SECTION PREMIÈRE
Leçon Dix-septième.
De» alkalis Jixes et Palkali volatil^ la potasse, la «oude,
et rammoniaque.
st maintenant constaté que les alkalis et les terres alkalines ont chacun une base particulière unie à Toxygène qui en forme (in oxyde, et comme ces bases possèdent en commun des propriétés semblables à celles qui caracléri' sent les métaux en général, la dénomination pour laquelle on désigne les alkalis, &c. devient convenable. Ainsi, les substances métalloïdes (qui obtiennent cette appellation de metallum^ métal, et du mot grec eidos^ ressemblance) sont celles d(mt les bases, dans un état isolé, ont des propriétés particulières qui ressemblent â celles des métaux, un peu différentes, cependant, surtout dans leur gravité spécifique.
Ces bases, dans un état libre et naturel, sont toujours unies avec l'oxygène que l'on peut en séparer par l'opération puissante de la batterie galvanique, et quelques unes par d'autres moyens. Le Chevalier H. Davy, d'Angleterre, et le célèbre Professeur Hare, de l'Université de Philadelphie, sont ceux qui ont pratiqué de la manière la plus étendue et la plus heureuse, les expériences nécessaires pour opérer la décomposition des alkalis, et jus(|ii'à celles qui ont immortalisé le Chevalier Davy, on considérait encore ces substances comme étant simples. (X)
(X.) Les belles expériences auxquelles se livra le Chevalier Davy pour décomposer les alkalis, considérés jusqu'alors comme substances simples et élémentaires, le conduisirent à de nouvelles observations sur les causes naturelles des volcans qui excitent tant la curiosité de tout le monde. L'excessive incandescence de la lave au moment oùelle jaillit, le bruit particulier qui l'annonce, l'eau, les sels, les exhalaisons dont elle est accompagnée, tout le confirma dans l'idée qu'il avait eue, dès le temps de ses premières expériences sur les alkalis, que la principale cause de ces étonnnns phénomènes est l'action de l'eau de la mer sur les métaux des alkalis et des terres qu'il suppose exister à un état non encore oxydé dans les profondes entraillei de la terre.
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Les expériences galvaniques sont très intéressantes et les plus brillantes que la cliymie et la physique ensemble puissent offrir à la curiosité. Mais revenons aux alkalis proprement dits*
On appelle alkalis des substances solides ou liquides qui verdissent les couleurs bleues végétales, qui ont une saveur acre, brûlante et urineuse, qui sont très solubles dans l'eau, et attirent puissamment hhumidité de l'air ; qui ont la propriété d'efiervescer certains acides, de rendre misciples les huiles avec l*eau ; de former des sels neutres avec les acides, et du savon, lorsqu'on les unit à des substances grasses. Les alkalis se trouvent plus ou moins répandus dans les trois règnes de la nature, ce qui les fait distinguer en trois classes, tels que les alkalis minéraux, les alkalis végétaux, et les alkalis animaux. Ces alkalis sont de deux genres, les alkalis fixes et Talkali volatil, et on les subdivise en quatre espèces principales, savoir; lo. \& potasset que Ton appelle alkali végétal, parce qu*on l'obtient principalement des cendres qui résultent de la combustion des bois, quoiqu'il se trouve aussi plus ou moins répandu dans le règne minéral ; 2o. La soiide, que l'on nomme alkali minéral, et que Ton obtient principalement des substances marines ; 3o. le lithia, que Ton obtient exclusivement de deux minéraux rares, le spodamêne et le pétalite ; 4o. l'ammoniaque, que l'on appelle alkali volatil, et qui se trouve en abondance dans l'urine des animaux. Mais ces quatre espèces principales d'alkalis se trouvent toutes dans le règne minéral. (X.)
(X.) Outre ces alkalis que, pour la distinction, l'on peut appeler minéraux, quoique l'ammoniaque provienne souvent des animaux, il y a encore des alkalis végétaux, dont les principaux sont le morphia, que l'on tire de Vopium ; le quinine^ du quinquina ; le strichnine, du strichnos ; le vératrine, du veratrum ; et V'émétine, de Vipécacuanna, Les plus importans, pour leurs propriétés médecinales, sont le morphia, dont l'acétate est bien préférable à l'opium, surtout parce qu'il n'a pas d'effets astringents, et le quinine, dont le sulphate est un excellent tonique employé avec grand avantage dans la pratique de la médecine.
