LE
Sos 210
+ | COURS DE RHETORIQUE. 211 14 Î N t, plus ‘“ monuments superbes pour immortaliser ses superflu ‘“ conquêtes ; mais les cepdres encore fumantes st plus ‘ de tant de campagnes dépouillées de leur ande ces ‘ cienne beauté, mais les ruines de tant de murs ne font “ sous les quels des citoyens paisibles ont été en- | es difTé. à “ sevelis, mais tant de calamités qui subsisteront | H ‘ après lui, seront des monuments lugubres qui sont Îa ; ‘“ immortaliseront sa vanité et sa folie. Il aura iplifica- ‘ passé comme un torrent pour ravager la terre, aire un ‘et non comme un fleuve majestueux pour y plifica.- “ porter la joie et abondance : son nom sera il la re. “ écrit dans les annales de la postérité parmi les n mon- ‘ conquérants, mais il ne le sera pas parmi les : l’âme, “ bons rois ; et l’on ne rappellera l’histoire de s’arrête “ son règne que pour rappeler le souvenir des , et en “ maux qu'il à faits aux hommes. Aïnsi son > de lui ‘ orgueil sera monté jusqu’au ciel ; sa tête aura ‘ touché dans les nues ; ses succès auront égalé emples ‘ ses désirs ; et tout cet amas de gloire ne sera à deux ‘ plus à la fin qu’un monceau de boue qui ne uisir. “ laissera après elle que linfection et l’optations ‘ probre.” si COM- A ce premier modèle, nous en ferons succéder mbition un autre d’un genre plus gracieux. Le Père manilé, ê André, dans son premier discours sur le beau robre : musical, avoit à amplifier cette pensée : L'auteur ouillée | de la nature n’a rien oublié pour entretenir dans nos ut-être cœurs le goût naturel que nous avons pour la mules, les sique. Voici comme il le fait :
ra des & IL est certain que la musique nous charme
“tous naturellement. (C’est un goût aussi an- “ cien que le monde, aussi répandu que le genre ‘ humain ; et le Créateur, qui nous Pa inspiré “avec la vie, n’a rien oublié pour Pentretenir ‘“ dans notre âme par les concerts naturels de ‘ voix et d’instruments, que sa providence nous 1 “ fait entendre de toutes parts : des oiseaux qui ‘ chantent, comme pour nous piquer d’émula- “tion; des échos qui leur répondent avec tant “ de justesse; des ruisseaux qui murmurent ; ‘“ des rivières qui grondent ; les flots de la mer, ‘“ qui montent et qui descendent en cadence, “ pour mêler leurs sons divers aux résonnements ‘ des rivages ; ici les Zéphirs, qui soupirent par- ‘m1 les roseaux ; là les aquilons, qui sifflent ‘ dans les forêts ; tantôt tous les vents conjurés, ‘“ ou plutôt concertés ensemble par la contra- “ riété même de leurs mouvements, qui, après ‘“ s'être choqués dans les airs, se réfléchissent “ contre les corps terrestres, montagnes, rochers, “ bois, vallons, collines, palais, cabanes, pour en “tirer toutes les parties d’un concert; et, (afin ‘“ que rien ne manque à la symphonie,) aux ‘ quels souvent se joint dans les nues cette belle ‘ basse dominante, vulgairement nommée Ton- ‘ nerre, si grave, si majestueuse, et qui, sans ‘ doute, nous plairoit d'avantage, si la terreur « qu’elle nous imprime ne nous empêchoit quel- “ quefois d’en bien goûter la magnifique ex- ‘ pression.”
ge Sttént AC
FR me
ET
RES
Le den 3 © FFE.
SRE