Jacques, fils de Marie Stuart, Ini succéda en
cosse sous le nom de Jacques VI, et, après l1 mort d'Élisaboth, il devint en outre roi d'Angleterre, sons
5. Qui est-60 qui suoséda à Robert Bruce ? Quel fut lo ehef ie la dynastie des Stuarts ? Que fit Jaoques Ier ?—6. Quelle fat la :n e Jacques III ? Qui Jacques IV épousa-t-il? Quelle fut sa fin ? Q:el fut son successeur ?—7. Qu'arriva-t-il sous Jaoques V ? Qui est-ve qui lui sucoéda ? Que sait-on de Marie Stuart ?—8. Qui est-ce qui rgccéda à Marie Stuart sur le trône d’Éoogbe? L'Écosse eonserva-telle iongtemps son parlement ?
‘ étant n 1370.
bert !], Après a CCONSI- .) mettre baron À \uñ 100 J (1450), Lèvemeont 88). Jacenri VIE, e droit de n combhain (1513).
ra pi ceè a France, cèrent les eterre, êi oine àposfiancée au lui succéda au protesnts qui déqui la for ès d'Elisa
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IALANDE. 241 le nom de Jacques ler (1603). L'Éoouse conserva néanmoins son titre 4% royaume, son parlement et ses lois; ce no fut qu’un siècle après (1707) que la reine Anne fondit les doux royaumes en une seuls monachie sous le nom de Grande-Bretagne.
IRLANDE, SROTION I.
1. L’Irlande était connue des peuples eivilisés de l'antiquité. Aristote, qui fait mention de la Grande- Brotagne, parle aussi de l'Irlande, qu'il appele Zerne; déjà avant lui Orphée, dans son Argonautique, l'avait nommée Jernis. Festus Avienus rapporte que le Carthaginoïis Himilcon visita l'Irlande, appelée Sacra lisula, et que les Carthaginoiïs y avaient ds relations commerciales, Les Romains nommèrent cette île Hibei nia, maïs n’en eurent jamais que des notions vagues et incomplètes, et n’y étendirent jamais leur domination. Au reste, les vieilles traditions elles-mé. mes de l'Irlande sont tellement obsoures, ses vieilles ruines sans inscriptions et ses monuments sont tellement muets, qu'il est presque impossible de reconse truire rien de positif sur son passé. Il faut donc s’en tenir aux annalistes du moyen-âge, entre autres À Tigernach, qui ont fait commencer leurs histotres deux siècles avant notre ère.
2. Selon toute probabilité, il paraît que l'Irlande étuit habitée par une race celtique. Ce peuple fut vaincu par les Firbolgs, peuplade sortie de la grande famille gothique. L’Irlande vit enfin aborder sur ses côtes la dernière tribu qui s’y établit; ce furent les Bots, guidés par les fils de Milésius, et qui, au dire des bardes, venaient d'Espagne. Ces derniers ont fini par devenir maîtres et par dominer toutes les tri-
fatln :n de 1. Que sait-on de l’histoire primitive de l’Irlande ?—2. Par quel sn fin? Quel peuple fut-elle d’abord habitée ? Quelle fut ls dernière tribu qui s’y 9 Qui est-0e
fiablit? Quelle tribu donna des rois à l'Irlande ?
HERTOIRS MODTRNS.
bas qui avaient peuplé l'Irlande avant enx. La des cendunce de Milésius continua à donner des 14: l'Irlande jusqu'à sa conquête par les Anglais.
3. L'Irlan e était divisée en six royaumes: celui do Tara, le plus petit, mais en revanche le plus fer. tile, était le siôge du gouvernement suprême. Aussi, quand on parle du roi d'Irlande, ne désigne-t-on que celui de Tara. Les cinq autres royaumes étaient subdivisés en cinq fiefs chacun, et l’on donnait le nom de rois aux possesseurs de ces fiefs. Toutes les couronnes, celle du roi suzerain comme celles des rois vassaux, étaient héréditaires quant à la famille, mais électives quant à la personne.
4. Le premier événement remarquable qu’on trouve dans les annales irlandaises, et auquel l’annalisto Ti. gernach fixe les premières lueurs de la vérité histori-
ue, c’est la fondation du palais d'Emania par le roi
imboath (200 ans av.J-C). Parmi ses successeurs on cite Hugon-le-Grand, qui distribua l'Irlande en trentecinq districts, et mit fin un instant aux cinq grands gouvernements. Deux siècles tout-à-fait stériles s'é. coulèrent depuis Hugon jusqu'à Conary, surnommé aussi le Grand, et dont le règne commença avec l'ère chrétienne. Sur trente-deux de ses prédécesseurs, disent les historiens, vingt-neuf périrent de mort violente.
