Pourquoi Louis XVI Sonvoqu :-t-il les États-généraux
1. Quelle était la situation de l'Europe quand éclata la Révolution française ?-—2, Quand et où s’ouvrit. l’assemblée des États-géné- Faux ? Comment coite assemblée élait-elle composée ?
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. FRANCE, 203 l'assemblée des États-généraux, au milieu d’un enthousiasme sans exemple peut-être dans l'histoire. Elle était divisée, suivant la coutume, en trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers-état ; mais les premières difiicultés qui se présentèrent ayant fait naître la défiance entre les membres de l’Assemblée, il leur: fut impossible de s'entendre sur les moyens à prendre
our remédier aux maux de la France,
: 8. Le 14 juillet 1789, une violente insurrection éclata dans la capitale: les arsenaux furent envahis, les bar. rières brûlées, et la Bastille démolie. Plus tard, dans les journées des 5 et 6 octobre, le peuple,se porta en foule au château de Versailles. La famille royale fut obligée de se rendre à Paris; l’Assemblée, qui dès ses premières séances avait pris le nom de Constituante, et avait employé ses efforts pour donner à la France une nouvelle constitution politique, se rendit aussi dans 1a capitale, Maud
4. Les, principaux décrets de l’Assemblée constituante furent la division de la France en départements, l'établissement du jury, la création des assignats, la liberté de la presse, la suppression des couvents, et celle des titres de noblesse et des droits féodaux. L'’Assemblé constituante voulut aussi donner au clergé une constitution civile. Cette dernière,
ui fut promulguée sans aucune intervention du Baint-Siége, est une des plus granses fautes politiques de la Constituante, en ce qu'elle attentait à la liberté de conscience. . Les évêques et les ecclésiastiques recevaient un salaire de l'État, à condition de prêter le serment civique. La grande majorité du clergé français refusa ce serment, préférant la pauvreté, l'exil et la persécution à une sorte de parjure.
5. Bientôt un grand nombre d’ecclésiastiques et de nobles quittèrent la France, où ils croyaient leurs
3, Qu’arriva-t-il à Paris le 14 juillet 1789 ? Quel nôm prit l’Assemblée 9-4, Quels furent los te aux décrets ‘de l’Assemblée constituante ?. Quelle fut:la conduite du slergé de, France touchant le serment civique ?—5. Comment fut traité le roi après son arres-
à Varennen?. Hp .
HISTOIRS MODERNE,
| | Jours en danger ; le roi essa Aussi de or À l'é. tranger nvèg du famille ; née il fut arrété à Varennes et ramené À Paris, où il fut étroitement gardé dans le château des Tuileries et contraint d'accepter une ‘nouvelle constitution, le 14 septembre 1791. Quelque temps après, les révolutionnaires soulevé. rent le peuple contre loæoi, et Louis XVE fut atta. qué dans son palais. Ce prince so réfugia dans le sein do l'Assemblée législative, qui avait succédé à la Constituante, Là, il entendit proclamer, sa déchéance, et fut renforimé dans la prison du Temple avec toute sa famille, 6. Le 21 septembre 1792, une nouvelle assemblée, appelée Convention nationale, s'étant installée, s'empus d’abolir la royauté, et de proclamor la Répupli Cstte Assemblée, conduite par des monstres mmes tels que Marat, Danton, :Rovespièrre, et leurs confédérés, avaient soif du: sang de l'innocent monarque. En Conséquence, il fut.inis ên accusation, et condamné par cet infime tribunal à pe sur l'échafaud par la guillotine.
