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IBLANDE. 249
6. En 1175, fut conclu entre Henri et le roi Roderick un traité par lequel il fut solennellement arrèté qu'à l'avenir les rois d'Angleterre seraiont les seisneurs dominants de l'Irlande ; que tous les fiefs reèveraient d’eux, et que tous les monarques de l’Irinde ne tiendraient leurs États qu’en qualité de vassaux de la couronne d'Angleterre.
7. En 1185, Henri céda ls gouvernement de l'Irlande à son fils Jean, alors dans sa douzième année. La conduite insolente du jeune prince et de ses courtisans souleva l'indignation des chefs irlandais, qui commencèrent à s’apercevoir, mais un peu tard, qu'ils avaient confié leurs libertés à de perfides gardiens, dont l’objet n’était pas seulement de les rendre tribuiaires, mais esclaves. Oubliant alors tous leurs différends, ils convinrent d’unir leurs efforts contre les ennemis de leur pays ; et ils furent si heureux, que, d'après les chroniques anglaises elles-mêmes, Jean perdit presque toute son armée. Ayant été informé du danger qui menaçait l'existence même de sa puissance en Irlande, Henri envoya sur-le-champ des ordres pour rappeler le prince, et nomma en même temps De Courcy pour le remplacer.
8. Jusqu'au règne d'Édouard IL, l'Irlande fut comparativement tranquille; mais alors, les Irlandais, conduits par Edouard Bruce, frère du fameux Robert Bruce, roi d'Écosse, firent de nouveau les plus grands efforts pour repousser les Anglais de leur pays. Ils eurent d’abord des succès, mais ils furent finalement défaits, et Bruce ayant été tué, les Écossais furent oblisés de se retirer. Pendant les guerres civiles qui éclatèrent entre les deux maisons d’York et de Lancastre, en Angleterre, de 1453 à 1485, les Irlandais embrassèrent le parti de la maison d’York,et par suite de leur fidélité à cette maison, ils furent soumis à de sévères et cruelles épreuves.
6. Quelles furent les conditions du traité passé en 1176 ?—7. Que Wpasea-t-il en Irlande, en 1186? Par qui fut remplacé Jean, fils 9 Henri II ?—8. Quel fut ensuite l’état de l'Irlande jusqu’à
uard LI ? Quelle tentative fit Édouard Bruoe ? Quelle fut sa fin ?
250 HISTOIRE MODERYXB.
9. Henri IT et les Anglo-Normands, dès les pre. micrs jours de leurs conquêtes, ont eu une funeste pensée politique, qui, après six siècles, est encore la vo de l'Angleterre au sujet de la malheureuse |rande. Les conquérants du XIIe siècle avaient vou. lu subjuguer les indigènes et jamais ne s’allier avec eux ; telle semble avoir été depuis la volonté de l'Angleterre; de là continue G. de Beaumont, toutes le: in. fortunes qui ont attiré les yeux du monde sur Erin, l’île des saints. Il seraittrop long, de montrer toutes les phases d’oppression par lesquelles passa le p:ys évangélisé par saint Patrice et illustré par tant de luttes, de traverses et de courage.
10. L'esprit du peuple irlandais était essentielle. ment catholique; ses malheurs durent donc redoubler lorsque les hérésies de Luther et de Calvin vinrent éclater sur le monde comme deux grands fléaux. Ja conquête de Henri IT avait sans doute fait couler le sang irlandaise; mais ce sang avait du moins couté sur les champsde bataille. Mais voiciun autre Henri, Henri VIII du nom, qui va faire pleurer et saioner l'Irlande, et qui deviendra pour elle un infâme bourreau. Henri Tudor commence l'œuvre de persécution religieuse; Élisabeth et Cromwell la continuent.
11. Au XIXe siècle, les noms de Henri VIILetdesa fille Élisabeth sont encore oxécrés et maudits; et ie temps, qui efface tant de choses du souvenir de: nations, n’a point fait oublier aux Irlandais le: exactions, les persécutions, les cruautés, les torture, les exécutions sanglantes commandées par les deux Tudor et le régicide Croinwell. Tandis qu'à l’aide de loi: tyranniques, Henri VIII et Elisabeth établissaiont à eur gré et selon leur fantaisie la religion réformée en Ai: gleterre, tous leurs efforts pour la fonder en lrande n'aboutirent qu'à deux ou trois insurrection: : © ce pays, auxquelles sans doute le sentiment national ne
9. Quelle a été et quelle est encore la pensée politique 16 l'An-
leterre au sujet de l’Irlande ?—10. Quelle fut la conduite de Henri
111 envers l'Irlande ?—11. Quel souvenir l'Irlande consorve-1-elle de Mouri VIII et d'Élisaheth, au XIXe sièolo ?
