ù effort ds son génie, le Florentin Dante créa, pour ainsi die | le fois, la langue et la poésie de son pays, en Ar l’idioane ee : la hauteur de ses aus La Divine comédie ca 0 de es ectacle attachant ’une âme forte, tendre et sin- . qui, de l'Enfer au Purgatoire, du Purgatoire au Paradis, rune s'épure et se dépouille peu à peu des passions violentes ie ssiéres pour arriver, par le repentir, à la sérénité de la Done de l’espérance. Pêétraque,d’Arezzo, célèbre tour la Loi GS ses Canzoni, la fontaine de Vaucluse, la liberté et jure de Pltalie. I reçut à Rome, le Jour de Pâques 1341, Re de laurier, date mémorable dans l’histoire des letse istorien Villani, contemporain de Dante, et le conteur 0ccace, ami de Pétraqne, fixèrent la prose italienne. ls ps privilégiée, la ascane fut le berceau des arts comme ce re C’est F ise qui, la première, élève des monuments u rqua es, où l’architecture nouvelle commence à déployer génie en dehors du genre byzantin et du gothique. DE
a a Don CU Gall urazzo ?—12, Où Wie époque, les lettres et les arts en Italie ! en étaient, à
chitecte Brunelleschi, les sculpteurs Ghiberti et Donatello, tous trois Florentins, régénérèrent l’art, dans la première roi. tié du X Ve siècle, en s'inspirant, avec une originalité puissante, des modèles antiques. Cimabué et Giotto de Florence, furent les pères de la peinture moderne. Masaccio, leur compatriote, mort en 1443, à vingt-six ans, laissa des sujets d’étude à Léo nard de Vinci et à Raphaël.
SECTION III
1. Philippe-le-Bel avait laissé trois fils, Louis di: le Hutin, Philippe V, dit le Long et Charies-le-Be! qui montèrent successivement sur le trône, mais aucun d'eux n'eut le bonheur de transmettre la couronne un de ses enfants. Louis X ne résna que deux :n: (1314). Sous son règne, Charles de Valois excrci 14 plus grande autorité; ilfit augmenter les impôts, vendit les charges judiciaires, et rappela les Juifs yennant une contribution qu'il leur fit payer. Loui X permit aux serfs royaux de xacheter leur liberté, cn disant que suivant le droit de la nature chacun «it naître franc.
2. Peu après le couronnement de Philippe V, le Long, plusieurs provinces furent affigées d’une cruelle mortalité; les Juifs, accusés d’avoir fait empoi-onner les puitset les fontaines, furent de nouveau chasés de France et dépouillés de leurs richesses.
3. Charles IV, dit le Bel, étant monté sur le trône, fit la guerre aux Anglais, leur prit plusieurs villes; mais, plein de justice et d'équité, il les rendit enuite. Par le même motif, et pour ne pas rallumerle fee la guerre, il refusa la couronne impériale que lui ! oftrir le pape Jean XXII. Avec lui s'éteignit 4 pre mière branche des Capétiens, qui avait régné de 987 à 1328, et donné quatorze rois.
1. Combien Philippe-le-Bel laissa-t-il de fils ? Quel fut so: suoessseur ?—2, Que sait-on de nr ile a ?—3. Que se passa-t- {l sous le règne de Charles-le-Bel
Ce
onatello, ière moi juissante, ces furent npatriote,
le à Léo
uronne deux ‘n° excrei lil Apôis, VON Juifs
sr. Lou X liberté. en jacun dit
ippe V, le une cruelle n po onner au chüs:és
ur le trone, urs villes;
FRANOZ. in
4. En vertu de la loi salique, Philippe VI de valois, petit-fils de Philippe LIT dans la ligne masculine, fut élevé sur le trône de France (1328). Il fut le premier roi de la branche des Valois, seconde des Capétiens. Sou règne fut signalé par de grands événements. Ce fut sous lui que commença (1338), entre la France et l'Angleterre, la guerre dite de Cent Ans. Elle eut pour cause les prétentions d'Édouard III à la couronne de France, D'abord ses troupes de terre gagnèrent la mémorable victoire de Cassel (1328) sur les Flamands révoliés; mais son armée navale fut défaite par les Anglais au combat de l’Ecluse (1340). Six ans aprés il perditla bataille de Crécy, où périrent une multitude de gentilshommes français. Par suite de cette victoire, Édouard III, roi d'Angleterre, se vit maître d’une partie de l’Artois, et en particulier de la ville de Calais (1347). Une épidémie, jusqu'alors sans exemple, vint se joindre aux malheurs de la guerre et aux désastres d’une horrible famine. Sous lui ia France fut écrasée d'impôts. C’est par lui quefut créé l’impot du sel ou gabeile. Philippe VI, de Valois, accrut le domaiue de la couronne de la seigneurie de Montpellier, du Viennais et du Dauphiné, qui lui fut cédé par Humbert IT, à condition que l'héritier présomptif du trône de France porterait letitre de dauphin.
