‹ Cours abrégé d'histoire [microforme]Chapitre 242 sur 309 · ESPAGNE ET PORTUGAL · texte numérisé non relu

ESPAGNE ET PORTUGAL

furent los seuls royaumes remarquables de la Péninsule ibérique.

2. Espaane.—[a Castille fac en proie à des dissensions continuelles. Alphonse XI, étant arrivé à l’âge de majorité, so distingua par ses brillants succès sur les Maures. Illivra bataille aux rois de Fez et de Grenade, à Tariffa (1340), et leur tua plus de deux cent mille hommes, mais il fut enlevé par la peste au moment où il allait « s'emparer do Gibraltar.

3. vierre, dit le Cruel, succéda à son père Alphonse XI. Ses actes tyranniquos indignèrent le e peup.c et la noblesse, et provoquèrent contre lui une ligue, à la tète de laquelle se plaça son frère, Henri de Transtamarre. La France prit le parti de ce dernier, tandis que les Anglais se déclarèrent pour Pierre-le-Cruel. bu Guesclin fit triompher le parti de Henri à la bataille de Moutiel (1369). Dans cette journée. le heros français défit une armée de quarante mille Maures d'Afrique et d'Espagne que le tyran n'avait pas craint d'appeler à son secours. Henri de Transtamarre monta sur le trône de Castille. Après lui, ce royaume nefit plus que décroitre jusqu'à Henri IV (1454), dont la sœur Isabelle épousa Ferdinand d'Aragon,

4. Te conquétes qu'avaient faites les rois Jacques IT, Alphonse IV et Pèdre IV, d'Aragon, ayant considérablement agrandi leurs Etats, ne manquèrent pas de leur susciter beaucoup d'ennemis et de les jeter dans des luttes qui n'avaient plus pour objet l'expulsion des Maures. Alphonse-le-Magnanime (1448) soutint vallamment l'honneur de sa maison en Italie contre ls princes angevins. Le mariage de son neveu, Ferdinand-le-Catholique, avec Isabelle, héritière de la Castille (1469), en réunissant à jamais les deux royaumes, allut, pour un temps, porter l'Espagne au premier rns des nations. modernes.

2, Quel “tait l’état de la Castille, au commencement de ceite 6poque ? Quelle victoire remporta Alphonse XI ?—3. Quel fut le derlier des descendants de la maison de Bourgogne ? Par quifut soutenu Heor, je Transtamarre ? Que devint ensuite la Castille ?—4. Que iroduisirent les conquêtes des rois d'Aragon? Quelie fut la fin du oyiume d'Aragon ?

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5. La Navarre passa dans la maison d'Évreux par le mariage de Jeanne, fille de Louis X, le Hutin, avee Philippe d'Évreux. Leur fils, Charles-le-Mauvais, joua un triste rôle dans les troubles de la France, Aux comtes d'Évreux succéda la maison d'Aragon

1425), par le mariage de Blanche de Navarre avec ean d'Aragon ; enfin, elle passa à la maison d'Al. bret, sans jeter jamais un grand éclat.

6. Porruaaz.—Les derniers princes de la maison de Bourgogne n’imitèrent pas les vertus de leurs ancètres ; cette maison s'éteignit dans la personne de Ferdinand (1383). Pour ne pas tomber sous !a domination de la Castille, les Portugais élevèrent sur le trône, Jean ler, grand-maitre de l'ordre (’A vis.

7. Resserrés le long des côtes de l'Océan Atlantique et privés par leur position géographique du commerce de la Méditerranée, les Portugais se tournèrent de bonne heure vers l'exploration de l'Océan. [Ils s’emip de Ceuta en Afrique, en 14156. L'infantdon

enri en visita les côtes jusqu’au cap Bojador, et ilécouvrit l’île de Madère, couverte de forêts auxquelles il fit mettre le fou et qui brûlèrent, dit-on, pendant septans Après avoir nettoyé le sol, il y fit trans porter de Chypre des plans de Malvoisie avec ja canne à sucre. D’autres navigateurs s’avancèrent jusqu’à la Guinée. Barthélémy Diaz reconnut le cap de Bonne Espérance (1486), qu'il nomma cap des Tempêtes. Ce petit pays, fécond alors en grands hommes, allait joindre l'éclat des découvertes et des expéditions maritimes à la gloire militaire que lu avaient donnée ses fondateurs.