Les alkalis végétaux sont des principes prochains de quelques plantes et sont composés principalement de carbone, d'oxygène, d'hydrogène et de nitrogéne, en proportions différentes.
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lo. La potasse est une substance saline que l'on obtient en évaporant à siccité (à sec) les lessis des cendres de toutes les plantes non-maritimes.
Cette substance concrète, qui est abondamment répandue dans la nature, se rencontre dans les trois règnes, avec quelques métaux, et dans plusieurs humeurs animales, et les végétaux en contiennent une proportion considérable.
La potasse pure est d^une couleur blanche et parfaitement iopdore ; sa saveur est acre et caustique ; elle verdit fortement les couleurs bleues végétales, détruit et désorganise la fibre musculaire, et est dissoluble dans l'eau, les substances oléagineuses et les huiles fixes avec lesquelles elle forme du savon. Mais, comme la potasse est déliquescente, c'est-à-dire qu'elle absorbe toujours l'humidité, seule elle fait du savon d'un liquide imparfait qui est très commun chez les cultivateurs des Etats-Unis, La base de la potasse est le potassium, la potasse étant un composé de celui-ci et d'oxygène, formant un oxyde de potassium.
On peut s'assurer que la potasse est â l'état de pureté, lorsque sa solution dans l'eau distillée n'est pas troublée par l'addition de quelques gouttes d'eau de chaux ou de baryte, et que le précipité qu'elle forme dans la dissolution du nitrate d'argent peut se redissoudre en totalité dans l'acide nitrique.
La potasse se combine avec un giand nombre de substances pour la plupart desquelles cet alkali a une grande affinité, en particulier pour les différens gaz, les acides, l'eau et le carbone, le soufre, &c. ce à quoi on peut attribuer sa propriété caustique, lorsqu'appliquee sur la peau, ou sur la chair,.
La propriété caustique de la potasse est donc due â l'affinité de composition qui s'exerce entre cet alkali et les divers principes dont est constituée la sustance animale. Mais exposée à l'air, ou tenue dans des vases mal-bouchès, la potasse caustique attire de l'atmosphère l'acide carbonique, s'en pénètre rapidement et cesse d'être caustique quand elle en est saturée.
Cette propriété de la potasse d'attirer et d'absorber l'humidité, l'acide carbonique et autres substances nécessaires à la nourriture des plantes, prouve l'avantage que l'on peut tirer, en agriculture, des cendres répandues d'une manière convenable, sur le sol de la terre.
Combinée avec l'acide nitrique, la potasse est la base d'un nitrate (de potasse) qu'on appelle nitre, et dont on st
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•ert en métiecine, ainsi que dans l^économie dômes ique, pour conserver les viandes de table. Il en a déjà été fait mention dans une page |}récédente.
Unie ù Tacide carbonique en différentes proportions, la potasse nous procure le sub-carbonate (perlasse) et le oirbonate (de potasse) dont on se sert cr.core en médecine et dans l'économie domestique.
Combinée avec les acides sulphuriques et tartariqucs, en différentes proportions, la potasse nous fournit des sels neutres dont on se sert beaucoup en médecine, tels que le sulphate de potasse, le super-tartrate de potasse ou la crème de tartre, &c. &c. qui sont des apéritifs.
La potasse se~ combine encore avec le soufre, et forme avec cette substance, un sulphate, techniquement nommé Hepar sulphuris, qui est communément employé en médecine.
Le sulphure de potasse s'obtient en faisant fondre ensemble dans un creuset ou autre vaisseau, une partie égale de soufre et de potasse, et en coulant le mélange liquide sur un marbre.
^o. La soude est un alkali qu'on obtient par l'incinération de plusieurs plantes, et spécialement de la barille d'Espagne qui fournit la plus pure. On l'extrait aussi en combinaison avec Hacide carbonique, du muriate de soude, &c. par l'intermède du peroxide (rouge) de plonb, de la chaux, et du fer. La soude se trouve encore dans quelques eaux minérales, et dans plusieurs substances animales.