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IRLANDL. | 351
fut pas étranger, mais qui prenaient cependant leur principale source dans cette nouvelle cause de haine que la religion protestante venait de faire naitre.”
12. Élisabeth, voyant qu’elle ne pouvait vaincre la haine que lui portaient les Irlandais, voulut renouveler, en quelque sorte, la population en y encourageant une colonie protestante. Pour faire place à ces nouveaux arrivants, sectaires de Calvin etde Luther, on expulsa des catholiques, enfants du sol. Ce moyen violent et odieux n'avait rien qui répugnât aux mœurs de la fille de Henri VIII, car la confiscation et la mort avaient été au fond de toutes les querelles politiques et religieuses suscitées par son père, ce renégat couronné. Près de 600000 acres furent confisqués sur les vieux possesseurs catholiques. On fit en Angleterre, dit Leland, une proclamation pour offrir ces terres à tous ceux qui voudraient bien les prendre sous différentes conditions dont la première était qu'ils ne soufiriraient pas sur leurs terres un seul cultivateur ou fermier qui fût Irlandais d’origine.
13. Environ 200000 acres de terre furent ainsi enlevés aux mains des indigènes résolus à rester fidèles au culte catholique, et donnés aux protestants. C'était Ià la grande prime de l’apostasie ; et quand dans un clan ou dans une famille de vieille roche et fidèle à sa foi, il se trouvait un membre assez faible pour 1postasier, il héritait des biens de ses parents restés catholiques romains. Il faut lire dans les belles pages de l'historien Lingard les règnes de Henri VIII, d'Élisabeth, de Cromwell, de Jacques Ier d'Angleterre et de Charles II, toutes les iniquités commises par l'Angleterre envers son royaume d'Irlande.
14. Pendant qne le génie cruel et sanguinaire d'Élisabeth se livrait à toutes ces persécutions, il éclatait parmi les catholiques irlandais une foi axdente qui ne le cédait pas en courage à l’héroïsme des mar-
12. Que fit Élisabeth, voyant qu’elle ne pouvait vaincre la haine que lui portaient les Irlandais ?—13. Comment était récompensé le membre d’une famille qui avait la faildese d’apostasior ?—14 Quelle fut la omduite des catholiques pendant eatte persécution ?
tyrs de la primitive Église Les déportations avaient poussé sur le continent une foule de jeunes hommes destinés au sanctuaire, et la France, la Flandro et les
tats romains avaient vu s'élever sur le sol, pour ces étrangers, des séminaires et des colléges catholiques, vraies pépinières de missionnaires aspirant à soulfiir, À mourir pour la vioille religion de leur pays.
15. Lo docteur Lingard, l’auteur qui signale le mieux la vérité dans les annales anglaises, raconte ainsi les derniers instants de cette femme qui, jusqu'à ses derniers moments, avait toujours eu soif du sang catholique. La reine, durant les paroxysmes de son mal, avait été épouvantée par d’effroyables fantômes que conjurait son imagination. À. la fin elle refusa obstinément de retourner au lit et se tint nuit et jour sur son siêge garni de coussins, ayant un doigt dans la bouche et les yeux fixés au plancher, daignant rarement prononcer une parole, et rejetant toute ofire de nourriture. Les évêques et les lords du conseil la pressèrent en vain de leurs représentations et de leurs instances; elle exprima le plus profond mépris pour eux tous, à l'exception du lord amiral, qui était de son propre sang. ŒElle voulut bien accepter (le lui une tasse de bouillon; mais quand il la supplia de regagner le lit, elle répondit que, s’il avait vu les apparitions dont elle y avait été frappée, il ne lui ferait jamais une telle prière. A Cécil, qui lui demandait si elle avait vu des esprits, elle dit que c'était là une question indigne de son attention. Il insista pour qu’elle se laissât transporter sur son lit, répétant que, pour satisfaire son peuple, elle devait avoir cette condescendance. ‘ Je dois! s’écria-t-elle; ce mot peut il jamais s'adresser à des princes ? Homme de peu, misérable! ton père, s'il vivait, n'aurait jamais eu l'audace d'employer ce mot; mais tu es devenu présomptueux parce que tu sais que je vais mourir. ” Ordonnant aux autres de se retirer, elle appela le lord amiral près d'elle, disant d’un ton lamentable. ‘ Je
eq 15. Que raconte Lingard des derniers moments d’Élisabeth ! ré +
aient suis enchaînée avec un collier de fer autour du cou. ” nmes Il essaya de la consoler; mais elle répondit: ‘“ Non, et les non, je le sens bien; je suis enchaïnée, et c'en est fait ar en de moi. ” Combien de ses sujets, combien d’Irlandais iques, lorsque, pour y établir ses colonies protestantes, elle uftrir, chassaït les catholiques de leurs domaines les fers aux mains et le carcan au cou, avaient enduré avec d’hor. ale Île ribles souffrances ces colliers de fer! Dieu leur devait conte vengeance, et voici que la reine hérétique, qu'Élisausqu'à beth, à ses derniers moments, dans le déclin de ses 1 sang esprits, se sent strangulée par le collier de fer de ses de son victimes.