5. Comment la Navarre passsa-t-elle à la maison d'Évreux ? Quelle fut la conduite de Charles-le-Mauvais ? A qui passa ensuite le royaume de Navarre ?—6. Comment se conduisirent les derniers princes de 1a maison de Bourgogne en Portugal ? Que se passa-t-il à l'axtinctien de cette maison Ÿ—7. Quelles découvertes firent les Portugais ?

suite le r0ÿiers prin0es at-il à! ax-

Portugais

RNCS ET TUREN Sd

eux par SECTION V1.

in, avee Li @RECS ET TUROS.

rance.

"Aragon 1. L'ompire grec ne se releva pas du désastre de la Re quatrième croisade. Les Paléologues, rentrés à Conson d'Al tantinople avec le secours des Génois (1264), ache- | vèrent la ruine de l'Orient chrétien en se consumant ANBIAOR dans des querelles théologiques ridicules, et en releurs an- poussant toute réconciliation sincère avec KRiome. Ce onne de fut l'agonie d'un despotisme misérable. De l'autre is la do- côté du Bosphore se fortifiaient, au contraire, les conrent sur quérants sauvages qui devaient détruire et remplacer Avis. l'empire grec.

tlantique 2, Les Turcs, sortis des contrées voisines de la mer REMIONS Ca‘pienne, parurent aussitôt que les Mongols, sous la èrent de conduite de Gengis-Khan et de ses fils, eurent ren- [ls sem- versé l'empire des sultans Seldjoucides (1258). Le nfant con fondateur de leur puissance et de Ia dynastie des Os- QE, QU manlis fut Osman ou Othman (1299), d'où ilstirent uxque es leur surnom d’Ottomans. Othman conquit sur les , pendant Grecs une grande partie de l'Asie Mineure. ° Orkhan, fit trans- , son filset son successeur, prit Nicomédie et Nicée avec !à et rendit son règne remarquable par la création de la ancèrent célèbre milice des Janissaires,.

ut le cap 3. Quand Jean Paléologue vitles Turcs s'approcher cap des de l’Europe, il comprit toute l'étendue du danger qui in grands le menaçait. Il envoya son fils Manuel à Rome es et des conjurer le pape de prêcher une croisade en sa faveur, e que li et lui déclarer qu'il abjurait le schisme, promesse renouvelée sans cesse et toujours trahie. Le succes- Sux ? Quells seur d'Orkan, Amurath ler (1360), s’empara d'Ancyre

et d’Andrinople, où ilétablit le siôge de sadomination, soumit l'Arménie, envahit la Macédoine et ne fut arreté dans ses progrès que par le courage des Ser-

l. Que devint l’empire greo après son rétablissement par Michel Paléologue ?—2, Quelle est l'origine des Turos ? Par quelle institution se distingua Orkhan ?—3. A qui Jean Paléologue eut-il re-

tours contre les Tures? Quels pays subjugus Amurath Ier? Où mourut-i ?

viens. Vainqueur dans trente-sept batailles, Amurath périt à la journée de Cassova, après avoir défait l’armée des rois de Servie, de Bosnie et de Bulgarie (15389), Les Grecs ne possédaient plus que Constantino;le, Thessalonique et quelques iles, avec une partie de la Morée.

4, Bajazet 1er, successeur d’'Amurath ler (1349), subjugua, en moins de deux années, toutes les princi

autés musulmanes de l’Asie Mineure, et conquit la

hessalie, la Macédoine, la Thrace et la Bulgarie et campa cinq ans devant Constantinople. Il battit les croisés à Nicopolis (1396). Manuel IT, fils de Jean, vint en Occident sans aucun succès, mendiant de cour en cour des soldats et de l'argent, pendant que Bai zet étalait à Brousse toutes les magnificences de 10). rient. Le courage d’un illustre capitaine français, Boucicaut, ancien compagnon d'armes de Du Guesclin sauva encore Constantinople de la barbarie musulmane,

5. Un second conquérant mongol, un autre (engis-Khan, portait, depuis 1370, ses armes et ses ravages dans la plus grande partie de l'Asie. Tamerlan

Timour-Lenc ou le boiteux), chef d’une tribu de

artares, après avoir pris la couronne royale à Samarcande, marchant de conquêtes en conquêtes, mit à ses pieds tous les pays situés à l’est dela mer Cas ienne, parcourut l’Hindoustan qu'il dévasta, enleva a Syrie au sultan d'Égypte, réduisit en cendres lamas et Bagdad et fit élever sur les ruines de cette dernière, une pyramide de quatre-vingt-dix mille têtes humaines. De là il se rendit en Asie Mineure où la Providence le destinait à humilier l’orgueilleux Bajazet.