= T. La fermeté de Louis XVI ne go démentit pas lorsqu'ilentenditsa sentence, et,suivant le témoignage d’un jacobin exnlté, Hébert : «il avait dans ses regards et ses manières quelque chose de surnaturel à l'homme.” Il fut conduit au supplice au milieu du plus mMorne silence, Lorsqu'il fut arrivé au pied de léchafaud: Fils de saint Louis, montez au ciel! lui dit l'abbé Edgeworth, son confessenr. Louis protesta une der- ‘nière fois de son innocence, et livra au tête augusts (21 Janvier 17 dé son âge, le meilleur des des rois
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FRANOS, 205
la première, en octobre 1793, et la seconde, au mois de mai 1793. Le dauphin, fils de Louis X VI, enfant de dix ans, mourut dans un cachot du Temple, en 1796. 8. De 1792 à 1794, la guillotine, à Paris et dans les provinces, était toute fumante du meilleur et du plus noble sang de France. Les arrestations étaient si nômbreuses, les exécutions et les massacres si horribles que cette qu est connue dans l'histoire sous le nom de “ Règne de la Terreur.’ Peu après, la plupart de ces démons, chefs du gouvernement révolutionnairo; furent, À leur tour, envoyés à la guillotine par leurs rivaux, et reçurent ainsi le juste châtiment de leurs crim Do ce nombre était le duc d'Orléans, Philippe Âgalité, ce monstre de vices et de cruauté qui avait voté la mort de son cousin, l’infortuné Louis XV. * 9. La Convention se laissa aller aux excès les plus extravagants. Elle décréta l'abolition de la religion
‘chrétienne; le Dimanche et tout ce qui appartient au ‘caractère sacré du christianisme, encoururent la haine des révolutionnaires et furent effacés ; enfin, le culte
abominable de la Déesse Raison fut substitué à la mo-
tale sublime et aux dogmes si purs de la religion du : " Christ.
10. Alurmés des procédés extravagants de la révo- Jution en France, les souverains de l’Europe commen-
‘cèrent à comprendre qu'il était temps d'unir leurs
forces, pour s'opposer à ses progrès effrayants. Dès ‘1792, une coalition s'était formée entre la Prusse et l'Autriche, afin de rétablir l'autorité royale et de restaurer la tranquillité dans le pays. Après l'exécution de Louis XVI, l'Angleterre, la Hollande, la Russie et l'Espagne s'unirent aux deux autres. Les forces alliées ayant envahi la France sous le commandement du duc de Brunswick, furent complètement défaites. % 11. Les Français, sous le commandement de Du-
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8. Que se passa-t-il de 1792 à 1794?—9. A quels excès se laissa ser l& Convention ?—10, Que firent les souverains d'Europe aiarmés des progrès efrayants de la révolution en France ?—11. Quels furent lessucoèsdes armées françaisessous Dumouries dans le nord et sous Napoléon Bonaparte en Italie ?
mouriez, portèrent e1.suito leurs armes victorieuses au-delà du Rhin, et subjuguèrent rapidement la, Belgique, la Hollande, Ia Suisse, avec une partie de PAllomagne. En 1796, Napoléon Bonaparte, alors âgé de 27 ans, ot qui s'était, distingué au siége de Toulon, reçut le: commandement de l’armée d'Italie. : Cot homme extraordinaire étonna bientôt toute l'Europe M l'éclat des ses victoires.» Il compléta la cnnquête
e l'Italie, ot obligea les Autrichiens à signer lo glorieux traité de Campo-Formio (1797) qui confirma. la cession à la France de la Belgique;ainsi que de tout le territoire de la rive gauche du Rhin.
12. Au mois d'octobre 1795, la Cpnyention avait terminé son xègne do sang et le gouvernement de la
publique avait été confié à un Directoire exécutif <omposé de cinq membres, et à deux chambres, le conseil des Cing-Cents et le conseil dos Anciens,
13. Le Directoire, qui craignait l'ambition du jeune héros de, l’armée d'Italie, consentit à lui confier le <ommandement d’une expédition. contre l'Égypte. Pendant deux ans, Bonaparte vainquit continuelle- ‘ment, avec quelques milliers d'hommes, lesnombreu-
ses armées des Mameluks et des Turcs ; il s'empara :
-de toute l'Égypte, et pénétra en Syrie; mais il échoua devant Acre;: défendu par. les Turcs et les Anglais. Ceux-ci avaient détruit la flotte française à la bataille d’Aboukir; son armée diminuait chaque jour par ses Propres:succès; il en laissa le commandement. au général Kléber, etrevint en Franco, où il se mit bientôt à la tête du gouvernement sous le titre de premier consul, après avoir dissous; par la violence, le conseil des Cing-Cents, le.9 novembre 1799.