ntomnes 16. Jacques Ier continua l'œuvre d'Élisabeth. Ce refus prince, qui avait peur de la lame d’une épée, ne peret jour sécuta point l'Irlande par le glaive, et, pour faire gt dans peser durement son joug sur elle, il agit plus en proant ra- cureur qu’en tyran. Sur son ordre, une armée de ute ofire protestants, hommes de lois intéressés dans la spoynseil la lation, s’abattirent comme autant d'oiseaux de proie de leurs sur la malheureuse Irlande, secouèrent la poussière ris pour des vieux parchemins, prirent la loupe de la chicane, était de et firent si bien qu'ils enlevèrent aux Irlandais un r de lui nombre trés-considérable de domaines, que le roi pplia de donna ensuite à de nouveaux colons protestants. u Les Ap- 17. Quand une fois un mauvais chemin est tracé, lui ferait bien des gens y marchent : c’est avec regret que nous manduit signalons dans cette route de persécution envers l’Irit là une lande, si longtemps opprimée, le noble et malheureux sta pour Charles Ter, dont Cromwell fit rouler la tête sur tant que, l'échafaud de White-Hall. Lans leurs prisons, le cette con- comte de Strafford, favori de Charles Ier, et plus ot peut tard ce dernier, durent se rappeler leurs cruelles
de pe,
persécutions contre l'Irlande, et ces souvenirs auront amais eu
rendu plus lourde, plus torturante, leur captivité.
genu ré 18. Quand la royale victime eut rougi de son sang rir, ” Or l'échafaud de Londres, quand Cromwell eut obtenu a le œ le prix du régicide, lui, puritain, avec les saints du le « @
16. Comment Jaeques Ier traita-t-il l'Irlande ?—1Ÿ, L'Irlande fut-elle mieux sous Charles Ier ?—18. Comment Cromwell traita-ti l'Irlande, arrivé su pouveir ?
convenant, goûta une infernale joie À persécuter À son tour la catholique Érin. Alors les vexations, les emprisonnements, Le tortures dépassèrent celles exorcées par Henri VIII et sa digne fille Élisabeth. Pour excuser, en quelque sorte, ces sanglants excès, Cromwell prétendait qu'il ne faisait que châtier l'Ir. lande, qui avait osé se révolter contre son pouvoir. Il est vrai que, fatigué de retrouver toujours des ennemis dans les Anglais, le peuple de l'Irlande, vaincu par Henri Il, son premier envahisseur, puis décimé es Henri VIII et Elisabeth, enfin banni et ruiné par
acques ler, était à bout de patience et s'était levé pour secouer le joug de l'Angleterre.
19. À peine la rébellion irlandaise avait-elle éciaté, que voici les instructions que les lords justiciers, commissaires du parlement anglais, donnèrent à leurs agents. ‘ Attaquez, tuez, massacrez, anéantissez tous les rebelles, leurs adhérents et complices; brülez détruisez, dévastez, pilleg, consumez, démolissez toutes places, villes, maisons, églises où les rebelles ont été secourus ou reçus; anéantissez toutes les moissons, blé ou foin, qui s’y trouvent; tuez et aïéantissez tous les individus mâles et en état de porter les armes qu’on trouvera dans les mêmes lieux.”