6. Tamerlan s'avança avec huit cent mille barbares contre Bajazet qui n'avait que cent vingt mille hommes à lui opposer. La bataille se livra près An: cyre (1402). Les Tures se laissèrent envelopper par

4. Quel fut le successeur d’Amurath Ier? Quels pays s:!jugua Bajaset ler? Qui est-ce qui sauva alors Constantinople de la bar barie musulmane ?—5. Qu'était Tamerlan, et quelles conquêtes it-il! —4. Que devint Bajaset ?

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GREOS ET TUROS. 188

Amurath it l’armée ie (1382) antinoyle, rtie de |

les grandes ailes de l’armée des Mongols, et, malgré là bravoure des j janissaires, qui 8e firent tuer jusqu” au dernier, Bajazet tomba entre les mains de Tamerlan. Le chef des Mongols était si sûr de sa victoire, qu'il s'amusait à jouer aux échecs, lorsqu'on lui annonça la présence du sultan, son prisonnier, Ille traita avec évard et le fit marcher à la suite de son armée comme un de ses plus glorieux trophées.

7, L'invasion des Mongols, qui menacaient de tout eogloutir, s'arrêta en 1405, lorsqu'elle eut perdu son chef. Un des descendants de Tamerlan fonda dans ‘Inde, au commencement du siècle suivant, l'empire du Grand Mougol, qui a subsisté jusqu’à nos jours. Constantinople, sauvée un moment par la victoire l'Ancyre, se vit bien autrement menacée sous Manuel il, auquel les Ottomans enlevèrent la Morée.

8. Amurath II, petit-fils de Bajazet (1421), dut lever le siêge de Constantinople pour aller combattre sur les bords du Danube, où se préparait un armement contre lai, Vainqueur en Servie, il échoua devant Belurude. Le Hongrois Jean Huny ado, l'Albanais Scunder berg, Op Pre à ses armes une valeur indomptable ct des exp loits fabuleux. Ce fut en vain que le concile de

:orence, en 1440, prononça la réunion des deux Égli-

«, du consentement de l empereur Jean Paléologue. Il étaittrop tard. Les vaisseaux de Gênes et de Venise protégeaient seuls les murailles de Byzance, lorsque

‘lotte et l'artillerie formidable de Mahomet IL en vinrent à bout après deux mois de siége. Constantin XII Dracosès, le USE empereur grec, so iit tuer heroiquement sur la brèche (1453).

Il s'était écoulé 2206 ans, depuis la fondation de Rome par Romulus, 1124 depuis que Constantin avait tan ‘éré le siége de l'empire à Byzance. Le äernier vest,,e de la puissance romaine avait disparu, Mais

er (1389), TS pri Cie onq! uit 4 ulg: rio et ] b: tit les , de Jean, ant de cour que Bar es de |l'Oe français e Du Guesrbarie mu-

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1. Quelle victoire sauva, pour un moment, Constantinople ? Sous quel empereur gres les Ottomans s’emparèrent-ils de la Morée ?—8. «u’est-ce qui empéêcha Amurath II de prendre Constantinople ? ? Fut-il plus heureux contre Hunyade et Scoanderberg ! Par qui Constantinople fut-elle prise ? Quel fut le dernier empereur greo ?

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le fanatisme et la barbarie des Turcs, non contents (le peser sur les plus beaux pays du monde ancien, mena ceront longtemps encore de leurs redoutables inva. sions l’Europe orientale et les rivages de la Méditer: ranée.

SECTION VII

Érars SCANDINAVES ET Érars SLAVES.

