‹ Cours abrégé d'histoire [microforme]Chapitre 268 sur 309 · quete le mariage de Ferdinand avee Isabelle de Castille · texte numérisé non relu

quete le mariage de Ferdinand avee Isabelle de Castille

—2. Quelle grande entreprise conqut Ferdinand? Quel était 02 conseiller ? Quand s’empara-t-il de Cordoue? Que lui precuri Christophe Colomb ?—3. Quel fut le successenr de Ferdinand ? Que devint Charles-Quint ? Quelle était sa puissance ?

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4. Dégoûté des grandours et dn monde, Charles- Quint renonça au trône pour vivre dans la retraite, laissa ses États d'Allemagne à son frère Ferdinand, et mit, en 1555, son fils Philippe IT, en possession du royaume d’Espagne, auquel étaient alors réunis ceux de Naples et de Sicile, la Sardaigne, le duché de Milan, la Franche-Comté et les dix-sept provinces dos Pays-Bas. Il ajouta à l’empire de son père le Portugal et diverses HORS de l'Amérique, et continua les guerres qu'il avait commencées tant contre l’Allemagne et l'Italie que contre la France. Celles-ci se terminèrent sur la fin de son règne par la paix de Vervins qu’il conclut avec Henri IV.

5. Les flottes de Philippe II remportèrent, dans la Méditerranée, la célèbre Pataille de Lépante (1571), etleurs triomphes se prolongèrent même sous son successeur; mais la fureur des éléments les empêcha d'être aussi heureuses sur l'Océan, dans l'expédition entreprise contre l’Angleterre par la flotte nommée l'Invincible Armada.

6. Philippe II mourut en 1598, dans la 72e année de son âge. Il n’y a point de prince dont on ait écrit plus de bien ni plus de mal. Los catholiques le peignent comme un second Salomon, les protestants et ls philosophes, comme un Tibère. Son zèle contre le erreurs Jui a mérité les honneurs de ce dernier portrait, Sans adopter tous les éloges que les Es- À paguols en ont faits, il faut convenir que Philippe,

né avec un génie vif, élevé, vaste et pénétrant, A 1voc une mémoire prodigieuse, une sagacité rare, pren dans un degré éminent, l’art de gouverner es hommes. Il sut faire respecter la majesté royale dans le temps où elle recevait ailleurs les plus sanglants outrages; il fit rendre aux lois et à la religion k respect qui leur est dû.

4, Comment Charles-Quint finit-il sa vie? Qui lai succéda ? Quels

fats laissa-t-à Philippe, son fils ? Quel fut le caractère de celui-ei ?

8. Que firent les flottes de Philippe II? Que devint l’Invincible Lmada ?—6. Quel portrait a-t-on fait de Philippe Ti?

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266 HISTOIRE MODERNI.

7. Sous son règne Madrid devint la capitale de l'Es pagne : Tolède avait eu jusque-là ce privilége. C'est du reste la plus belle époque de la littérature espagno. le. L'auteur de Don-Quichotte, l'immortel Cervantès, fut blessé à Lépante; Lope de Véga, le plus grand poëte dramatique de son pays, était à bord de l'Ar. mada. L'Espagne, dont les forces se disséminuient dans les deux mondes et dont les gigantesques entreorises tarissaient les ressources, loin de trouver ans es métaux précieux qui l’inondaient une véritable abondance, perdait l'habitude du travail industrie! et agricole, et penchaït vers son déclin. L'affaiblissement devint déjà sensible sous le successeur de Philippe II (IAURE

8. Philippe III, prince sans énergie et peu appliqué, abandonna le gouvernement à son ministre, le duc de Lerme. Les Provinces-Unies révoltées obtinrent une trêve avantageuse de douze ans (1609). L'innée suivante un décret d'expulsion chassa de l'Espagne plus de 200000 Maures. Cette perte aurait été peu sensible pour la culture, le commerce et les arts, si les immenses colonies de l'Amérique n'avaient continué de dépeupler la mère-patrie.

9. Philippe IV (1621), fils de Philippe III, se laissa gouverner, comme son père, par ses favoris. 1! se trouva de nouveau en guerre avec toutes les puissances de l'Europe, et particulièrement avec la France: le traité des Pyrénées mit fin à ses démélés avec celle-ci (1659). Ce prince continua la guerre contre les flamands, qui s'étaient soulevés sous Philippe II, et vit ! sans s'émouvoir le Portugal secouer le joug d'Espagne (1660).

10. Charles II, son successeur, en 1665, eut pour 4 antagoniste Louis XIV, dont les généraux ürent éprouver de nombreux échecs aux possessions espagnoles des Pays-Bas et d'Italie. La paix de Riswick

7. Quels te à distingués illustrèrent son règne ? Quel #ffet eurent sur l’Espagne les émigrations en Amérique ?—8. Que sait-on & de Philippe IÎI ?—9. Quel fut son successeur ? Quel pays perdit Philip fv ?—10. Contre qui son suocesseur Charles LI, eut-il à luttes Ÿ Qui Charles LI nomma-t-il pour son suesesseur ?

