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e l’année 53), n’eut is, Charles une expéle besoin.
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usé d’ailleurs par les fatigues et les soucis. Il se con damna, dit-on, à mourir de faim, dans la crainte que ce fils ne tentât de l’empoisonner (1461). Charles VII laissait heureux et prospère le royaume qu'il avait reçu dans un état si misérable ; mais un concours inouï de circonstances extraordinaires et la protection visible de la Providence, qui avait éclaté dans la mission de Jeanné d'Arc, avaient plus contribué à.ce résultat que les qualités du prince, auquel la postérité reprochera toujours avec raison son indifférence, sa légèreté et ses faiblesses.
3. Louis XI: (1461) fut un. des plus habiles rois qu'ait eus la Franco ; mais il avait.le cœur aussi cor- TOMpPU que s0n esprit était vaste et entreprenant. Le fond de son carractère était la dissimulation ; il eut plusieurs guerres à soutenir; et il s’en tira avec succès par la ruse.et la fourterie ; ses cruautés et: ses injustices lo rendirent:odieux. Ce prince rendit cependant de grands services-à.la nation en portant le dernier coup au régime féodal, et en agrandissent le royaume par, l'acquisition. de plusieurs belles provinces ; il établit le service des:postes, mit un terme à l'a!tération des monnaies, et affermit l'autorité: des juges en les rendant.inamoviblès. 4: 1.
4. IL passa les dernières années dé sa vie enfermé au château de Plessis-lez-Tours, redoutant la mort:et les complots, se:livrant,! pour écarter.ses terreurs, à toutes sortes de pratiques supérstitieuses. . Son médecin Coitier, son barbier Olivier le Daim ou le Diable ctle prévôt Tristan, l'exécuteur de ses vengeances, approchaient seuls de sa persorine. La mort arriva cependant à son heure, et le puissant : politique s'éteignit entre les bras de saint François de Paule, qu'il avait fait venir d'Italie, parce qu’il espérait, par l'in: torcession, de ce: saint: personnage, prolonger de quelques jours sa misérable existence. :
3, Quelle futia conduite de Louis XI, fils et successeur de Charlek VIL?—4, Par qui fut-il assisté dans ses derniers moments ?
5. Charlos VIII (1483) n'avait que treize ans à la mort do son père, Louis XI, jeune prince, dont l'éducation avait été négligée à dessein, était in. capable de régner par lui-même. Mais sa sœnr, Anne de Beaujeu, qui avait tout le génie de son père, régna à sa place. Elle convoqua les États-généraux èn 1484, ot se fit donner par cette assemblée la tutelle du jeune prince. Le duc d'Orléans, qui devait suc. céder:à Charles VIII sous le nom de Louis XII, fut mécontent de cette décision ; il se retira en Bretagne et excita uné révolte. Il fut vaincu à Saint-Aubin du Corbier par la Trémouille, qui le fit prisonnier (1488), et'obligea le duc de Bretagne à demander la
Le. Charles, ayant atteint l’âge de majorité, prit les rênes de l'État, 8e réconcilia avec le duc d'Orléans, et; ayant conclu la paix avec l'Angleterre, l'Autriche et l'Espagne, il partit pour l'Italie à la tête de 32000 ‘hommes, Üans le dessein de faire valoir ses prétentions sur le royaume de Naples. Il réussit d’abord audelà de ses espérances ; mais, peu après, la jalousie des princes voisins le força d'abandonner ga conquête,
7. Ce prince mourut d'accident, en 1498, à l'âge der 27 ans. Dans le trop courtintervalle qui s'écoula en- .
tre son retour d'Italie et sa mort, Charles VIII acquit une gloire véritable per les soins qu’il donna à l’administration de ses États, Il aimait, comme saint Louis, à rendre la justice par lui-même: il écoutait tout le monde, mais il avait de la prédilection pour les pauvres. Petit de corps et grand de cœur, dit Commines, sa bonté l'avait fait chérir tellement de ses serviteurs eue plusieurs, dit-on, ne purent lui survivre, Il ne laissait pas d'enfants, de sorte qué la couronne passa des Valois directs à la branche d'Orléans.