1. Les États du nord de l'Europe et ceux de l'est, peuplés de Scandinaves et de Slaves, entrés les ler. niers dans le sein de l'Église, restèrent le plus souveut en dehors des événements du moyen-âge. Ainsi, le La. nemark, la Suède ct la Norwêge, n’ont qu'une histoire locale, et nesont guère connus avant l'union de Calmar (1397).

2, Mrars SCANDINAVES.—Marguerite, surnommée à Sémiramis du Nord, fille de Waldemar IT, roi de |: nemark, devint récente de Nowége à la mort du roi Haquin qu’elle avait épousé, pendant que son fils était proclaméen Danemark, et placé sous sa tutelle. Ffn les Suédois chez lesquels !a royauté était encore é ec tive, mécontents d'Albert de Mecklembourg quik avaient choisi, offrirent la couronne à Margucri Celle-ci vainquit son rival, et le força d’abdiquer. Maitresse alors des trois royaumes du Nord, elle convoqua, en 1397, à Calmar, la diète célèbre qui le: reunit en une fédération perpétuelle. Chaque pays devait garder ses lois particulières.

8. Ayant perdu son fils, Marguerite proposa à st place son petit-neveu, Éric le Poméranien, et le ii reconnaitre comme roi du Nord. Toutefois l'union des trois monarchies ne dura pas plus de cinquante ans, Jôn 1440, les Danois déposèrent Éris et le rem-

9, Que suit-on de Marguerite, surnommée la Sémiramis du Nord? Qu'était-ce que la dièto de Calmar ?—3. Quel fut le successeur de Marguerite ? Combien de temps dura l’union des trois monureiies? Qui sucoéda à Éric? Qu’'arriva-t-il à la mort de Christophe ? Qui fut élu roi de Norwége et de Danemark ?

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ÊTATS SCANDINA VI. 185

placèrent par son neveu, Christophe le Bavarois. A

la mort de celui-ci, la rupture de l’union fut consommée par l'élection de Charles Canutson en Suède, et celle de Christian ler en Norwége eten Danemark (1448).

4. Erars SLAVES.—Le plus célèbre des Etats Slaves au moyen-âge, était la Pologne. Un roi, nommé Piast, y commença vers 842, la dynastie qui porte son nom, et dont le roi le plus célèbre fut Boileslas Chrobry (992), Casimir If, le Grand, prince conquérant et esisluteur, fut le dernier représentant de la race de last, qui occupait le trône depuis 528 ans. La fille e Louis de Hongrie, son successeur, transporta la couronne dans la maison des Jagellons (1386), en épousant le prince de Lithuanie. Ce fut à la suite de ce mariage que les Lithuaniens, encore paiens, embrassèrent le Christianisme, et que la Pologne acquit plus d'importance par l'extension de son territoire et par ses conquètes sur les peuples environnants.

5. Les ennemis les plus redoutables de la Pologne etaient les chevaliers de l’ordre Teutonique, qui, après la ruine de la Terre-Sainte, étaient venus s'établir en lrusse, Wladislas V les vainquit, et Casimir IV leur imposa le traité de Thorn (1466). Wladislas VI était à la bataille de Varna (1444) où il périt glorieusement en combattant les Turcs. Toutefois, l’insubordition anarchique des nobles et les conditions qu'ils imposaient à leurs rois électifs, sous le nom de Pacta conventa, devaient être pour la Pologne une cause fatule d'affaiblissement.

6. Après l'invasion d’Attila, une des tribus slaves :xées sur les bords du Ross s’unit aux Alains et prit enom de Rossolans. Ces barbares fondèrent Kiew ct Norogorod vers le VIe siècle, et reçurent le nom de Russes. En 862 parurent des chefs Varègues, dont un

4. Quel était le plu: célèbre des États Slaves au moyen-âge? Que siit-on de Casimir III, le Grand? Quelle dynastie succéda à celle de Piast ?—5. Quels étaient les ennemis les plus redoutables de la Pologne fsPar qui les chevaliers Teutoniques furent-ils vainous ?

5. Quels firent les premiers barbares qui fondèrent des villes en

rat ? Quel fut le premier prinee russe qui embrassa le christialue ?

seul, Rurick, fonda un état durable: il régnait à Novogorod ; sa postérité s'étendit rapidement sur uns partie de la Russie méridionale et sur la Galicie, «': tablit à Kiew, fit trembler Constantinople et s'éleva à un très-haut point de prospérité sous Vladimir. Grand (980), lequel embrassa le christianisme, qu'il reçut do l'Église grecque déjà séparée de l'Église la tine par le schisme.

