‹ Cours abrégé de belles lettres à l'usage du Collége [sic] de Montréal [microforme]Chapitre 57 sur 77 · LE VIEILLARD ET LES TROIS JEUNES HOMMES · texte numérisé non relu

LE VIEILLARD ET LES TROIS JEUNES HOMMES

La fable du vieillard et des trois jeunes hommes, dont le sujet est plus proche de nous, puisque c’est un tableau de l’humanité, est infiniment touchante. Le poëte,sentant toute la beauté de la matière, l’a traitée avec tout ce qu’il avait d’art et de génie. Il n’est peut-être rien de plus achevé dans la littérature française, :

Un octogénaire plantait.

Passe encor de bâtir ; mais planter à cet âge ! LL Disaient trois jouvenceaux, enfants du voisinage: | |!

it ‘ :

Assurément il radotait.

é Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus 7% vifs, plus nets, plus riches, d’un tour plus piquant. e Car au nom des Dieux, je vous prie, 1 | | Si Quel fruit de ce labeur pouvez-vous recueillir ? fi] S Autant qu’un Patriarche il vous faudrait vieillir. || L É : |} Au nom des Dieux est affectueux ; je vous prie est | familier ; labeur est très-poétique ; qu’on essaie de 1 mettre travail : Patriarche, familier encore. ll n | de À quoi bon charger votre vie | at Des suins d’un avenir qui n’est pas faitpour vous? | at Il est difficile de dire mieux la chose, et en moins de le mots; charger, expression forte ; charger votre vie,

tour poétique.

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