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CLASSE TROISIÈME

Substances animales appartenant à chacun des sppt ordres d''animaux en particulier.

Ordre lo.

Aux J Mnmmi \ fères.

Ordre 2o.

Aux Oiseaux.

Ivoire.

Bois de cerf.

Corne.

Laine.

Musc.

Œufs.

Plumes.

Fiente.

Membrane

stomacale.

^ Vipère.

Ordre 3o. \ Crapeau.

Aux J Seine.

Atypliibies. | Lcsarcl.

Tortue.

Ordre 4o. j

Aux Poissons.

r Ictliyocole.

I Huile de pois-

r Os et

j de la s

son.

Ecailles de

poisson.

Os de poisson.

encre Ordre 5o. | de la seiche.

Aux "^ Perle et na- Mollusques. 1 cre de perle. (^ Coquille.

f Civette.

Ordre lo. 1 Castoreum.

Aux Mammi< fères.

Ordre 6o.

Aux

Insectes et "^ aux Vers.

Ambrefjris.

Blanc de baleine.

Bézoards.

f Miel et cire.

Caiithc» rides.

Cloportes.

Fourmis.

Liique.

Pain de fourmis.

Soie.

Cochenille.

Kermès.

Pierres d'é-

crevisse.

Lombrics.

Ordre 7o. f <^o'-«"'»e-

Aux J ,, ^«r'-"'-

Zoophytes. ] Madrépores.

' •' (^ liiponges.

Le régne animal est d'un ordre de composition différente de celle du règne végéta), le nitrogène surtout qui se trouve en petite quantité dans les végétaux, existe, au contraire, entrés grande proportion, dans les substances animales; il y est associé avec Toxygène et le carbone, principes élé.

t ordres

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fférenfe e Ironve >ntraire, imales; pes élé.

mentaires dont elles sont formées, et qui c )ns(i(uent des combinaisons quaternaires qui sont souvent compliquées par la pré>ence du soufre et du phosphore. Outre ces caractères particuliers, il en existe encore plusieurs autres non moins importants. C'est ainsi que la décomposition iU',s substances animales, par l'action du feu, donna beaucoup d'ammoniaque, tandis qu'à l'exception des plantes cruciformes qui en fournissent peu, l'on retire des végétaux des li{|uides acides ou des luiiles pyro<jfénées. Les composés végétaux passent, par la fermentation, à l'état spiritueux ou accessent, comme on le voit dans les iliveraes boissons, le vinaigre, &c. Les substances animales se putréfient et fournissent des odeurs infectes insupportables. Les animaux ont tous des organes sensibles et irritables, ce qui n'existe pas chez l'université des végétaux.

Les substances composées végétales sont essentiellement composées de carbone, d'oxygène et d'hydrogène. Les plantes crucilormes, cependant, tels (jue les choux, les navets, les raves, la moutarde, &c. contiennent du nitrogène, ce qui est cause que, pendant leur décomposition, elles exhalent une odeur plus infecte que celles des autres classes. Le soufre se trouve aussi dans qu'jlques plantes de la dusse papilKmacée, telles que les pois, et surtout les fèves ; mais la potasse, la chaux, la soude, la magnésie et la silice entrent toutes plus ou moins dans la composition des constituants prochains des plantes, telles que l'épidernie, le cortex, le liber, le parenchyme, la sève, le ligninie, l'empois, le sucre, la gomme, la matière extractive, le principe narcoti(}ue, la glue, le tan, la cire, la résine, le bitume, le baume, le camphre, le mucilage, le miel, quelques acides, comme l'acétique, le benzoïque, le bolétique, (X.) le citrique, le gallique, le malique, l'oxalique, le prussique et le lartarique, et les diverses huiles divisées en fixes et volatiles, dont nous dirons quelcpiss mots pour en établir la distinction en deux classes principales.

(X") L'acide bolétique, dont on se sert eu sauce assaisonnée avec des épices pour certaines viandes, comme le bœuf, &c. est le jus extrait d'une espèce de champignon comestible, le Buletus-marginains, dont on mange quelquefois rôti ou bouilli, ainsi que d'une autre espèce, le PhaU luS'impudians^ que nous appelions Morille^ (jui est un ex« cellent comestil)le. Génér<ilement parlant, les autres champignons sont des poisons mortels.