5. Le règne de Crimthan (75 à 80 ap. J. ©.) est digne d'attention, parce qu'il coïncide avec l'administration d'Agricola dans la Grande-Bretagne, et par les incursions que ce roi d'Irlande fit en Angleterre pou: barcelor les Romains. A 8a mort, une guerre civile mit sur le trône l’usurpateur Carbrécatcan, qui régna cinq années; et, après lui, son fils et son successeur Moran replaca sur le trône l’héritier légitime de l'ancienne dynastie, Férédach, fils du roi Grimthan. Le
8. Comment l’Irlande étalt-elle divisée ? Quel était le princiyal royaume ?—<4. Vers quel temps régnait le roi Kimboath ? Nowmes Ja Si de ses successeurs. —5, En quoi le règne de Crimthan fut-il remarquable ? Qui est-ce qui lui sueoéda ? Que sait-ou de Cormach Ulfadhe ? £
pays retombe ensuite dans les guerres civiles et l'a
La des narchie qu La vers 270, époque de Cormach Ulfadha, en lu À qui, de l'aveu de tous les annalistes, semble avoir été s. le pe accompli de tous les rois de la dynastie de es: celui Milésius, comme législateur, comme guerrier et complus fer- me savant.
e. Aussi, 6. Jusqu'à l’an 397, les chroniques irlandaises sont t-on que resque muettes sur les événements qui suivent, Vers 3 étaient a fin du IVe siècle, un roi, nommé Nial-des-N oufait le nom Otages, fit une incursion en Angleterre : il en revint s les cou- victorieux ; mais, ayant ensuite voulu faire une in- 3 des rois vasion dans la Gaule, il fut tué sur les bords de la
nille, mais Loire. Dathy (406), son successeur, fut le dernier roi païen de l'Irlande. Comme son prédécesseur, il envahit la Bretagne et pénétra dans les Gaules jusqu'aux pieds des Alpes. On dit qu'il fut frappé de
la foudre au moment où il se préparait au retour.
on trouve naliste Tijté histori-
par le voi 1. Déjà la religion chrétienne avait pénétré dans cesseurs On l'Irlande, y avait éclairé quelques tribus isolées, et o en trente- l'hérésie pélagienne s’y était répandue, quand le pape ing grands Célestin envoya dans cette île l'évêque Palladius.
stériles 8'é-
gurnoinimé an Avec l'ère décessours, e moïtVi0-
Cette mission n'eut aucun succès; Palladius fut forcé de prendre la fuite, et le pape envoya plus tard saint Patrice, qui débarqua en Irlande l’an 432. Ce célèbre missionnaire naquit, suivant quelques auteurs, sur le sol de la petite Bretagne; selon d’autres, ce sut entre Dumbarton et Glasgow, dans un petit village qui depuis a pris le nom de Kill-Patrick. Avant lu fin de sa longue vie, qu: fut remplie d’infatigables efforts, de bonnes œuvres et de miracles, le feu était éteint sur le dernier autel des druides, et le christianisme établi dans toute l'ile.
8. Après la mort de saint Patrice (465), l'Irlande retomba dans l'obscurité, et, pendant trois siècles, son histoire ne présente que le triste spectacle de guerres
) est digne ainistration par les ineterre pouf uerre civile , qiti r'égna
roi Dathy ?—7. Quand la religion chrétienne pénétra-t-elle en Irlande ? Qui est-ce qui opéra la conversion de l’île ? Où naquit saint Patriee ?—8. Que devint l'Irlande après ls mort de saint Patrice ? Quels peuples débarquèrent en Irlande vers la fin du VIIIe sièele ?
ègne de Crima ? Que sait-0u
6. Quel roi se distingua vers la fin du IVe siècle ? Que sait-on du
RE + - a
M4 HISTOIRE MODBRNS.
civiles. On conçoit alors que le résultat de cette anarchie devait être nécessairement l’affaïblissement de la royauté, et, conséquemment l'impuissance pour l'Irlande de résister au premier ennemi qui viendrait l'envahir. Ce fut ce qui arriva vers la fin du VIlIe siècle, lorsque les Northmans, Danois ou Norwégiens, débarquèrent sur la côte nord-ouest de l'Irlande (757), et devastèrent le pays presque sans rencontrer d'obstacles. Leur pouvoir et leur fortune s'évanouirent cependant après la mort de leur roi Turgésius, qui jérit, dit-on, assassiné dans un festin par les Irlandais révoltés. Ses guerriers furent passés au fil de l'épée, et l'Irlande recouvra un instant sa nationalité.
