SUISSE
1. L'Helvétie ou Suisse au temps des Romains était presque toute comprise dans la grande Séquanaise— province de la Gaule—; le reste—-à l'est du Rhin— faisait partie de la Rhétie. Des Tigurini et autres tribus de ce pays se joignirent aux Cimbres, 112 av. J.—C. Les Helvétiens avaient quitté leur pays en masse pour s'établir dans la Gaule (61), quan sar, en 58, extermina les uns, refoula les autres. Sous la domination romaine, les Helvétiens furent tranquilles. À partir du Ve siècle, ils appartinrent tour à tour au royaume de Bourgogne, au royaume de Bourgogne Transjurane et au royaume des Deux-Bourgognos ou royaume d'Arles.
2. Pendant la période féodale, le pays se trouva divisé en une foule de fiefs de tout ordre, dont bon nombre étaient possédés par la maison d’Autriche- Habsbourg lors de l’avénement à l'empire de Rodolphe 1(1273). Albert, fils de Rodolphe, essaya de soumettre toute l’Helvétie (1304, etc.) ; mais l’oppression de ses agents, surtout de l’impitoyable Gessler,
26. Que tenta-t-elle en 1848 ? Quel fut le résultat de la viotoire de la Prusse à Sadowa ?
1. Qu’était la Suisse au temps des Remains ? À qui les Suisses aptrtinrent-ils ensuite ?—2. Comment le pays était-il divisé pendant période féodale ? Que tenta le fils de Rodolphe *? Où fut batta Lada 1? Quels cantons s’adjoignirent plus tard aux trois pre-
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fit soulever les trois cantons d'Uri, Schwitz et Untewald ; c’est alors qu’eurent lieu et la conspiration du Grutli, et l'aventure de Guillaume Tell (1807); les trois cantons primitifs, après avoir battu à Morgarten le duc Léopold I (1315), formèrent la ligue perpétuelle de Brunnen, s’adjoignirent successivement Lucer. ne (1332), Zurich (1351), Zug et Glaris (1352), Borno ue) Deux autres victoires remportéos sur les
ucs d'Autriche, à Sempach et à Noœfels (1386 et 1388), et diverses conquêtes faites sur les domaines de ces ducs, rendirent les Suisses respectables à leurs voisins.
3. En 1422, commencèrent à se former les ligues grises—ou des Grisons—. Mais de 1439 à 1450, la guerre de Tockenbourg mit les Suisses aux prises los uns avec les autres: Zurich se sépara, et la dissolution de la ligue somblait imminente. A la même époque, ils furent attaqués à l’improviste par la Frunce (1444), et seize cents d’entre eux furent exterminés, après une héroïque résistance, à la bataille do Saint. Jacques. Cependant, tout rentra dans l’ordre en 1450; la paix fut conciue avec la France en 1453, et en 1460 eut lieu la conquête de la Thurgavie.
4. De 1475 à 1476, les Suisses portèrent un coup mortel à ia puissance de Charles-le-Téméraire—dans les batailles de Granson et de Morat-—-, et le rerom de leur bravoure dovint européen. De là leur alliance, —dite Union héréditaire—avec la France et l’Autriche, puis le traité de Bâle avec l'Empire, 1499, et l'accession de cinq cantons nouveaux, Fribourg ot 50leure (1481), ce qui compléta les 13 cantons. lPendant la même période s’effectuaient l'alliance du Valais et des Grisons, la conquête de Locarno, de Lugano, etc.
5. C’est surtout alors que les Suisses furent recherchés comme mercenaires; ils se mirent au service de pe anis ln HE ER PAPE É ÉTE N NSRSIRRE
8. Que fit la guerre de Tookenbourg? Qui gagna la bataille de St. Jaeques ?—4. Quel fut le résultat des batailles de Grauson et de Morat ?—6. Au service de quels pays les Suisses se mireut-ils ? Que St le traité de Westphalie pour La Suisse ?
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Unte- la France, de l’Autriche et du pape. De 1512à 1530, ion du les Grisons avaient soumis ou obtenu la Valtoiine, et 7); les pendant la guerre de Trente-Ans, l'Espagne leur fit rgarten en vain la guerre pour la leur ravir; enfin, en 1648, er pétu- à la paix de Westphalie, le corps helvétique fut défi- Lucer- nitivement reconnu par l'Autriche et par l'Europe , Borne entière comme une puissance indépendante de l’emsur les pire.
