MACÉDONIENS
jusqu'aux Indes, et, à son retour, il défit les Soythes et: tous les peuples voisins, Revenu à Babylone, il y trouva des ambassadeurs do tous les pays du monde, qüi venaient lui rendre leurs hommages. Il méditait la conquête de l’univers enti er, lorsqu'au milieu d'une orgie, il fut attaqué d’une maladie mortelle, qui l’enleva en pou de jours à l’âge de trente-deux ans (323). *5. Alexandre est regardé comme le plus grand des conquérants, à cause de l’éelat de ses victoires et surtout à cause de la sagesse de sa conduite envers les vaincus. Il les traita presque toujours avec la même bonté que les Macédoniens eux-mêmes, léur donna des lois justes'et sages, diminua quelquefois les impôts que les rois de Perse avaient lovés sur cer ains peuples, établit des colonies, fit fleurir le commerce et protégea les arts, Mais on lui reprochera toujours les débauches auxquelles il se livra vers la fin de son règne. Il voulut se faire adorer comme un dieu; il livra aux supplices ou tua de sa propre main plusieurs de ses amis que son orgueil avait révoltés, et entre autres Clitus, qui lui avait sauvé la vie à la bataille du Granique, 6. Après la mort d'Alexandre, ses généraux se die ete les différentes parties de son empire, et le échirèrent par leurs querelles. Toute la famille de ce héros périt par le poison, les assassinats ou les supplices; enfin, tb vingt-deux ans de guerre, Ptolémée, Séleucus Nicator, Cassandre et Lysimaque vainquirent leur rival Antigone et son fils Démétrius à la bataille d'Tpsus (301), et partagèrent l'empire. Ptolémée garda l'Égypte, où sa famille régna jusqu’au temps d'Augusto: Séleucus eut la Syrie et la Perse ; Lysimaque la Thrace; et Cassandre, la Macédoine. Tous ces États furent successivement envahis par les Romains, à l’exception de la Perse, où les Parthes fondèrent un empire, en 255.
5. Quéls éloges ot quels reproches Âiexandre n-t-i] mérités ?-—6, Coximent l'empire d'Alexandre fut-il partagé après sa mort? *
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GRECS, gi
GRECS. 4 tr Rare 1. La Grèce est une péninsule peu éteridue, comprise entre la mer Tonienne et la mer Égée. Elle se compose de deux parties bien distinctes, le Péloponèse, rattaché au continent par l’isthme de Corinthe, et l’Hellade ou Grèce propre. Ce pays est un des plus connus de toûte l'antiquité profane; les grands hommes qu’il a produits, sa gloire militaire, la sagesse de ses lois, la perfection à laquelle il élova les sciences ‘et Les arts, et surtout le talent des écrivains qui ont raconté son histoire, ont rendu son nom à jamais lèbre.
Li On croit communément que J avan, fils de J aphet, fut le père des familles qui vinrent s'établir en Grèce, vers l’époque de la dispersion du genre humain. Les tribus les plus considérables de ces familles primitives furent les Pélasges et les Hellènes qui se prétendaient autochthones, c’est-à-dire nés dans le pays même. La race pélasgique finit par asservir toutes les autres ; c’est au temps où elle dominait que l'on rapporte les constructions cyclopéennes. Ces masses gigantesques, dont il existe encore quelques vestigos, consistaient en d'énormes blocs de pierre à peine équarris, unis par leur propre poids, sans le secours d aucun ciment, 8. Les Pélasges étaient un peuple agricole et commerçant, habile à exploiter les mines; ils avaiont conservé la notion pure d’un Dieu unique. Ils donnèrent à la Grèce une première civilisation, bâtirent des villes nombreuses ct des citadelles; ils envoyèrent des colonies dans les îles de 14 Méditerranée et sur los côtes de l'Italie. Les Pélasges furent vaincus ot refoulés, après une longue lutte, par les tribus belliqueusés