7. Après la conversion de Vladimir, les Rues vécurent en paix avec l'empire de Constantinopie. Moscou fut fondée, Novogorod devint florissante jar son commerce; mais l'invasion des Mongols a éariit bientôt tous ces éléments de civilisation (1221). (es barbares inondèrent la Russie avec les fils de Genci. Khan; la horde d'or fondée par les Khans du Kapt:chak, sut s’y maintenir pendant plus de deux siècle. Les faibles ducs de Moscovie, opprimés par le: ‘lartares, assujettis au tribut, sortirent enfin de leur abaissement, lorsque les divisions de la horde d'or eurent affaibli la domination étrangère et permis à [wan [1] (1464) d’affranchir sa patrie d’un joug aussi dur qu'humiliant,.

8. Résumé De L'Hisrorre pu MoyEeN-A@g.—Le mo. yen-âge estl’enfantement des nations modernes sorties de la dissolution de l’empire romain et de l'invasion des barbares, L'Église a fait jaillir la lumière du chaos, en maintenant, de toutes ses forces, la loi morale, la paix et la justice, en veillant assidûment sur le dépot de la science antique remise entre ses mains. Ch:r1emagne commença l'éducation politique des pue:

réunis sous son sceptre. De Clovis à Charlemagne, de Charlemagne à saint Louis et à Jeanne d'Arc, le progrès est immense. Les farouches Normands, une 1018 convertis, deviennent les plus fervents promoteurs te la civilisation, tandis que les Turcs, restés musurmans, n'ont jamais su qu'opprimer, corrompie cl détruire.

7. Que firent les Russes après la conversion de VI Quelle s été l’aetion de l’Église dans le moyen-âge ?

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ÉÊTATS SLAVRA. 187

9, On doit au moyen-igo les œoisades, la chevaierie, les ordres religieux et militaires, la liberté des communes, l’affranchissement des serfs, les parlements et les universités, Ila vu naître la royauté chrétienne, la grande Charte d'A ngleterre, les États-généraux de France, les Cortès d'Espagne, les républiques italionnes €t la Confédération helvétique. Le pays qui a le micux couservé les institutions de cette époque, qu'il ne laut pas Cependant trop vivement regretter, est la libre Angleterre.

10. Le moyen-ige a produit la Divine Comédie, la Smme de saint Thomas, l'Imitation de Jésus-Christ, les cathédrales romanes et gothiques, la renaissance des arts en Italie; il a inventé la boussole, la poudre 4 canon, l'imprimerie. Aussi, malgré de cruels désordres et des calamités de tout genre, peut-on aflirmer il a préparé les grandeurs do la civilisation moderne.

ÿ. Que doit-on au moyen-âge?—10 Qu'a-t-il produit ?

Dupuis LA PRISE DE CONSTANTINOPLE, EN 1468, JUSQU'A NOB JOURS.

Remanque.—Nous n'avons pas cru devoir adopter de divisions particulières pour l'histoire moderne. La méthode que nous avons suivie pour l’histoire an. cienne, qui est aussi celle de bons auteurs ansshais, nous a paru mériter la préférence. C’est pourquoi nous donnerons d'un seul trait l’histoire de chaque

peuple. e* =

SECTION KE

Depuis l'expulsion des Anglais, sous Charles VIT, jusyu à l'avénement de François Ier. chef de la seconde branche des Valois (1453-1513).