1386 et 6 Le protestantisme avait été introduit en Snuiase pmaines dès 1519 par Zwingle— à Zurich—, puis par Calvin — ; à leurs à Genève—, et bientôt une partie de la Suisse quitta le catholicisme ; de là nombre de petites guerres jeca. g ligues les jusqu'en 1712, époque qui fixa l’état respectif æos 1450, La deux religions dans les 13 cantons. La Suisse fat rises les depuis tranquille, jusqu'à la révolution francaise, , dissolu- Alors surgit un parti qui voulait une démocratie uuième 6p0- verselle, l'unité de la Suisse, l'abolition de la distanc- , France tion de cantons souverains et de sujets, et por ‘nm erminés, venir là, l'intervention française.
do Saint- 7. Bonaparte, après le traité de Campo-Formio en 1450, (1797), envoya Brune en Suisse pour opérer la ravoen 1460 lution désirée. Elle eut lieu en effet, et le 12 nvxil 1798 fut proclamée la République helvétique une et rnun Coup divisible, qui fut confirmée par la victoire de Sranz re—dans (9 sept.), mais qui fut remise en question par la deuxrenom de ième coalition contre la France (1799, etc.). Après alliance, plusieurs changements successifs, et l'établissement PAutri- provisoire de plusieurs constitutions éphémères, Bo- 9, et | aC-
naparte força les Suisses (1803) à recevoir une 3 nisation nouvelle, fédérative, sans inégalités: ce fut celle en 19 cantons. En 1815, ces 19 cantons furent portés à 22.
8. La révolution de 1830, en France, a eu son contre-coup en Suisse ; tout 8e borna d'abord à la séparation du canton de Bâle en 2 cantons, Bâle-Ville et
r OÙ S0- 8. lPen-
6. Quand le protestantisme fut-il introduit en Suisse ? Quel mouvement out lieu à l’époque de la révolution française ?—7. Que fit Bonaparte après le traité de Campo-Formio, touchant la Suisse? Que fit-il on 1804? Co—hien la Suisse eut-elle de eantons er 1818 ? —8. Quel erfet eut s1 ia Suisse la révolution frangaise de 1880? Que s’y passasthil en Lou ? en 1848 ? en 1847 ?
bataiile de auson et de t-ilst Que
284 HISTOIRE MODERNS.
Bâle-Canipagne, 1833. La révolution du Valais en 1840, les troubles du Tessin, en 1841, de Genève, en 1846, prouvèrent la force du parti démocratique. En 1847, se forma le Sonderbund, ligue catholique et aristocratique qui dura peu; dès lors la démocratie tri ompha.
ITALIE
1. Les principaux Etats de l'Italie, À la chnte de l'empire grec, étaient: Milan, Gênes, Venise, Florence, Rome, et le royaume de Naples. Il semblait au premier abord que la richesse et les beaux-arts eussent pris pour asile cette belle contrée. Les jouis sances y étaient délicates et raffinées, les mœurs douces en apparence. Mais ces brillants dehors cachaient mal la faiblesse de l'Italie. Les guerres, sans être sanglantes, étaient continuelles; les petits tyran: fourmii:aient du nord au sud; des bandes de soldats mercenaires, nommés condottieri, entretenaient la guerre qui les faisait vivre, et désolaient les campagnes par leurs brigandages en temps de paix.
2. L'Italie, malgré les efforts du pape Jules II, (1503-1513), ne put se soustraire entièremont au joug de l'étranger. La France et l'Espagne se disputèrent ce beau pays; Charles VIII, Louis XII ct François Ier, rois de France, essayèrent inutilement de l’asservir ; l'Espagne l’emporta : maitresse du royaume des Deux-Siciles dès 1505, elle fit du duché de Milan une de ses provinces (1540), et, tenant ainsi l'Italie au nord et au sud, elle en organisa le reste à so gré; Venise seule resta indépendante.
3. Le XVIIe siècle ôta à l'Espagne un peu de cotte préondérance; le XVIIIe la fui ravit presque enfièrement: le Milanais et les Deux-Siciles passèrent ent:c les mains de l'Autriche (1706-1721); mais, de
EEE
1. Quels étaient, à cette époque, les principaux États de l'Italie? —2. Qu'esssya le pepe Jules II ? Quels pays se disputèrent l'Italie! Lequel l'emporta ? Quel état conserva son indépendance ?—$. À qu passèrent le Milasais et les Deux-Sioiles, au XVLILe sigle?