5, Philippe de Valois eut pour successeur, Jean, surnommé le Bon, son fils (1350); ce prince ayant surpris Charles-le-Mauvais, roi de Navarre, qui ravageait la France, le fit mettre en prison. Alors quelques mécontents, profitant de l’occasion, embrassèrent lo parti de Charles, et continuèrent d’agiter l'Etat.
6. Edouard III, roi d'Angleterre, croyant le moment favorable, déclara de nouveau la guerre à la France, et s'avanca vers Poitiers. L'ardeur de l'armée rancçaise la précipita dans le malheur; elle fut défaite, et le roi Jean tomba entre les mains de l’enne-
4, Quel fut le premier roi de la branche des Valois ? Que sait-on de plus remarquable du règne de Philippe de Valois ?—5. Qui est-ce quisuocéda à Philippe de Valois?— Où et par qui le roi Jean fut-il lait pr'sonnier Ÿ
172 HISTOIRE DU MOYTEN-AGS.
mi (1356). Alors Charles-le-Mauvais sortit de prison,
se joignit aux Flamands et aux Anglais, et en peu de Fre jours la France se vit presque entièrement envahie d'u par de puissantes armées; Paris même ne dut «on Ua salut qu'à la valeur de ses habitants, commandés pur que Murcel, prévôt des marchands, reg
7. Le roi Jean, fatigué de sa captivité, fit conclure nu avec le roi d'Angleterre, qui avait de nouve:n envahi le p la France, le traité de Brétigny, un des plus ciésas mor treux de l’histoire de France (1360). La a le roi Q Poitou, la Saintonge, le Limousin, le Périvori et Gt” l'Angoumois étaient abandonnés aux Anglais avec 10 une rançon de trois millions d’écus d’or. N'ayant pu d'int ayer toute la somme promise, et apprenant que le Jean l'es d'Anjou, son fils, retenu comme otage à Londres, Drese venait de s'évader, il retourna en Angleterre par un voir scrupule de loyauté, se constitua prisonnier et mourut pes d peu après (1364), sans avoir revu son pays. et'ens 8. Pendant la détention de Jean-le-Bon, son fils Reim Charles V, surnommé le Sage, gouverna la France. ee "O) 1
Ce prince, qui prit le titre de roi après la mort de son père, aidé du fameux DuGuesclin, défit Pierre-le Cruel, roi de Castille, battit plusieurs fois les Ans'ais, et reprit sur eux un grand nombre de villes ct de provinces qu'ils avaient envahies sous le règne (le sos prédécosseurs. Il protégea le commerce, l’agriculture et les sciences, fit construire la Bastille et les châteaux de Vincennes et de Saint-Germain. Ce bon prince disait souvent: ‘ Je ne trouve les rois plus heureux que les autres hommes, que parce qu’ils ont plus de uvoir de faire le bien.”
9. Charles VI n'avait pas douze ans à la mort de son père Charles-le-Sage (1380). Sa minorité fut remplie de troubles. Ayant perdu la raison (1392), ses oncles, les ducs de Bourgogne et de Berry, se disputèrent l'administration des affaires, et bientôt la
0ontint (1450),
LEE EEE TUE CE AU PEER DA MPPENEE ERA TE CNED E "© AND EEE AUE PANNE CEE Sempat 7. Quel fut le résultat du traité de Brétfny ?--8. Qui nst-0e
qui gouverna la France pendant la détention de Jean-le-Bon?—#. Quel fut le successeur de Oharles-le-Sage? Quelle fut la minorité de
Charles VI? Que se passa-t-il duramt La démence du soi ?
10, Qui Comment 8 Mort « £lais ? (2)
LA
e prison, \ peu de envahie dut son ndés pur
conclure au envahi us désas ivenne, le rigord et plais avec avant pu mt que le \ Londres, re par ün + gt mourut n, son fils la France.
la mort de “t Pierre-le es Anglais, illes et de “ègne (1e s03 agriculture es châteaux on prince us heureux pt plus de
IT Y; 8e disbientôt la D. Qui mit-00 n-le-Bon?—Ÿ la minorité de
FRANOB. 178
France fut plongée dans tous les malheurs qui résultent d'une guerre civile. Henri V, roi d'Angleterre, proütant de ces tristes circonstances, s'empara de presque toutes les places importantes, et se fit déclarer régent et héritier présomptif de la couronne de France. Le jeune Dauphin s'était retiré à Bourges avec le peu de troupes qui lui étaient restées fidèles. A la mort de Charles VI, Henri VI fut proclamé à Paris roi de France et d'Angleterre, par une faction qui s'était vendue à lut.