1. Lorsque la bataille de Castillon, livrée l'année même où commence l’histoire moderne (1453), n eut

laissé aux Anglais que la seule ville de Calais, Charies ( VIT appliqua son esprit aux réformes dont une expé- a] ricnce chèrement acquise luf avait révélé le soin. ( Il avait pu comprendre tous les dangers du résme6 te féodal, en voyant le duc de Bourgogne, tour : tour av ami et ennemi des Anglais, faire pencher à son gré te: la balance de la guerre. qu 2, Les projets criminels et les tentatives de révoite "

du dauphin Louis abrégèrent les jours de Charles VII,

1, Que fit Charles VII après le bataille de Castillon ? —2. Quelle fut la sonduite du Dauphin Louis? Comment mourut Charies VII! ea) Ed

adopter re, La Dire

ans lus, Jourauol y chaque

@ l'année

. n'eut

osé d'afllours par les fatigues et les soucis. Il se con damna, dit-on, à mourir de faim, dans la crainte que «ce fils ne tentât de l’empoisonner (1461). Charles VIT laissait heureux et prospère le royaume qu'il avait reçu dans un état si misérable ; mais un concours inouïi de circonstances extraordinaires et la protection visible de la Providence, qui avait éclaté dans la mission de Jeanne d'Arc, avaient plus contribué à ce résultat que les qualités du prince, auquel la postérité reprochora toujours avec raison son indiflérence, sa légèreté et ses faiblesses.

3. Louis XI (1461) fut un des plus habiles rois qu'ait eus la France ; mais il avait le cœur aussi corrompu que son esprit était vaste et entreprenant. Le fond de son carractère était la dissimulation ; il eut plusieurs guerres à soutenir, et il s’en tira avec succès par la ruse et la fourberie ; ses cruautés et ses injustices le rendirent odieux. Ce prince rendit cependant de grands services à la nation en portant le dernier coup au régime féodal, et en agrandissant 4 royaume par l'acquisition de plusieurs belles provinces ; il établit le service des postes, mit un terme à l’aitération des monnaies, et affermit l'autorité des juges en les rendant inamovibles.

4. Il passa les dernières années de sa vie enfermé au château de Plessis-lez-Tours, redoutant la mort et ls complots, se livrant, pour écarter ses terreurs, à toutes sortes de pratiques superstitieuses. Son médein Coitier, son barbier Olivier le Daim ou le Diable et le prévôt Tristan, l’exécuteur de ses vengeances, ipprochaient seuls de sa personne. La mort arriva cependant à son heure, et le puissant politique s’éteignit entre les bras de saint François de Paule, qu'il avait fait venir d'Italie, parce qu'il espérait, par l’intrcession de ce saint personnage, prolonger de quelques jours sa misérable existence.

oo 8. Quelle fut la conduite de Louis XI, fils et suecesseur de Charies V1!-<4. Par qui fut-il assisté dans 50 derniers moments ?

fIISTOIRE MODERNS,

5. Charles VIII (1483) n'avait que tretze anne : la mort de son père, Louis XI, Ce jeune prince, dont l'éducation avait été néglisée à dessein, était in. sapable do rigner par lui-meme. Mais sa sœur, Anne de Beaujeu, qui avait tout le génie de son jère, régna à sa place. Elle convoqua les Etats-géncriux en 1484, et se fit donner par cette assemblée la tutelle du jeune prince. Le duc d'Orléans, qui devait céder à Charles VIII sous le nom de Louis XII, mécontent de cette décision ; il se retira en Bretaune et excita une révolte. Il fut vaineu à Saint-Aubin du Corbier par la Trémouille, qui le fit prisonnier (1488), et obligea le duc de Bretagne à demanier la aix.

6, Charles, ayant atteint l’âge de majorité, prit rènes de l'État, se réconcilia avec le due d'Or: et, ayant conclu la paix avec l'Angleterre, l'A et l’lspagne, il partit pour l'Italie à la tête de °? hommes, dans le dessein de faire valoir ses prétentions sur le royaume de Naples. Il réussit d’abord an delà de ses espérances ; mais, peu après, la jalousie des princes voisins le forca d'abandonner sa conquite,

7. Ce prince mourut d'accident, en 1498, à l'ase de 27 ans. Dans le trop court intervaile qui s’écoula en: tre son retour d'Italie et sa mort, Charies VIII acquit une gloire véritable par les soins qu’il donna à l'idministration de ses États. Il aimait, comme saint Louis, à rendre la justice par lui-même; il écoutait tout le monde, mais il avait de la prédilection pou les pauvres. Petit de corps et grand de cœur, dit Com: mines, sa bonté l'avait fait chérir tellement de ses serviteurs que plusieurs, dit-on, ne purent lui survi vre. Il ne laissait pas d’enfants, de sorte que la cou ronne passa des Valois directs à la branche d'Or éxns.

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