ISfi ]

On appelle huile, des substances plus ou moins épaisses, qui sont grasses, onctueuses au toucher, inflammables, insolubles dans Tcau, (jui ont la propriété de former des savons, lorsqu'on les combine avec les alkalis, et de se congeler par l'aclion du froid.

Les huiles ne peuvent être formées que dans les corps organiques, et toutes les matières qui présentent un caractère huileux dans les minéraux, doivent leur naissance à l'action de la vie végétale ou animale, comme le bitumen et le pétrolium qui sont des huiles végùlalcs dont on se sert en médecine sous le nom de Brilish-OiL

Comme on l'a déjà observé, on distingue deux soit^e^, d'huiles, les huiles fixes, qu'on appelle aussi huiles grasses oi douces, et les huiles volatiles ou essentielles.

Les huiles fixes sont celles qui sont insipides au goût et ne s'évaporent pas par Taclion du feu, mais se congèlent et deviennent concrètes ou épaisses, lorsqu'elles sont exposées au froid, comme l'huile d'olive, de castor, de lin, de marsoin, d'oie, de baleine, &c. &c.

Les huiles fixes contiennent et se séparent en deux principes composés, le Stéarine et ïElaïnc, et sont plus ou moins concrètes â la température ordinaire, selon que l'un ou l'autre de ces principes prévaut. Elles sont portées à être plus concrètes, ou plus épp'sses, lorsque le Stéarine prédomine, et à être plus liquides, lorsque rÈlaïne excède. Quelques huiles fixes laissent aisément échapper la substance élaïne, et deviennent résineuses, raison pour laquelle elles sont généralement employ'p dans l'art de peinturer.

Comme les huiles animales, les huiles fixes végétales se combinent aisément avec les alkalis et forment du savon. Le meilleur savon dur se fait avec l'huile d'olive et de la soude (\a base du sel marin.) Mêlée avec de la cire d'abeille, l'huile d'olive forme le cérate des médecins.

Les huiles volatiles sont celles qui ont une propriété active et mordante au goût, se dissipent aisénjent et se convertissent en vapeur au simple degré de la chaleur de l'eau bouillante, s'enflamment par le contact des acides puissants, ayant une odeur aromatique très prononcée, et généralement très agréable, raison pour laquelle on s'en sert souvent en parfums, comme l'essence de citron, d'orange, de genièvre, do doux, de canelle, de menthe, et l'esprit de térébenthine, &c. &c.

La conservation habituelle de^ feuilles vertes des arbres

épaisse», imableti, mer des et de se

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du ^cnnt pinuSi est probablement due à la grande quantité d'huile de térébenthine que ces arbres contiennent, ce qui les rend plus vivaces et plus propres a résister aux vicissitudes et à la rigueur du temps.

Toutes les huiles sont formées de carbone, d'hydrogène, et d'une petite quantité d'oxygène ; le carbone prédomine dans les Hxes, et l'hydrogène dans les volatiles. La prédomineiice du carbone donne aux huiles fixes leur eonsistence permariento, et celle de Miydrogènc donne aux huiles volatiles leui caractère particulier d'iiuflammabilité et de volatilité.

Les huiles sont d'un grand us ge dans la médecine et dans l'économie domestu|ue ; celles qui sont le plus communément employées sont l'huile d'olive et l'huile de castor, dont le nom trompeur fait souvent croire qu'il tire son origine de l'aninial de ce nom, tandis qu'elle est extraite des graines d'une plante dont le nom botanique est Rkinns commimis^ mais que nors appelons vulgairement Palma-Christi ; dont la beauté particulière nous fait prendre plaisir à la cultiver dans nos jardins. Cette ; lante croît facilement sous l'influence Je noire climat; c'est pourquoi, comme de Phuile de lin, nous pourrions faire de l'huile de castor, un objet de commerce dans notre pays.