La soude a plusieurs propriétés en commun avec la potasse ; comme elle, elle verdjt fortement les couleurs bleues végétales, a une saveur acre et brûlante, se fond et se volatilise par l'action du calorique, est obtenue de la même manière, s'unit avec les acides, avec la matière animale ainsi qu'avec le soufre pour former des culphates.
Comme la potasse, la soude est composé de l'oxygène et d*une base, le sodium^ que MM. Guy Lussac, Thénard et H. Davy ont obtenu par l'action de l*électricité galvanique. Cette base métallique ne diffère pas de celle de la potasse, si ce n'est qu'elle a moins d'affinité pour l'oxygène que le potas&iumyti qu'elle se conserve mieux. . ^
Cette découverte du potassium et du sodium est encore récente, et est généralement attribuée principalement au chevalier H. Davy.
Cependant, la soude diffère de la potasse en ce qu'ellt
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eit moins caustique, en ce que son aflliiité pour les acides est plus faible, en ce qu'elle s'effleiirit à hair, au lieu de devenir déliquescente par l'absorption de l<liumidit6, mais surtout en ce qu'elle donne des produits très différents lorsqu'on la combine avec les acides.
Combiné avec les substances oléagineuses animales, la soude forme du savon dur, celui dont nous nous servons presqu'excluslvenient dans cette province. Au contraire, la potasse étant déliquescente, par l'absorption de l'humidité qu'elle retient, fait du savon liquide, lorsqu'on ne se sert que de ce seul alkali.
Outre les substances animales, la soude se combine encore avec diverses substances, et spécialement avec les acides. Unie à l'acide sulphurique, la soude forme un sulphate qu'on appelle sel de glauber ,- à l'acide boracique, un borate qu'on nomme borax ; à l'acide muriatique un muriate connu sous le nom de W marin ou sel de table / à l'acide carbonique en différentes proportions, un carbonate ou sub-carbonate dont on se sert avec l'acide tartarique ou citrique pour produire l'eau effervescente qu'on appelle eau de soude fsoda waterj ,- combinée avec racide phosphorique, la soude forme un phosphate dont, comme de tous les sels précédents, on se sert plus ou moins en médecine.
Du sel commun de table, on peut obtenir la soude pure, BU moyen de la potasse, par affinité élective, ce qui a lieu dans la confection du savon dur à la manière pratiquée dans cette province. Le lessis dont on se sert pour cette fin, consiste d'une solution de potasse, et le sel d'un muriate de soude. L'acide muriatique, ayant une plus grande affinité pour la potasse que pour la soude, s'unit de préférence à la potasse dont il forme un muriate en solution, tandis que la soude, devenant libre, se combine avec les substances oléagineuses consommées dans le lessis et forme le savon dur. Lorsqu'il est mon, il y a un excès de lessis, ou de potasse en solution, et lorsqu'il est trop dur, il y a un excès de soude ou de sel. (X.)
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(X.) La soude mérite une considération particulière, surtout parce qu^elle est la base du sel marin de table. On sait, par expérience, que ce sel pris en petite quantité, aide et hâte la digestion, et qu'en trop grande dose, il lui nuit et la retarde. Il est un tonique et très bonstimulant pour l'estomac dont il irrite légèrement et renforce les nerfs et let
So. La lithia est un alkali minéral récemment décourert par un chymiste suédois et par Berzélius. Ils I^obtinrent de deux minéraux rares, lespodulème et Xapétcdite^ que l'on connaît encore peu en minéralogie.