9. Mais une nouvelle flotte de 1:35 voiles ramena bientôt de nouveaux envahisseurs, qui subjuguèrent une seconde fois l'ile, aidés au reste, cette fois encore, par les divisions intestines. Cependant, en 920, Lonagh lutta avec succès contre les Danois, etremporta sur eux de brillants avantages, tandis que Mahor, roi de Munster, et son frère Brien Boru, les vainquirent à plusieurs reprises dans le midi. &.Dès lors commen. ça à tomber le prestige qui jusqu'alors avait suivi les aventuriers Danois; leur fortune déchut peu à peu. Le roi Malachi-Môr (980) les attaqua vigoureusement, et, après une sanglante bataille de trois jours, il remporta la victoire, et il rendit à la liberté tous les esclaves que les Danois possédaient en Irlande.
10. Cependant Brien avait soumis au vasselags les rois du Munster et du Leinster, et déjà il avait acquis un pouvoir égal à celui deson suzerain. Fier de ses victoires, Malachi-Môr prit les armes contre lui. Une lutte longue et sanglante s’ensuivit, et ne se termina qu'en 1001. Le sujet révolté monta sur le trône de Tara, et le roi détrôné fut forcé de jurer hommage à son vassal vainqueur. Brien régna 13 année: au
9. Qu'était-ce que Donagh, et que fit-il en Y26 ? Que firent le roi Mahor et son frère Brien Boru? Que sait-on du roi Malachi- Môr ?—10. À quels princes Brien Boru fit-il la guerre? De quel royaume devint-il roi? Combien de temps Brien régna-t-il en
paix ?
IBLANDB. 245
de cette sein de la paix; sa main ferme comprima la turbuissement lence des vas-aux.
nce pour 11. En 1013, les Danois de Dublin ravagèrent les viendrait domaines héréditaires du roi détrôné, Malachi ; Brien du Ville lui refusa son appui, et les Danois, enhardis par leur rwégiens, victoire, l’attaquèrent bientôt lui-même. Mais, reide (737), foulés sur Dublin, ils furent totalement défauts à rer d'obs- Clontarf par le fils de Brien, qui paya sa victoire de uirent ce- sa vie. Le vieux roi lui-même fut tué dans sa tente 8, qui pé- par un fuyard danois, au moment où, agenouillé, il andais ré- priait Dieu pour son armée. L'histoire de l'Irlande de l'épée, depuis cette époque (1014) jusque passé la soconde ù ité. moitié du XIIe siècle, ne présente qu'une série de g ramena guerres civiles et de malheurs de toute espèce, dont juguèrent i serait beaucoup trop long d'exposer le chaos pres- )is encore, que inextricable. Cette ile, du reste, allait cesser \ 920, Do- d'avoir son histoire à elle, et allait se fondre avec remporta celle d'Angleterre
fahor, roi Avant d'aller plus loin, avant de raconter comment inquirent l'Irlande devint sujette de l'Angleterre, il ne sera pas s commen- hors de propos de parler de l'état antérieur de cette
it suivi les à peu. Le reusement, rs, il remus les ese.
sselage les avait ac- . Fier de contre lui.
t ne se terur le trône hommage année: au
contrée qui va devenir la vassale d’une puissance qui ne cessera de l’opprimer.
12. La semence évangélique que saint Patrice avait répandue à pleines mains sur la terre d’Érin, donna de fertiles moissons, et bientôt, parmi des populations nuïves et pures, s'élevèrent des églises où Dieu fat adoré dans toute la sincérité de la foi, et des monastères où toutes les sciences connues alors furent assidû- | ment cultivées. Ces religieux eurent le singulier | bonheur d'échapper aux incursions des barbares qui, dans les Ve et re siècles, dépeuplèrent et démem brèrent l'empire d'Occident. Dans la paix de ces cloitres d'Érin, la muso chrétienne inspira ces pieux enfants de la solitude, et il existe aujourd’hui des po-
11. Que firent les Danois de Dublin, en 1013? Quelle victoire le fils de Brien gagna-1-il sur les Danois ? Quelle fut la fin du vieux Brien Boru ? Que se passa-t-il ensuite en Islande jusqu’à la moftié du XILo sièele ?—123. Quel était l'état de l’Triande antérieur à eetts époque ?
