‹ Cours abrégeé d'histoire ancienne, d'histoire du Moyen-Age et d'histoire moderne [microforme]Chapitre 123 sur 191 · Con Angleter sévérité · texte numérisé non relu

Con Angleter sévérité

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du duc de Northumberland, obtint pardon, ainsi que

son mari. Mais l'ess:it c* les projets de Warwick ne moururent point #vec lu; bientôt après, une nou-

velle conspiration s étant fo: née en faveur de Jeanne Gray, los principasx chofs, ainsi que Jeanne Gra et son mari lord Dud:'}, yurtèrent leur tête sur l'échafaud.

9. Marie était profondément catholique, Elle épousa Philippe, infant d'Espagno, fils do Charles-Quint, et s'occupa, aussitôt qu'elle fut sur le trône, de rendre à son peuple le culte et la foi de ses ancêtres. On regrettait universellement l’ancienne liturgie; le parlement la rétablit à l'unanimité, et abolit tous les décrots de Sommerset et de Cranmer. Cependant les protestants no considérèrent pas leur cause comme désespérée. [ls multiplièrent leurs pamphlets contre le gouvernement, contre les évêques et sontre l'Église romaine. Ils allaient Pan HA A VU au ciel la mort de la reine; ils attentaient à la vie des prêtres, et excitaient partout des séditions contre l'autorité. Marie dut faire violence à la douceur de son caractère pour réprimer ces attentats. Toutefois, nous devons

ire que les rigueurs qu'elle a exercées envers les protestants, mais que l’on à beaucoup exagérées, étaient hautement désapprouvées du nonce du pape. En 1558, le duc de Guise, ayant pris Calais aux Anglais, qui était la dernière possession. qu'ils eussent conservéo en France, cet événement remplit de chagrin la reine,

ui souffrait déjà beaucoup des inquiétudes que lu} ta sa sœur Élisabeth, dont la foi lui semblait suspecte. ‘Qu'on ouvre. mon cœur, disait-elle souvent, on y trouvera Calais et Élisabeth. ” Elle mMourut de ces deux grandes afflictions, le 24 novembré

9. Comment Marie s’y prit-elle pour rétablir le catholicisme en Angleterre ? Qu’est-ce La à l'obligea à traiter .les protestants avec sévérité ? Quelles sont los deux grandes aflictions qui la firentmourir ?

1558. Ses vertus lui ont mérité les éloges des protestants eux-mêmes. «

10. Élisabeth, fille d'Anne de Boleyn, suécéda à sa sœur Marie. A peine fut-elle sur le trône, qu’elle se déclara ouvertement contre le catholicisme, adopta le protestantisme pour la religion du royaume et se donna, à l'exemple de son père, le titre de chef suprème de l’Église anglicane où Église établie. Sans au. cune des causes qui déterminèrent Marie à exercer la sévérité dont nous avons parlé en son règne, Élisa: both commença une persécution systématique et cruelle envers ses sujets catholiques. ‘Elle fit revivre tous les statuts portés contre ceux-ci et y ajouta beaucoup d’autres des plus oppressifs. Nier la suprématie de Îa reine sur l'E lise, où reconnaître la juridiction du pape dans ses États, ou encore ramenér quelqu'un à la foi catholique, étaient autant d'actes de haute trahison. Ces statuts, qui ont disgrâcié l'Angleterre pendant près de trois siècles, ne sont pas encore tous abrogés de nos jours.

11. Élisabeth s'était réconciliée avec la France en signant le traité de Cateau-Cambrésis (1559). Bientôt la haine qu'elle portait à l’Église romaine vint s'augmenter 4 son inimitié contre Marie Stuart. La jeune roine d'Écosse était alors en France, où elle venait d'épouser François II. A la mort de Marie T'udor, elle eut l’imprudence de prendre le titre de reine d'Angleterre, se fondant sur la prétendue illégitimité d'Élisabeth et sur sa parenté, étant petite-fille de Henri VII. C'était plus qu'il n’en fallait pour lui attirer une haine inifladat e. Aussi les conspirations continuelles fomentées par l'Angleterre lorsque Marie Stuart, veuve de ançois II, fut revenue en

Cosse, ne lui laissèrent pas un moment de repos. ‘ ‘

12. Après une série, d'événements des plus tragiqués et des plus affigeants, l'infortunée reine d’Écosée 10. Qui est-ce qui succéde à Maris Tudor ? Quelle fut ia conduite

d’Élisabeth, arrivée au pouvoir ?-11, Pourquoi congut-elle de l'i- AU contre Marie Stuart ?—12, Quelle conduite ünt-elle envers plle din Dhs : ?

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tection qu'elle avait espérée, elle trouva une captivité qui se prolongea dix-neuf ans. L'austère et, cruello réino d'Angleterre avait dissimulé, mais n'avait pas oublié ses craintes et son ressentiment. Elle finit par

imaginaire, la fit comparaître devant un tribunal de son choix, qui prononça contre la captive une sen: tènce capitale (1587). Cet acte atroce à imprimé au caractère d'Élisabeth une tache infamante, qui des-

culée.

qu’Elisabeth avait donnée at peuple des Puys-Bas dans leur révolte contre lui, équipa une flotte formidable, nommée l’invincible Armada (1588) à l'effet d’envahir et de subjuguer l'Angleterre. Ce vaste armement n’atteignit pas sa destination ; il fut dispersé par une ‘violente tempête jusque sur les côtes de France, et les amiraux anglais, Howard et Sir Francis Drake, bn achevèrent la destruction. LA oh aff

surtout lorsqu'il s'agissait dé venger les blessures faites à son amour-propre de femme, il n'en est pas moins vrai de dire qu’elle était éminemment halilé comme souveraine, et qu’elle éleva l'Angleterre à un haut degré de puissance maritime et de prospérité tommerciale. ‘Elle eut pour amiraux des : marins braves et habiles, tels qué Sir Francis Drake qui, par son ordre, fit un voyage autour du monde, ravagon lés colonies espagnoles et prit possession de la Californie; Walter Raleigh, qui fonda ln première :colonie anglaise aux États-Unis et lui donna le nom: de Virginie, ‘en l’honneur de sa souveraine. Le: plus grand poëte dramatique de l'Angleterre, Shakspeare, illustra aussi son règne.

tés d’Élisaboth ? Quels hommes illustrèrent son règne ?

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l'impliquer, sans preuve, dans un complot vrai ou:

asile à sa cousitis Élisabeth; mais, au lieu de la pro-.

cendra avec son nom jusqu'à la postérité la plus re-

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