‹ Cours abrégeé d'histoire ancienne, d'histoire du Moyen-Age et d'histoire moderne [microforme]Chapitre 38 sur 191 · RÉPUBLIQUE ROMAINE · texte numérisé non relu

RÉPUBLIQUE ROMAINE

) SECTION I

“Depuis Vabolition de la royauté, jusqu'à la première «1071 guerre Punique (509-264)+

ii L'’expulsion des rois, si importante dans l'histoire de Rome, n'eut pas pour le peuple les résultats qu’il en pouvait attendre. L'autorité suprême fut confiée à-deux magistrats annuels nommés consuls, toujours choisis parmi les patriciens, revêtus du pouvoir et de presque tous les insignes de la royauté. La classe aristocratique profita seule de la chute des Tarquins, et il faudra uns longue lutte pour établir l'équilibre entre: les deux ordres. Les deux premiers, consuls furent Junius Brutus et Tarquin Collatin, qui avaient dirigé cette révolution.

-2.. Une conspiration se forma en faveur du roi exilé, et les fils de Brutus y prirent part. ‘ Leur père, après les avoir condamnés à mort, assista à leur supplice avec une barbare fermeté, C’est du reste l’époque des grands dévouements, des courages héroïques. Porsenna, roi d’une contrée de l'Étrurie, embrassa la cause de Tarquin. Il obtint d’abord de grands succès; mais lorsqu'il vit Horatius Coclès tenir seul son armée en échèc, à la tête d’un pont, et Mucius Scœvola, qui avait pénétré dans son camp avec le dessein de l’assassiner, se brûler la main sans témoigner la moindre douleur, parce que cette main s'était trompée en frappantun autre que le oi; lorsqu'il apprit que Clélie, jeune en profita ? Quels furent les deux premiers consuls ?—2, Quelle conduite tint Brutus à l'égard de ses fils? Quel souverain embrassa

la cause de Tarquin ? Quels actes de dévouement et d’héruiane viton alors chez les Romains ?

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asser le Tibre à la nage au milieu des traits qu’on lui ançait de toutes parts, il reconnut l'impossibilité de réduire un peuple qui poussait si loin le fanatisme du courage ct do la liberté; il abandonna la eause des Tarquins et fit la paix.

3. Les plébéiens n'avaient rion gagné à l'expulsion dés rois; au lieu d'un maître, ils avaient, dans les sénateurs et les patriciens, une foule de tyrans qui les opprimaient de toutes les manières. Las de ce despotisme cruel, ils se rotirèrent sur le mont Sacré, hors dé l’enccinte de Rome; les patriciens effrayés les Y'a ppelèrent en leur faisant laine concessions. Les plébéiens ne rentrèrent à Rome qu'après avoir obtenu l’âbolition d'une grande partie des dettes et la création dès tribuns, magistrats populaires dont le pouvoir les mit en état de lutter avec quelaue avantage contre l'influence patricienno.

“4, À peine la sédition était-elle apaisée qu’un nouvel otage éclata. Un jeune patricien, Marcius, qui avait mérité, au siége de Coriole, le surnom de Coriolan, indique, au sénat le moyen de retirer le tribunat aux

lébéiens, en profitant d'une disette qui les laissait à a merci de l'État. Les tribuns indignés le firent exiler (481). Coriolan se retira chez les Volsques et vint assiéger. Rome, qui, ne pouvant lui résister, en-+ Pie Véturie, mère du fier exilé, lui demander grâce, A'la vue d’une mère à sos pieds, Coriolan, qui avait rejeté les prières des ambassadeurs, des prêtres même, s'écria: O ma mère, vous m'avez vaincu! Il se retira chez les Volsques, où il mourut dans l'obscurité.

5. Après l'exil de Coriolan, Rome continua d’être agitée par des dissensions intérieures et des guerres au dehors, mêlées de succès et de revers. Minutius ayant été vaincu par les Eques, on eut recours à Quintus

3. L'expulsion des rois £ r:::-cile été avantageuse aux Plébéiens? Que firent-ils, las du despo::-.1e de l'aristocratie ?—4, Qu’était Coriolan? Pouvanoi fut-il 6.149 Où s0 retira 4119 Gue ft-it onsuite ?—5, Que devint Rome, après l'exil de Coriolan ? Qui fut alors créé dictateur ? Que sait-on de Cincinnatus ?

Cincinnatus, que les députés trouvèrent à la charrue.

IL la quitta pour prendre le commandement suprême, appelé dictature ; et, dès le lendemain »ilattaqua Dane mi; le battit et fit passer les prisonniers sous le joug. Rentré dans Rome en triomphe, il se hâta d’abdiquer la dictature pour retourner à sa charrue (454).

6.. En 451, les Romains n'avaient pas encore de lois écrites. Depuis dix ans, le tribun Térentillus Arsa demandait que le pouvoir des consuls fût limité et que les droits du peuple fussent garantis par une législation; le sénat fut, obligé de céder après de longs et orageux débats. On envoya des députés en Grèce pour y recueillir les plus sages constitutions. Dix magistrats ou décemvirs, qui réunirent l'autorité des consuls et celle des tribuns, reçurent la mission de rédiger un code de lois. Ce code, connu sous le nom de loi des douze tables, parce qu'il fut gravé sur douze tables d’airain, maintint à peu près toutes les coutumes anciennes, la séparation des deux ordres, l'autorité ab. soluce du père de famille, le pouvoir du créancier sur le débiteur ; mais il établit l’egalité de tous les citoyens devant la loi, et rendit l'assemblée populaire juge en dernier ressort de toutes les questions.

7. Leur tâche accomplie, les décemvirs entreprirent de garder le pouvoir absolu qu'on leur avait confié, et ils en abusèrent d’une manière odicuge. La conduite de l’un d'eux, Appius Claudius, mit le comble à l'indignation publique, Ce tyran, ayant voulu ravir la jeune Virginie, fille d’un plébéien distingué par sa valeur et sa probité, le malheureux;père tua sa fille pour lasoustraire au déshonneur. Le peuple et l’armée se soulevèrent; le décemvirat fut aboli, et on rétablit les consuls, qui furent bientôt romplacés par les tribuns militaires,

6. Que demandait le tribun Térentillus Arsn depuis dix ans? Pourquoi envoya-t-on des députés en Grèce ? Que sait-on des dé- Comvirs ? Qu’était-ce que la loi dite des douze tables ?—7. Quel usage les décemvirs firent-ils du pouvoir? Quelle fut la conduite d’Appius

Claudius ? Que fit le père de Virginie ? Que devint par suite le décemvirat ?

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