La lithia à toutes les propriétés caractéristiques d*un alkali fixe ; et comme la potasse et la soude, elle a une base, le lithium, dont l'union avec l'oxygène forme un protoxyde de lithium d la manière des deux alkalis précédents, dont la base respective forme, avec ce gaz, un protoxyde.
fibres, et dont il favorise et accélère ainsi les opérations. Il dissout aussi les phlegmes et les viscosités qui sont si injurieuses â l'économie animale. Mais il en est de ce stimulant utile comme de tout autre, l'excès longtemps continué leur est injurieux, dérange leurs fonctions et viscie les sécrétions, raisons pour lesquelles ceux qui vivent sur la mer à l'air et aux alimens salés, contractent le scorbut. Do même pendant le temps d'abstinence et de carême, c'est une très mauvaise coutume d'assaisonner beaucoup les aliments maigres, parce que les ingrédiens que l'on emploie pour cela stimulent et irritent les nerfs et les fibres de l'estomac dont ils diminuent et épuisent ainsi indirectement les forces, outre la distension affaiblissante que rause nécessairement la grande quantité de liquide dont l<=«^stomac sent le grand besoin pour en atténuer l'âcreté et en modérer l'action injurieuse. Beaucoup de personnes pourraient se conformer plus long' temps et plus aisément â leurs devoirs de religion, à l'égard de l'abstinence, si elles évitaient l'excès de l'assaisonnement.
Le sel marin prévient, par son action, la putréfaction des comestibles à laquelle i's tendent pour la plupart; c'est pourquoi, il est généralement employé dans les salaisons, quelquefois en conjonction avec un peu de sel de nitre, (salpêtre). L'opération conservatrice de ces sels parait n'être pas encore bien conoue, mais l'on peut bazarder l'opinion que leurs principes constituants ayant une certaine affinité pour les substances, qu'ils conservent plus grande que pour les principes ambiants de l'air qu'ils excluent par leur contact immédiat avec elles, mais pas assez grande pour faciliter aucune décomposition considérable, en opèrent la conservation, d'où vient que trop de ces sels durcit et diminue principalement la fibre de la viande, et que trop peu en permet la décomposition. Cependant, l'acide muriatique est aussi seul un antiseptique, ce qui ne milite pas^ eMitre l'opinion que je viens de kacardev.
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■ Lalilhia 6o distingue de In poti ^ • de la soude ptir son plus gram! pouvoir tlo neutraliser cides, par sa propri«* été do fonner des sels peu solubh s c le icidos carbonique et pliosphorique, et par la propi ' '• t cs dé' juescento du muriate de litltiutn qui est uu sei i ..i ^olubl lans l'aicoliol.
4. L*animonlnque est un composé de iiitrogèi»» et d\t^... drogône ; mais elle a été renvoyée à cette partie de XMsx^rc ouvrage pour la description de ses propriétés, parce quelle ressemble beaucoup aux ulkalis fixes.
L'ammoniaque existe dans un grand nombre de corps organiques. Elle se trouve spécialement dans les substances animales, dans celles surtout qui sont dans un état de décomposition, et c'est principalement cet alkali qui donne aux urines l'odeur qui les caractérise. La décomposition de pluAieurs végétaux appartenant à la classe de plantes cruciformes en fournit aussi des proportions très considérables.
L'ammoniaque, dans la consistcnce de gaz ou de carbonate, a une odeur vive, forte, pénétrante, et une saveur acre et brûlante, et pour ainsi dire caustique, sans être, cependant, très désagréable ; mais on se la procure généralement dans la forme d'un lifjuide léger et extrêmement volatil qui verdit fortement l'infusion violette, et stimule, irrite et enflamme la peau. A cause de sa propriété stimulante, l'administration de l'ammoniaque à l'intérieur est excellente dans le traite.tient des maladies subtoniques.— Par exemple, la maladie indigène qu'on appelle ici le charbon, et qui n'est autre chose qu'une inflammation érésypéleuse, est toujours accompagnée, lorsqu'elle est bien caractérisée, d'une gangrène plus ou moins considérable qui commence au point morbide, parce que, dès son début, l'inflammation est si active et si violente, que la partie affectée se trouve immédiatement épuisée, perd son ton naturel et devient gangreneuse, et le sang ne pouvant plus y circuler librement, y demeure stagnant, s*y coagule et donne la couleur noire d'où la maladie dérive son nom. — C'est pourquoi, dans le traitement de cette maladie redoutable, l'usage, sur la partie affectée, de l'ammoniaque, proprement mitigée, est très recommandable pour élever la partie affiectée à son ton naturel, pour arrêter ou modérer le progrès de la gangrène. Or la fiante de vache contient une certaine proportion d'ammoniaque proprement mélangoe dans cette substance qui, outre la propriété stimulante
qu'elle tient de cet alkali, a encore celle d'être itè» éiiiol- ! lente. Son op^r.ition sénative, dans le traitement du charbon, et donc fondée en principes, et m^>rllc la réputation qu'on lui donne. (X.)