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1731 à 1735 ot 1738, doux lignes cadettes de la maison de Bourbon d’Espagne obtinrent, l'une, Parme, l'autre, les Deux-Siciles, à la condition toutefois que jamais ces états ne seraient réunis à la couronne espagnole,
4. Los gucrres de la révolution française, et surtout de l'empire, changèrent pour quelque temps la face de l'Italie. En 1801, la brole et le Piémont furent réunis à la France. Le Milanais, enlevé à l'Autriche, forma la république Cisalpine. L'’Autriche fut indemnisée par la cession de Venise et de ses états en torre-ferme. Un prince d’Espagne reçut le royaume d'Étrurie. En 1805, après la bataille d'Austerlitz, et par suite, du traité de Presbourg, Venise et la terreforme furent réunies à la république Cisalpine qui porta dorénavant le nom de royaume d'Italie; Gènes fut incorporée à l'empire français ; le royaume de Naples fut enlevé au roi Ferdinand IV, qui ne garda que la Sicile, et fut donné par Napoléon, d'abord à Joseph son frère (1806), puis à Murat, son beau-frère (1808) La reine d'Étrurie abdiqua (1807), et ses états agrandirent l'empire français ; en même temps une partio des États de l'église vint accroître le royaume d'Italie,
ui s'enrichit encore du Tyrol méridional (1809), tandis que Rome même et tout ce qui restait des États Pontificaux furent enlevés au vénérable pape Pie VII pour faire partie de l'empire français.
5. Ainsi, hormis la Sicile, qui conservait les Bour. bons de Naples, et la Sardaigne, qui resta à la maison de Savoie, toute l'Italie obéit à Napoléon à quatre titres différents: tout le nord-ouest jusqu’au Garigliano fut censé empire français; tout l’est et les légations formèrent son royaume d'Italie, administré pour lui par Eugène son beau-fils, en que de viceroi: Murat, son beau-frère, posséda le royaume de Naples.
RE 0 PR + —d. Quels changements eurent lieu en 1801.—6. Que restait-il de l'Italie aux aneiens souverains ?
366 HISTOIRE MODBANS.
6. Après les événements de 1814, l’acte du Congrès de Vienno (1815) rendit au pape tous ses états; à la maison de Savoie, la Savoie, le Piémont, Nice, plus Gènes ; à l'Autriche, le Milänais. plus Venise, qui formèrent le royaume Lombard-Vénitien, et donna à doux princes autrichiens la Toscane et Modène; à Marie-Louise, le duché de Parme. Murat garda Naples un instant ; mais on le lui reprit pendant les cent jours, pour le rendre à Ferdinand IV.
7. En 1848, le royaume Lombard-Vénitien s'in. surgea contre l'Autriche; la Sicile se sépara de Naples; Naples et la Sardaigne reçurent des constitu. tions; Rome et la Toscane s'érigèrent en républiques; mais dès 1849 tout rentra dans l’ordre accoutumé: une armée française « snait de rétablir l'autorité pontificale à Rome, et le vénérable pape Pie IX y rentra le 12 avril 1850, sous la protection de la France.
8. En 18%9, à la suite des victoires remportées par les Français sur les Autrichiens, à Montébello, à fx
genta ot à Solférino, le Milanaiïs fut cédé par l’Au- fs
tricho, puis annexé au Piémont ; celui-ci suscita bientôt après un soulèvement dans l'Italie centrale, et, par suite, s’annexa, sous le couvert d’un prétendu suffrage universel, les duchés de Parme et de \Modène ainsi que la Toscane. Le 17 mars 1860, le roi de Piémont, Vietor-Emmanuol, prit letitre de roi d'Italie. Leo 24 du même mois, la Savoie et le comté de
Nice furent cédés à la France Le 6 mai, Garibaldi,
à la tête de bandes de flibustiers, s’embarqua à Gônes sous la piotection du Piémont, et débarqua en Sicile où il souleva les populations contre le souverain légi-
time, après quoi il s’empara de cotte île qu'il devait
bientôt après passer, ainsi que Naples, au roi de Piémont. Pendant ce temps, les armées de Victor-Emmanuel envahissaient, sans déclaration de guerre, les
6. Comment l'Italie fut-elle divisée au Congrès de 1815? 7. (uels événements eurent lieu en 1848 ? Quand le pape rentra-t-ii à Rome L —8. Que s6 passa-t-il en 1869 ? Quels furent les principaux événements de 1860 ? Qu'’est-0e qui eut lieu en 1866 ? Quelle œuvre d'iniquité consomma le gouvernement de Vietor-Bmmanuel, en 1870?
se cr sait & et de taillo essu allais Asiat péni zonde Tarta
duisit