DÉDIÉE AUX JEUNES FILLES
Par Madame BOURDON
1 volume in-16 broché, 2 fr. ; cartonné, 2 fr. U^
On lit dans i' Univers :
Ce n'est pas une œuvre facile qpiede faire une mythologie pour les jeunes filles. Outre que nombre de détails doivent être élininés par respect pour les jeunes lectrices auxquelles l'ouvrage est destiné, il faut faire ressortir les vérités qui, dénaturées, se retrouvent sous les fables mythologiques des divers peuples. Alors, lelude de la mythologie cesse d'être une simple curiosité et devient comme une apologie de la révélation, dont elle retrouve partout les traces. Seulement, dans ce travail, il faut se garder des rapprochements trop forcés; on arriverait alors, comme certains écrivains, à ne prouver rien eu voulant trop prouver.
En ouvrant la Nouvelle Mythologie dédiée aux jeunes fil'es, nous nous demandions si l'auteur aurait su triompher de ces difficultés, de nature si différente. Le nom deM^^e Bourdon nous garantissait à l'avance que les jeunes lectrices seraient respectées et qu'aucune fausse note ne pourrait se produire à ce sujet. Mais sur le second point, quelque confiance que nous inspirât le talent à la fois gracieux et solide de l'écrivain, nous n'étions pas sans quelques doutes. Dès la première page nous avons été rassuré. Dans sa préface, M™« Bourdon disait :
a Rien de plus frivole et déplus superficiel que la mythologie lorsqu'on se borne à énumérer les dieux et les déesses, leurs guerres et leurs amours ; rien de plus profond que celte science, lorsqu'on remonte à ses origines, qui sont presque celles du genre humain, car les fils d'Adam quittèrent de bonne heure la voie droite. Elle cache sous des voiles obscurs toutes les vérités qui sont encore, en ce moment, la nourriture des âmes chrétiennes, et les dogmes les plus sublimes sont voilés sous ces fables, comme des pépites d'or dans une gangue grossière.»
Dès le début, la question était bien posée , et nous ne doutions plus que M°^e Bourdon n'eilt su la résoudre. Dans le « chaos mythologique », elle se proposait de montrer « les premières assises de la religion », elle voulait faire voir que, suivant la remarque de M. Auguste Nicolas, « d'un Dieu les païens firent plusieurs dieux, et que l'idée de la divinité dans le polythéisme était diffuse, travestie, avilie, mais que le sentiment n'en était pas éteint ». Ainsi son travail non seulement était « modeste et pur », comme elle le dit , mais devenait une véritable apologie delà vérité, en même temps quil donnait aux jeunes filles les notions mythologiques nécessaires pour comprendre les poètes, les artistes et les écrivains.
Ce que M^^ Bourdon promettait dans sa préface , elle Va pleinement réalisé; et nous ne pouvons que recommander aux mères de famille , comme aux personnes chargées d instruire des jeunes hlles, cette nouvelle mythologie qui répond à un besoin réel. A. Rastodl.
La Bibï'"rti*'"'«»
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