10. Lo dauphin, Charles VIT, devenu roi, faisait d'inutiles efforts pour repousser les Anglais, lorsque Jeanne d’Arc, jeune bergère de la Lorraine. lui fut présentée comme ayant reçu du Ciel l’ordre "1 le pouvoir de délivrer la France. Sous ses ordres, les troupes de Charles battirent les Anglais d’abord à Orléans, et ensuite sur tous les points de la France jusqu’à Reims, où elle conduisit le roi pour le faire sacrer. Jeanne voulut alors 8e retirer ; mais elle s'était rendue trop nécessaire, et le roi la retint.
Peu après, elle tomba entre les mains des Anglais, qui se couvrirent à jamais de honte en la condamnant à une mort atroce, qu’elle subit avec une résignation toute chrétienne (1431).
11. Cette triste vengeance ne servit qu’à affaiblir la puissance des Anglais. Bedford fut défait à Gerberoy, et le connétable de Richemond détacha de son alliance le duc de Bourgogne. Charles VIT fit son entrée à Paris l’année suivante, et revint habiter le le de ses ancêtres. On reprit aux Anglais Meaux, ’ontoise, Dieppe et presque toutes leurs provinces, Une trève fut conclue à la suite de toutes ces guerres ; mais à son expiration, [es succès des armées françaises ontinuèrent, Elles s'emparèrent de toute la Picardie (1450), et Dunoïs, chargé de la conquête de la Guyenne, sempara de Bayonne et de Bordeaux, et ruina les espé-
10. Qui succéda à Charles VI ? Racontezl’histoire de Jeanne d’Are. Comment mourut-e.le? Quels furent les succès des Français après ia mort de cette héroïne ? Quelles provinces enlevèrent-ils aux Anglais ? Que leur resta-t-il en Franoe ?
rances des insulaires par la défaite et la mort de Talbot ” au combat de Castillon (1453). La faute de Louis-le. a Jeune, les revers de Philippe-de-Valois, de Jeu:.le. Bon et de Charles VI étaient réparés. Plus heureux obl encore que son aïcul Charles-le-Sage, Charles VIT, jus- Bri tement appelé le victorieux, ne laissa aux Anglais que Lis la ville de Calais et rendit à la France l'intégrité de ss son territoire. La guerre de Cent-Ansétait terminée, js l'autorité royale affermie, la nation constituée, C'est oe alors que s'ouvre l’histoire moderne, ne SECTION IV.
ANGLETERRE. de 1. Edouard IT (1307), fils d'Édouard 1er, se déaho- es nora aux yeux de la nation en se laissant gouverner lelli par des favoris. Il fut obligé de céder au ressentiment F AI | des barons qui obtinrent d’abord l'éloignement, puis ne
le supplice de Gaveston, objet de leur haine.” Robert Bruce, que l’Ecosse s'était donné pour roi (1306), rem orta sur les Anglais deux victoires, dont la plus cé èbre, celle de Bannockburn (1314), assura l'indépen-
San çr| l'emb tone]
dance de l'Écosse. Le malheureux roi d'Angleterre, ; 4. en butte au mépris des barons, et à la haine de sa fom- ou me, Isabelle de France, fille de Philippe-le-Lel, fut He. jugé par le Parlement et condamné à une prison per- in pétuelle, qui ne fut pas de longue durée, car des a sus ss sins mirent fin à ses jours (1327). a 2. L'histoire d'Angleterre, depuis la conquête, ne Nb présente donc au lecteur que guerres civiles, jersécur de. :
tiuns religieuses, révoltes des fils contre leur père, 1
luttes des frères contre leurs frères, meurtres (lomes- IL je tiques, faiblesse extrême ou tyrannie des princes. ur. Cependant la noblesse et la bourgeoisie, trouvant le S1ais bien dans l’excès même du mal, avaient obtenu de fortes garanties contre l’arbitrairs, lorsque s'alluma
3, Qu
la Qouro Que sait
daiglaise :
et
RER SR RCA ES SRE RSR | :
1. Quel fut le earactère d’'Édouard II? Comment l'Éovsse recouvra-t-elle son indépendance ? Comment mourut Kdouurd 11 ?—42. Que présente l'Angleterre depuis la conquête, jusqu’à oc jour ?
vette longue rivalité entre la France et l'Angleterre,
de Talbot si célèbre sous le nom de guerre de Cent-Ans.