Que firent le roi Malachire? Le quel égna-t-il on
246 HISTOIRE MODERNS.
mes ot des légendes remplis de telles beautés que l'on croit que Dante lui-même n'a pas dédaigné d'en rendre quelques-unes pour les faire briller dans ses immortelles pages. à 13. Alors que le flambeaa des lumières semblait s'éteindre sur le continent, il jetait encore une faible lueur sur les rives reculéos d'Érin. Durant le septième et la plus grande partie du huitième siècle, des étrangers se rendaient de la Bretagne, de la Gaule, de la Germanie, aux écoles irlandaises, tandis que des missionnaires irlandais établissaient des monastères, et répandtient l’instruction sur les rives du Danube et parmi les neiges des Apennins.
14. Les Irlandais ne se distinguaient pas seulement ar leur littérature alors fort renommée dans tout ‘Occident, ils excellaient aussi dans la musique. C'est sans doute de leur goût pour cet art et do leur supériorité sur la harpe que cet instrument est devenu le symbole et les armes qui ornent les drapeaux d'Erin.
e BECTION II.
Depuis l'invasion de l'Irlande par Henri Il, roi d'Angleterre, en 1171, jusqu'à 1848.
1. L'Irlande était trop voisine de l'Angleterre pour que Guillaume de Normandie n’eft pas la pensée de joindre cette île à sa conquête. Henri Ier eut la même pensée après lui. Mais ce projet, qu'il dut abandonner, fut repris par Henri II (1155). Pour justifier chez un peuple libre et inoffensif son ambition, ce prince découvrit que la civilisation des mœurs et la réforme du clergé seraient des bienfaits que l'Irlande achèterait avec joie au prix de son indépendance,
2. Jean de Salisbury, savant moine, et depuis évèque de Chartres, fut donc dépèché par le roi Henri pour solliciter du pape Adrien, Anglais de nai-sance,
13. Que sait-on des écoles de l'Irlande au 7e et au 8e sidoles ?—14. Dans quel art les Irlandais excellaient-ils surtout ?—1. Quel projet œngut Henri Il, en 1158? Quelle raisom fit-il valoir? Qui Henri U @tptoha-t-il vers le pape ? Quelle fut Le réponse de ce poutife ?
IRLANDI. 347
la permission d’envahir et de subjuguer l'Irlande. Cet ambassadeur assurait sa Sainteté que le but principal du roi d'Angleterre était de pourvoir à l'instruction d’un peuple ignorant, d’extirper les vices jui déshonoraient la vigne du Seigneur, et d'étendre à l'Irlande le paiement annuel du denier de saint Pierre. Mais, ajoutait le roi, comme toutes les iles chrétiennes étaient la propriété du Saint-Siége, il ne se permettrait pas d'entreprendre cette expédition sans l’avis ot le consentement du successeur du chef des apôtres. Le pontife, dit l'historien Lingard, que l'hypocrisie de cette requête dut faire sourire, loua dans sa réponse la piété de ce fils respectueux, accepta et affirma le droit de souveraineté qu’on lui reconnaissait si libéralement,
3. Après cette singulière négociation, une occasion favorable aux vues ambitieuses de Henri ne tarda pas à se présenter. D’après les vieux chroniqueurs, Dermet MacMurrough, roi de Leinster, ayant enlevé la femme d'O’Rourke, roi de Meath, celui-ci porta plainte à Roderick O’Connor, monarque de toute l'Irlande, qui aussitôt prit en main la cause du roi outragé, et chassa de ses États le prince auteur de l'injure. Dermot s'enfuit de l'Irlande et alla demander aide au roi d'Angleterre qui était alors en guerre avec la France sur le continent; Henri II n’eut pas de peine à se rendre aux sollicitations du traître; il autorisa sur le champ le comte de Pembroke, surnommé Strongbow, à lever des forces pour aller au secours de Dermot. Bientôt après (1169) Strongbow débarqua en Irlande avec trois mille hommes, se rendit maître de Wexford, de Waterford et de Dublin, et rétablit Dermot sur son trône. Enfin, Henri IT y débarqua luimème, en 1171, avgc la fleur de sa noblesse et environ quatre mille hommes de troupes choisies, et soumit tous les rois du pays, à l'exception de celui d'Ulster.
jautés que aigné d'en r dans ses
3 semblait une faible it le scptièsiècle, des > Ja Gaule, dis que des nonastères, du Danube
8 seulement , dans tout sique. C'est o leur supést devenu le aux d'Erin,
leterre pour a pensée de Ier eut la ‘il dut abanour justifier ambition, ce mœurs et la ue l'Irlande ndance, depuis évèe roi Henri e nai-s1n00,
8e sidoles ?—14.