L'usage des végétaux est très considérable dans la pratique de la médecin ', et indépendamment de l'usage fréquent que l'on en fiiit dans les besoins journaliers de la vie, et des sensfitions délicieuses qu'ils nous procurent, ils présentent encore une foule de propriétés non moins importantes, telles que nous l'avons déjà observé ; par exemple cellrs d'absorber l'hydrogène, d'attirer et de ;'iécomposer l'acide carbonique, pour s'approprier hj carbone, et de contribuer, lorsqu'ils sont frappés par ies rayons du soleil, au renouvellement de l'atmosphcre, en versant des flots d'oxygène qui remplacent admirahlument celui qui est consommé sur la surface du globe dans l'acte de la respiration et des nombreuses oxygénations et combustions qui s'exécutent habituellement. C'est ainsi que la nature, cette industrieuse ouvrière, a su établir une harmonie aussi merveilleuse que sublime, en faisant un échange parfait entre nos produits et ceux que fournit l'immense quantité de plantes qui végètent sur notre sol, et conserver, par ce mécanisme imposant et magnifique, la salubrité de l'air que nous respirons, que nos diverses fonctions auraient incessamment vicié, de manière à en changer entièrement I« nature et les propriété;. 18

Leçon Vingt-Deuxième.

Tableau des Ajjinités.

Dans cet exposé comparatif qui est une simple traduction d'une partie d'un tableau «le mon savant professeur, Amos Ealotti A. M.i chaque substance dont le nom est imprimé en petites capitales, a la plus grande affinité pour la substance suivante, et le degré de cette force attractive est moindre pour la substance suivante, et ainsi de suite en succession. L'oxygène, ce principe générateur de tant d'autres, et très important en cliyniie, se présente le premier à notre considération.

OxYGKNE, carbone, majiganèse, zinc, fer, ctahi, antimoine, hydrogcne, phosphore, soufre, arsenic, nitio^ènv, n'ikcl, cobalt, cuivre, bismuth, mercure^ argent, or, platine, acide muriatiquc (avec lequel l'oxj/gcîie forme l'aeide oxy-muriatique. J

Okygene, (considéré sous le rapport de la facilité avec laquelle on le sépare, par l'action du calorique, des métaux avec lesquels il s'est combiné naturellement) titane, manganèse^ zinc, fer, élain, molybdène, cobalt, atitimoine, niktl, arsenic, chrome, bismuth, plomb, cuivre, platine, mercure, argent, or.

Carbone, oxygène, fer, hydrogène.

NiTROGËNE, oxygène, soufre, phosphore, hydrogène.

Hydrogène, chlorinCj oxygène, soufre, carbone, phosphore, nitrogène.

SournE, Phosphore et Potasse, soude, fer, cuivre, élain, ploniK argent, bismuth, antimoine, mercure, arsefiic, molybdène.

Potasse, SounZ:,- et Flammoniaque, les acides, sulphurique, fluorique, oxdV'Q^^Ci tartarique, arsénique, citrique, bcnzoïque, sulphureux, acHique, boracique, carbonique^ prussique, substances oléagineuses, l'eau, le soufre.

Baryte, les acides sulphurique, oxalique, fluorique, phosphorigue, nitrique, 7nuriatiqut, ciiri^ue, tarlarique, arse?iique, benzoïque, borncique, carbonique, piZ'^sique.

Strontite, les acides sulphurique, phosphoriqu'*''^ ^^^' lique, tartarique, fluorique, nitrique, muriatique,carbonï^^^'

Chaux, les acides oxalique, sulphurique, tartarique, phosphorique, nitrique, muriatiquc, fluorique, arsénique, citrique, malique, benzoïque, loracique, carbonique, prussique, le soufre, le phosphore, Veau, les huiles fixes.

•aduction ur, ^mos imprimé i substant moindre icccssion.

;s, et très lolrc con-

, antimoine, Tl'lkclf

inCf acide xy-muriQ'

:ilité avec , des ment) titane, antimoine, ?, platine.

ogene.

jne, phos-

cuivrc, e, arsenicj

cides, suljue, citriirbonique,

fluorique, arlarique, que.

rboni^^^' iriariqne, raenique, prussi'

[ ISî) ]

Magnrsif, ]tis acides oxalique, phosphorique, sulphurique, Jluoriqite, nitrique, muriatique, tartariquv, citrique, ùenzoîque, acétique, boraciquc, carbonique, prussique, le souji'e.

Alumine, les acides sulphurique, nitrique, muriatique, oxalique, Jluorique, tartarique, citrique, p/iosphoriquc, benzdique, acétique, boracique, carbonique, prussique.

Silice, Y acide Jluorique, ]a potasse.