L'ammoniaque, ou l'alkuli volatil, qu'on appelle ansisi corne de cerf, parce qu'elle s'y trouve en grande quantité, est un réactif très usité en cliymie, et que plusieurs eniployent avec avantage. Cet ulkali jouit encore d'une foule Je propriétés inédecinales qui le rendent très précieux dans 1.1 pratique de la médecine. C'est un puissant stimulant, comme on vient de le voir, et on s'en sert avec avantage dans l'usphyxic, dans le deiirium tremen?» &c. et on l'a recommandé en boisson, dans quel(|ues liquides appropriés, pour combattre et opposer les effets funestes de lu morsure de la vipère et du chien enragé, dont il neutralise les venins.
On s'en sert encore avec succès, à l'intérieur et à l'extérieur, dans les cas de faiblesse contre les brûlures, les piqûres d'insectes et les engelures, surtout de celles qui sont accompagnées ou menacées de gangrène.
Cependant, comme le gaz ammoniaque est impropre à la respiration, lorsque dans des cas d'asphyxie ou de syncope, on l'approche au nez dont il stimule en action les nerfs qui se communiquent au cerveau, il faut éviter soigneusement d'en faire respirer au patient, autrement, au lieu de l'arrêter, on peut diminuer en lui les pouvoirs vitaux.
L'ammoniaque dont on se sert en médecine s'obtient ordinairement, à l'état de gaz, par affinité élective, de la décomposition du muriate d'ammoniaque, que l'on trouve dans le ïègne minéral, par le moyen de la chaux vive pulvérisée dans îa proportion d'environ un tiers de muriate à deux de la chaux convenablement mêlés ensemble. La chaux offre une base alkaline qui a une plus grande affiniité pour l'acide muriatique que n'en a l'ammoniaque ; il y a un échange de base, l'acide muriatique se combine de piéférencc avec la chaux, en forme un muriate dur et solide, et
(X.) J'ai écrit, en 1826, un petit traité sur le charbon que j'avais de^itiné pour le journal médical de Québec ; mais quelques circonstances en ont retardé.jusqu'à présent, la publication. Le Dr. X. Tessier, cependant, en a fait «ne mention respectable dans sa belle )tradi|ction de l'ouvrage de Bégin.
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l'munioiiiuquo vu dégage à Tétut de uhz. C'c^t kuri^ l'iiiicipf que nos fioles dites de norne-(Ve-ccrf sjuit prrpa rées avec du uiuriate d'ammoniaque et de la chaux viv.iîiU'mciit pulvérisés, mélangés ensemble et tenus ihns des fioles toujours blor bouchées. C'est de cette mnni(>re encore, et d'après les mêmes principes d'affinité élective, que le giiz ammoniaque ayant une grande aifuiitL pour l'eau (iiit l'absorbe rapidement, l'on se |)rocnre l'eau de corne (Iccorf, en mettant un mélange de cette sorte avec environ )>ix fois autant d'eau limpide au poids (une chopine fait une livre) que le niuriate d'ammoniaque, dans une retorte (jue l'on expose i^ une chaleur assez intense pour la distiller. — Comme dans le cas que l'on vient de mentionner, l'échange de base alkaline et le dégagement du gaz ammoniaque ont lieu, et le gaz absorbé par l'eau avec laquelle il se combine, est recueilli dans un vaisseau approprié. Mais, dans ce cas comme dans toute autre de distillation, il faut avoir grand soin de bien lutter le goulot et la bouche de la retorte, et de les tenir toujours enveloppés d'un linge souvent trempé dar>s l'eau froide ou à la glace, afin de pouvoir opérer, par r»bsorbtion du calorique au lieu de son exite, la condensation de la substance que l'on distille. Avec ces précautions et de cette manière, l'on peut distiller à loisir tout ce que bon nous semble dans la pratique de la médecine et l'économie domestique.