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, mit fin aux hostilités; et ce prince, qui n'avait pas de l'E d'enfant, nomma (1700) pour héritier de ses États, R. SUR | Philippe, duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV eb de SpAE10 MS l'infante Marie-Thérèse, sœur de Charles II. VU M 11. L'avénement de la maison de Bourbon au trône D Ra d'Espagne ne se fit pas sans contestation, et donna le ! Ar lieu à la guerre dite de Succession: Le nouveau sou- CL Ne verain, qui prit le nom de Philippe V, eut pour com- Rene pétiteur l’archiduce Charles d'Autriche, qui, plus d'uno PEAU fois, le mit à deux doigts de sa perte, et aurait occupé FARORSE probablement le trône sans l'habileté du duc de Venustriol et dôme, et les secours de la France. rent 12. En 1713, la Paix d'Utrecht vint ratifier les de Eh pertes que l'Espagne avait éprouvées, tant en Italie que sur s0On 80] même, pendant et depuis cette dernière époque. La Lombardie, le Piémont, le Modenais ns et le royaume de Naples étaient occupés par les Impépurs "1 riaux, et Gibraltar appartenait aux Anglais. Toute- L Me M fois les Espagnols here amplement ces défaites l'Espagne par la prise de Ceuta, par celle des royaumes de Natel D ONE bles et de Sicile, où Philippe plaça son fils don Car- 8 al EaL 4 ke: ar {a soumission de la Catalogne, qui ne supent COM MM portait qu'impatiemment le joug, et par cinq ans de succès dans le nord de l'Italie (1741-1746).

13. Philippe V eut pour successeur Ferdinand VI 146), son fils. Ce prince accéda à la paix d’Aix-labhapelle. Il ne travailla qu’au bonheur de ses sujets, réforma l’administration de la justice ot des finances, et fit fleurir les arts et les sciences.

14. L'infant don Carlos, grand-duc de Toscane, puis ride Naples, prit, en 1759, sous le nom de Charles III, kB place de son frère, mort sans postérité. Il voulut suivre la même marche que son grand-père; mais il se vit cependant forcé, par suite du fameux traité dit Pacte de famille, de prendre part à la guerre contre l'Angleterre, qui se termina en 1762, et, en 17717, à la

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11. Qui est-ce qui disputa le trône d’Bspagne à Philippe V? Par qu Philippe V fut-il puissamment aidé ?—12. Quel fut le résultat 0 la paix d’Utrecht as l’Espagno ? Comment racheta-t-elle ses DD drnières défaites ?—13. Que sait-on de Ferdinand VI ?—14. Quel

lat son sueoesseur ? Quelle réputation laissa eelui-ei ?

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cause de l'indépendance américaine. Charles Inissa en mourant (1188) la réputation d'un prince sévère, magnifique et habile, bien que les réformes teutées sous s0n règne aient eu peu de suite ot de succès. 15. Charles IV, son fils et son successeur, qui n'avait ni goût ni capacité pour les affaires, s’abandonna li. chement aux conseils de don Manuel Godoi, favori de la reine , qu'il gratifia plus tard du titre de prince de la Paix. L'Espagne, sous ce déplorable ministre, retomba dans la triste léthargie d'où Charles III avait essayé de la tirer.

16. Des dissensions survenues dans ia famille royale, fournirent à Napoléon un prétexte pour intervenir en maitre dans les affaires de la Péninsule. Le roi Charles IV ctson fils Ferdinand VII l'ayant pris pour urbitre de leurs différends, se rendirent auprès de lui à Bayonne; là, Ferdinand fut contraint de restituer à son ère la couronne que celui-ci lui avait cédée, et Charles V, d’abdiquer en faveur de l’empereur Napoléon

qe Joseph Bonaparte fut aussitôt nommé roi ‘ Ps

17. Napoléon se félicitait du sucoès de ses ruses, et se croyait désormais le maître de la Péninsule. Il avait compté sans le peuple espagnol. L'émeute du 2 mai 1808 vint le tirer hâtivement de son erreur. Cette insurrection, dont l'exemple fut suivi par toute l'Espagne, acquit bientôt des forces incalculables par le désastre de Baylen, et, pendant cinq années, elle soutint victorieusement l'effort de la puissance de Na-

oléon, L'Espagne apprit à l'Europe étonnée, que ’on pouvait résister au vainqueur d’Austerlitz et de Wagram. Les colonies profitèrent de la lutte de leur mère-patrie avec Napoléon, pour se déclarer indépendantes.

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