Louis-le- 3. Édouard III, fils et successeur d'Édouard IT, fut o Jean-le- oblixé, au début de son règne, de reconnaitre Robert heureux Bruce et ses descendants (1328). Il voulut revendiy VII, jus- quer le royaume de France, au nom de sa mère Isabelle,
glais que
s sœur des trois derniers monurques de ce pays; mais égrité de
se prétentions furent repoussées par la nation fran-
terminée, caise, qui lui préféra Philippe VI de Valois, cousin ve. U'est du fou roi Charles IV ; en vertu de la loi salique, on ref1.a de reconnaitre qu'une femme eût le pouvoir de ur mettre à son fils des droits qu’elle n'avait pas elle.mème. Le dépit qu'Édouard en éprouva s’accrut davantage lorsque le roi de France exigea que le roi d'Angleterre vint en personne lui prêter hommage pour son duché de Guyenne. Edouard, s'étant assuré a6 déaho-
| l'alliance des Flamands et la protection de l’empereur l'Allemagne, prit solennellement le titre de roi de France, Les premiers succès furent pour Philippe VI, mais sa flotte, composée de 120 vaisseaux,essuya une sanglante défaite devant le fort de l'Écluse (1340), à l'embouchure de la Meuse. Les deux partis épuisés conclurent alors une trêve d’un an.
4. Edouard recommença bientôt les hostilités. Il débarqua à Harfleur, dévasta la Normandie et brûla ls villages qui entouraient Paris. Quand il apprit que Philippe s'avançait à sa rencontre avec une armée formidable, il repassa 14 Seine et la Somme, et vint prentire une position très-forte sur les hauteurs de Urécy (1346), avec ses archers gallois, irlandais et gascons, les meilleur: de l’Europe. Malgré l’infériorité du nombre, la valeur froide des Anglais triompha de la témérité française. Philippe VI fut vaincu. Édouard I, voulant s'assurer l'empire de la mer marcha sur Calais dont il s'empara après un siêge de onze mois. 3. Quel fut le successeur d'Édouard II ? Pourquoi prétendait-il à là couronne de France ? Quelle défaite essuya Philippe VI ?—4. Fat de la bataille de Oréoy ? Où se rendit ensuite l’armée
gouverner asentiment ment, puis e. Robert 1306), rem la plus cê l'indépen-
ngleterre,
nquete, ne 8, pel'séCuleur père, res (tomes es princes.
rouvant le obteuu ue je s’alluma
5. Pendant que le monarque anglais guerroyait sur le continent, les Écossais firent uno irruption dune sos États en Angleterre, mais ils furent défaits à Ja bataille de la Croix de Neville, et leur roi fut fait pri. sonnier,
6. Lo roi Jean, qui avait succédé à son père Philippe VI, ayant résolu de chasser les Anglais de ses Etats, se mit en campagne avec une armée de soixante mille hommes, Il fut rencontré près de Poitiers par le prince de Galles, surnommé le Prince Noir, Celui:
remporta une victoire éclatante, malgré la valen
éroïque de Jean-le-Bon et de son jeune fils Philipe. le-Hardi (1356). Les deux princes furent emmenés à Londres (1356), où ils demeurèrent prisonniers avec David, le roi d'Écosse. -
7. Edouard III, qui avait acquis une si brillante rerommée militaire, tomba, vers la fin de son règne, dans l’indolence et la faiblesse, tellement qu'avant sa mort, il avait perdu toutes ses conquêtes, à l'excejtion de Calais. La mort du Prince Noir, dont les action: héroïques n'étaient surpassées que par les vertus «m1 les qui ornaient son esprit, jeta toute la nation dans le deuil et laissa le père inconsolable. Édouard [II ne survécut à son fils que de quelques mois; il mourut dans la soixante-cinquième année de son âge et la cinquante-unième de son règne (1377).
8. Édouard III fut un des princes les plus illustres de sontemps. Ses guerres en France comme en Écos se, bien qu'injustes, mais couronnées de succès, ont fait de son règne un des plus brillants de l'histoire d'Angleterre. Sous lui, la chevalerie fut portée à son apogée en Angleterre. Edouard lui-même et son ti}, le Prince Noir, possédaient à un haut dégré toutes les qualités chevaleresques. Il institua l’ordre de la Jr. retière et bâtit le magnifique château de Windsor. Sous son règne la langue française cessa d'etre en usage dans les cours de justice.