OxVDE DE Platine et d'Or, les acides galliqite, muriatique, nitrique, sulpJiurique, arscnique, jluorique^ tartarique, phosphorique, acétique, prussique, VavtriHmiaqub.

Oxyde d'Argent, les acides gnllique, inuriafiq7ij, oxalique, arseîiique, phosphorique, sulphurique, tartarique, citrique, malique, nitrique, Jluorique, acétique, bemdique, boracique, prussique, carbonique.

Oxyde de Mercure, les acides gallique, muriatique, oxalique, arsenique, phosphorique, sulphurique, tartarique, citrique^ malique, nitrique, Jluorique, acétique, benzdique, boracique, prussique, carbonique.

Oxyde de Plomu, les acides i^cUique, acétique, sulphurique. oxalique, arsenique, tartarique, p/iosp/ioriçicc, muriatique, nitrique, Jîuorique, citrique, malique, bcnzdiqut, boracique, prussique, carbonique, les huiles Jixes, V ammoniaque.

Oxyde de Cuivre, les acides gallique, oxalique, arsenique, tjrtarique, phosphorique, muriatique, nitrique, Jluorique, citrique, acétique, boracique, prussique, carbonique, ]es alcalis fixes, \es huiles Jixes, V ammoniaque.

Oxyde d'Arsenic, les acides gallique^ muriatique, oxalique, sulphurique, nitrique, tartarique, phosphoriqtce, Jluorique, citrique, acétique, prussique, les alkalis Jixes, C ammoniaque, les huiles Jixes, Veau.

Oxyde de Fer, les acides gallique, oxalique, tartarique, camphorique, sulphurique, muriatique, 7iitrique, phosphorique, arsenique, Jluorique, citrique, acétique, prussique, carbonique.

Oxyde d'Etain, les acides gallique, muriatique, sulphurique, oxalique, tartarique, arsenique, phosphorique, nitrique, Jluorique, citrique, acétique, boracique, V ammoniaque, prussique.

Oxyde de Zinc, les acides gallique, acétique, oxalique, sulphurique, muriatique, nitrique, tartarique, phosphorique, citrique, fiuorique, arseniue, boracique, prussique^ les alkalis Jixes, Vammoniaque.

r uo j

OxYDB d'Antimoine, Icp acides gallique^ muriatiquâf bermdique oxalique, sulphurique, nitrique, tariarique, phosphorique, citrique, fluorique, arsenique, ncùttque, boracique^ pruasique, les alkaiis ^fixes, V ammoniaque.

Acides Sulphuri^ue et Prussiqui;, h bari/fe, alron" tite, potasse, soude, chaux, magnésie, ammoniaque, alumi' ne, les oxj/des métalliques.

AciDLS Phosphoiuque et Carbonique, la baryte, ëtrontite, chaux, potasse, f>oude, ammoniaque, magnésie, alumine, les oxydes métulliqucs.

Acides Nitrique et P-Iuriatique, baryte, potasse, soude, atrontile, chaux, magnésie, ammoniaque, alumine, les oxydes métalliqTies.

Fluorique, Boracique, et Ausenique, la chnu.v, haryte, magnésie, potasse, soude, ammoniaque, alumine, silice.

Acides Acétique et Lactique, la baryte, potasse, soude, chaux, ammoniaque, magnésie, alumine, les oxydes, métalliques.

Acides Oxalique, Tartariqup eï Citrique, la chaux, baryte, strontift, magnésie, polasse, soude, ammoniaq'ue, alumine, les oxydes métalliques, l'eau, ValcohoL

Acide Benzoïque, l'oxyde blanc, l'arsenic, la potasse, êoude, ammoniaque, baryte, chaux, magnésie, alumine.

HurLES Fixes, la chaux, baryte, potasse, soude, magnésie, l'oxyde de Mercure, autres oxydes métalliques, l'ahmine.

Alcohol, Veau, Véthcr, l'huile volatile, les sulphurcs qlïcalins.

Hydrogène Sulphure', la baryte, potasse, soude, chaux, ammoniaque, magnésie.

Une référence à cette table peut être d'une grande utilité dans maintes occasions différentes, surtout lorsqu'il est important de connaître les incompatibles dans les compositions pharmaceutiques et autres.

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