20. Cromwell arriva en Irlande, en 1649. 1] yrencontra deux grandes résistances, et voici comment il les brisa. La ville de Droghéda refusant de lui ouvrir ses portes, il emploie pour la réduire deux armes de diverse nature, la force et le mensonge. En mème temps qu’il donne un assaut terrible, il promet la vie à tous ceux qui capituleront. La ville se rend à dis crétion, Alors Cromwell, avec beaucoup de calmeet de sang-froid, donne à ses soldats l'ordre de passer toute la garnison au fil de l’épée. Le massacre durs cinq jours, et fut accompagné de circonstances qui font frémir d'horreur. ant achevé la garnison, les soldats tournèrent leurs glaives contre les habitants DEA LS PE A AR a 2 A GS M RR
19. Quelles instraotions les eommissaires du parlement anslit donnèrent-ils aussitôt que la rébellion eut éolaté ?—20. Quel fut Le passage de Cromvweil en Irlande ?
de IBLANDS. pe 256
rsécuter À
ations, les eux-mêmes, etun millier de victimes sans défense
colles ex- furent massacrées dans la cathédrale. D'autres villes Élisabeth. eurent le même sort, et l’on ne pouvait faire en Irants excès, lande un pas sans y trouver des restes d'incendie et hâtier l'Ir- des traces de sang.
jn pouvoir. 21. Les exécutions partielles ne remplissant pas le ire des en- but que l’Angleterre e proposait, Cromwell en revint ade, vaineu à l'idée de coloniser i vlande par des populations propuis décimé testautes. Dans l'impossibilité d’exiler de leur pays
ot ruiné par
tous les Irlandais, voici ce gi l'on fit: sur quatre s'était levé
provinces dont se compose l'Irlande, on résolut d'en peupler trois de protestants et de n’admettre de cutholiques que dans la quatrième ; non que celle-ci dût ètre sans protestants, mais ce serait la seule où il serait permis à des catholiques irlandais de résider : ce fat le Connaught, auquel on joignit le comté de Clare. Alors, tous ceux à qui la guerre avait tout enlevé, de même que tous ceux qui, par leur pauvreté, avaient été épargnés, furent contraints de se retirer dans le Connaught. ‘“ Cette misérable population,
t-elle éciaté, 8 justiciers, èrent à leurs antissez tous ices; brûlez nolissez tourebelles ont es les mois-
z et auéan- dit M. de Beaumont, était cependant ce qu'il y avait at de porter de plus noble en Irlande; elle emportait avec elle la s lieux.” ‘oi religieuse de ses pères et l’amour de la patrie. Tout 49. Ilyren- l'avenir de l'Ir'ande était là.” Une fois entrés en Coni comment il naught, les catholiques y furent parqués comme un + de lui ou- vil bétail ; il leur fut interdit, sous peine da mort, de
dépasser la limite qui leur était fixée. Il y a encore en Irlande un dicton qui date du temps de Cromwell. Quand on veut du malà un énnemi, on lui crie: Go to hell or to Connaught! Vaen enfer ou en Connaught |
22. On aurait pu croire que | “ls légitime Charles Il, revenant sur son trône, la päthvre Irlande aurait quelque répit, et que,sous un Stuart qui penchait vers le catholicisme, le pays catholique par excellence jouirait d’un peu de bonheur. Mais non! ce faible monarque, tremblant devant les covenantaires, par timidité continua à poursuivre les catholiques comme avaient
e deux armes e, Eu méme promet la vie se rend à dis- 1p de calmeet re de passer agsucre durs nstances qui arnison, l68 les habitants
lement anglais Ÿ—20. Quel fut b la population irlandaise ?--22. Quelle fut la conduite de Charles II vis-à-vis de l’Irlande ?
21. Quelle mesure prit l'Angleterre en vue de faire disparaître
256 HISTOIRE MODERNS.
Le.
fait ses prédécesseurs ; il ordonna qu'on exéentât on Irlande les lois pénales ; il suspendit la liberté indivt. duelle, de peur que les Irlandais ne vinssent lui demander justice en Angleterre. Lui, rentrant dans ses États, reprenant possession de ses palais, ne fit pas rentror dans leurs domaines les partisans de sa cause ; la crainte de ses surveillants covenantaires le rendit ingrat,.
