L'ABRÈGÉ DE L'HISTOIRE DU CANADA
Premiers voyages, principales découvertes et conquites en Amérique (1492-1534),
SOMMAIRE
1. Christophe Colomb.—2, But de son entreprise.—3, Ses premiers efforts.—4-13, Ses découvertes.—14, Découvertes de Jean et de Sébastien Cabot.—15, Améric Vespuce.—16, Découvertes de Vincent Pinzon et de Gaspard Cortéréal.—18-20, Fernand Cortez etle Mexique.—21, Magellan.—22. Jean Vérazzani.—23--28. François l'igarre et le Pérou.—29-31, Indiens de l'Amérique du Nord étleurorigine,
1. L'Amérique fut découverte par Christophe Colomb, génois. Conjecturant qu'il devait y avoir des terres à l’ouest de l'Europe, ou que du moins on pourrait arriver aux Indes par cette route, cet habile navigateur, afin de mieux s'éclairer sur la véritable portee de cette idée qui fermentait dans son esprit, eut recours au plus habile géomètre d’alors, Paul Toscanelli de Florence. Celui-ci lui répondit, conformémentà ses désirs, quo le trajet aux Indes était facile par l’occident; qu'il n’y avait pas plus de quatre mille milles à parcourir en ligne droite pour aller de Lisbonne à là province de Mangi, près de Cathay (Chine), si maguitiquement décrite par Marco Polo; que l’on devait trouver sur la route les îles Antilia et Zipangu, (Japon) éloignées l’une de l'autre de deux cent vingt-cinq lieues, (os
2. Il n’en fallait pas davantage pour changer en conviction les hypothèses de Colomb: et lui inspirer le double enthousiasme de la science et dela foi. En
1. Par qui l'Amérique fut-elle découverte ? À qui Colomb s’adresta-t-il pour s’éclairer dans sa conjecture ?—2. Quel but s'était surtout proposé Colomb, dans l’entreprise qu’il méditait ?
effet, Colomb était très-pieux, et s’entretenait souvent avec des religieux, dont il prenait même quelquefois l’habit.. Dans l’entreprise qu’il méditait, il était mû surtout par le désirde sauver une multitude d’âmes en leur portant la vérité, et d'acquérir de grandes richesses pour délivrer Jérusalem et détruire l’Islamisme.
3. Colomb proposa d’abord à Gènes, sa patrie, de lui fournir les moyens d’aller à la découverte d’un continent à l'occident; mais il n’en reçut qu'un dur refus et fut même traité de visionnaire. Il ne fut pas plus heureux auprès du Portugal, de l'Angleterre et de la France. Il s’adressa alors à l'Espagne, où végnaient Ferdinand et Jsabelle, et en obtint enfin, après huit ans de sollicitations, trois petits vaisseaux avec les titres de grand amiral de l'Océan, de viceroi et de gouverneur-général de toutes les mers, dos îles et de tous les continents qu'il découvrirait dans l'étendue de son amirauté.
4. Le 3 août 1492, Colomb s’embarquait à Palos, petite ville et port d’Espagne, et le 12 octobre suivant, il abordait dansunedes iles Lucayes (quanahani), qu'il nomma Saint-Sauveur. En débarquant dans cette île, Colomb pleura de joie, se jeta à genoux et rendit grâces à Dieu des succès de son voyage. Il y planta une croix, et, en présence des habitants, il prit possession de cette terre au nom deleurs majestés catholiques, Ferdinand et Isabelle.
5. A leur arrivée dans l'ile Saint-Sauveur, les Espaguols y trouvèrent la rive bordée de sauvages qui manifestaient le plus profond étonnement. Simples ettranquilles, ces sauvages s’approchaient pour regarder, pour toucher, et dovenaient eux-mêmes, pour les navi: gateurs, l’objet d’un étonnement non moins gran. “ Afin qu'ils nous traitassent avec amitié, dit Colomb, ‘“ et parce que je reconnus qu'ils se mettraient à notre
8. À qui Colomb s’adressa-t-il pour obtenir les moyens de taire se: recherches de découverte? Fut-il exaucé ?--4, Quand et oùs’emburqua-t-il ?—Quelle fut la première terre qu’il découvrit ?—5. Que trouvèrent les Espagnols, à leur descente dans l’tle Saint-Sauveur? Comment parurent ces sauvages ?
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