23. Tout roi d'Angleterre, au XVIIe siècle, devait se Le à n'être ni juste ni humain envers une la e ses sujets pour pouvoir gouverner l’autre. our plaire aux Anglais, pour obtenir leurs vivats, il fallait faire souffrir, gémir et pleurer l'Irlande, Jacques II, frère de Charles IT et son successeur, était d’un caractère trop élevé pour feindre d’autres senti. ments que ceux qu'il avait au fond de l'âme, et pour condescendre à seconder une croyance qui n’était pas la sienne, aussi perdit-il ses trois royaumes, comine nous avons vu plus loin, avant que le sceptre se füt brisé dans ses mains. Ce monarque, honnête homme, avait tenu vaillamment l'épée sur les bords de la Boyne; mais, malgré son courage, la fortune lui fut contraire, et le chemin du bannissement s'ouvrit devant lui, S'il eût été vainqueur, si l’ingrauitude de Guillaume et do, Marie n'avait pas obtenu contre le droit an de ces succès que la Providence accorde par fois dans ses décrets impénétrables, la catholique [rlande eût respiré en paix sous le règne de Jacques II. 24. Les persécutions sanglantes avaient cessé, et si le glaive n'était plus tiré contre les Irlandais catholiques, los lois pénales pesaient sur eux d’un joids immense. D'un bout à l’autre de ce code de lois pénales se retrouve une satanique habileté, et chacune d'elles cache sous des termes de tolérance une odieuse tyrannie. Ainsi, ce peuple, qui a prouvé que nulle violence, si cruelle qu'elle fût, ne saurait lui arracher
23. À quoi devait se résigner tout roi d'Angleterre, au XVIIe siècle, en montant sur le trône ? Quelle conduite tint Jaoques Il, à son arénement ?—24. Après les perséoutions sanglantes, los [rlnudais furont-ila libres?
ntât on indivilui dedans ses fit pas à CAUSE ; p rendit
, devait rers lune l'autre.
8 vivats, Irlande, eur, était es senti- , et pour était pas , ComInse re se füt + homme, ds de Îa e lui ft uvrit deuitude de contre le orde parolique [racques IL.
essé, et gi is cathopoids e lois péchacune e odieuse que nulle i arracher
e, au XVIIe Jaoques IL, tes, les Fr-
IRLANDS. 267
sa foi religieuse, aura toujours son église et son prètre, et du moins il pourra croire qu'on ne veut plus lui enlover ni l’un ni l'autre; mais, en mème temps que la pratique du culte catholique et la présence du prètre sont tolérés en Irlande, au moins tacitement, une loi est rendue qui bannit à perpétuité du royaume d'Irlande tous les évèques, archevèques ou supérieurs ecclésiastiques quelconques ayant pouvoir de conférer les ordres religieux. C'était, en d'autres termes, dire que le culte catholique cesserait en Irlande avec là génération des prêtres alors existants. Des primes sont promises aux dénonciateurs qui signaleront la présence des prélats papistes en Irlande; et si des prètres y sont tolérés, ce sera à trois conditions: 1° d'y prêter le serment d'abjuration; 2° de faire enregistrer leurs noms à la cour des sessions et de fournir deux cautions, chacune de cinquante livres sterlings, en s'engagoantà ne point sortir du comté ; 3° de n'officier que dans la paroisse pour laquelle ils ont été inscrits,
Le fameux Edmond Burke a dit, en parlant du système de persécution contre l'Irlande, que c'était le plus habile et le plus puissant moyen “’oppression qui ait jamais été inventé par le génie pervers de l’homme pour ruiner, avilir, dépraver une nation et corrompre en elle jusqu'aux sources les plus inaltérables de la nature humaine.
25. Vers l’an 1776, les malheureux Irlandais conçurent l'espoir de leur affranchissement. L’indépendance américaine leur fit croire à l'indépendance irlandaise. La déclaration de l’affranchissement des Etats-Unis eut, comme chacun sait, un grand retentissement par le monde et agita la plupart des peuples; elle n'effraya, elle ne consterna que l’Angleterre, qui voyait une de ses colonies lui échapper et de province soumise se faire sa rivale. À voice from America shouted to hüiberty, dit Flood-Hardy. Aussi, dès 1778, le gouvernement anglais se vit obligé de