‹ Cours abrégeé d'histoire ancienne, d'histoire du Moyen-Age et d'histoire moderne [microforme]Chapitre 41 sur 191 · prélude 2. Qu'e sait-on Bioile · texte numérisé non relu

prélude 2. Qu'e sait-on Bioile

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: 15. La conquête du centre et du midi de l'Italie était le prélude et comme la condition de la défaite de Carthage et de la conquête du monde. Un système habile de colonies maïintenait le pays soumis, et de prudentes concessions attachaient les tributaires à leurs vainqueurs. Ils ne formaient plus une nation; mais plusieurs de leurs villes étaient enrichies de privilèges sous le nom de municipes, de préfectures, de villes alliées. Ils fournissaient des soldats à Rome et devaient trouver leur gloire dans la défense de la république. Du reste, le moment approchait où celle-ci allait montrer au monde la puissance de ses institu-

tions et l’immensité de ses ressources,

SECTION II

Depuis la première guerre punique, jusqu'à la conquête de la Grèce (264-183.

1. Rome et Cathage, rivales de puissance et d’ambition, ne pouvaient vivre longtemps en paix: leurs guerres, si connues sous le nôm de guerres puniques, commencèrent dès que leurs conquêtes se rejoignirent en Sicile.

2. Parmi les colonies grecques dont la Sicile était peuplée, Syracuse tenait le premier rang depuis la

far quoi ces conquêtes des Romains étaient-elles comme le prélude

1. Comment appelle-t-on les guerres entre Rome et Carthage ?— 2. Qu'était-ce que Syracuse? Que fit Gélon de remaranable ? Que re de Hiéron? À qui Syracuse disputait-elle l'empire de la Jicile «

royauté de Gélon, qui défit les Carthaginois dans une grande bataille, le jour même de la bataille de Salamine (480). Hiéron, son frère et son Successour, s’illustra par son amour pour les lettres et en appelant à.sa cour Pindare, Simonide et Eschyle, Bientôt après, Je gouvernement démocratique prévalut à Syracuse. Plus puissante que jamais depuis la malheureuse expédition des Athéniens, cette ville, avec ses richossos et ses 500000 habitants, disputait l'empire de la Sicile aux Carthaginois, toujours tentés pèr cette riche proie si fort à leur convenance, L'anarchie l'avait souvent liviée aux tyrans.

3. En 405, Denys, surnommé l'Ancien, usurpa lo souverain pouvoir et se soutint par ses talents et par ses crimes. Il battit souvent les Carthaginois et peu s'en fallut qu'il ne les chassât de la Sicile. Son fils, Denys le jeune, peu docile aux conseils du philosophe Platon qu'il avait appelé à sa Cour, se montra plus cruel mais moins habile que son père. Chassé de Syracuse une première fois, il signala son retour par

. d’atroces vengeanees, et fut de nouveau expulsé par Timoléon (346). T1 se retira à Corintho, où, pour subsister, il fut obligé de tenir une école publique,

4. Timoléon rendit à la Sicile &on ançienne prospérité ;. il la délivra des tyrans qui la désolaient et reprit aux Carthaginois presque toutes leurs possessions, Un bonheur constant accompagnait toutes ses entreprises ; il établit des lois sages et abdiqua en 337.

5. Plus tard, le fils d’un potier, Arathocle, s'empara du pouvoir et l’exerça avec la pius horrible tyrannie, Audacieux jusqu’à la témérité, au moment où les Carthaginois l’assiégeaient dans Syracuse, il s'embarque avec son armée, porta la guerre au sein de l'Afrique et força Carthage À faire Ia paix (289).

6. Quelques années après, un secours donné par les Romains aux Mamertins, révoltés contre Hiéron, roi

3, Que sait-on de Denys l’ancien ? De Denys le jeune ?—4., Comment Timoléon gouverna-t-il la Sicile ?—5. Que sait-on d’Agathocle ? —6. Quelle fut Porigins. de 18 Première guorre punique ? Que fit de remarquable le consul Duillius ? Lu

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de Syracuse, fut l'origine de la première guerre punique (264). Cependant Carthage, puissance mari. time, ne pouvait être définitivement vaincue que sur mer. Les Romains construisirent une flotte, et, malgré l'imperfection de leurs vaisseaux, leur consul Duillius gagna, par un Stratagème, le premier combat naval.

7. Bientôt le consul Régulus, après avoir battu une flotte .carthaginoise près d'Ecnome, fit une descente en Afrique et vint assiéger Carthage qui demanda la paix; mais il voulut imposer aux vaincus des conditions intolérables, et sa rigueur réveilla leur énergie. Le Lacédémonien Xanthippe, commandant leurs troupes, battit à son tour Régulus, près de Tunis, et le ft prisonnier. Au bout de quelques années, les Carthaginoïs lui donnèrent la liberté sur parole, afin qu'il accompagnât la députation chargée de demander

Rome l'échange des prisonniers. Au lieu d'appuyer cette proposition, il ne prit la parole dans le sénat que pour en dissuader ses concitoyens. Il revint ensuite reprendre ses fers à Carthage, où on le fit mourir dans les plus affreux Supplices (250).

à guerre dura encore plusieurs ‘années, jusqu’à ce que la grande victoire navale des Romains remportée par le consri Lutatius Catulus, aux îles Egates, for- Gât les Ca’thaginois à subir une paix désavantageuse (241). Vers cette époque, les représentations théâtrales et les combats de gladiateurs furent introduits à Rome.

8. Les Curthaginois avaient cherché à compenser leurs pertes en étendant leurs conquêtes en Espagne. Amilcar Barcaet son fils Annibal s’y illustrèrent leurs victoires. Rome s'en inquiéta, et voulut mettre des bornes aux progrès de ses rivaux. Le jeune Annibal n’hésita pas À ranimer la guerre en détruisant ns ville alliée des Romains ; aussitôt il traversa la Gaule avec une étonnante rapidité, et tomba inopi-

7. Que sait-on de Rég'ilus ? Quelle fut sa fin ? Comment les te thaginois firont-1ls forcés à in

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ut le pr 2 exploit du jeune Annibal, en Espagne ? Qu'en treprit-il ensuite - ;

nément sur l'Italie (218), à la tête do 70000 soldats,

9. Publius Scipion entreprit de l'arrêter ; il fut défait sur le Tésin, et Sempronius, son collègue, sur la Trébie. . Les Carthaginois continuèrent leur marche, Caïus Flaminius alla à leur rencontre; mais son im-

rudence le perdit: attirée dans un vallon, près du pe de Trasimène, son armée fut cernée de toutes parts, et presque entièrement détruite.

10. Les Romains, épuisés par leurs pertes continuelles, mirent à la tête de leurs armées le prudent Fabius, qui, sans compromettre par des batailles le succès de la guerre, chercha à user les forces d’Annibal par ses ruses et ses lentours. Il parvint une fois à l’enfermer dans un défilé; mais l’habile Carthaginois sut se tirer du mauvais pas : il attacha des fagots de bois sec aux cornes d’un grand nombre de bœufs, y mit le feu, et le: :h:88a durant la nuit dans les montagnes où étaient ;:: }omains ; Ceux-ci effrayés de cet étrange spectacle :: iront la fuite, et donnèrent passage aux Carthagincis,

H. L'impétueux Varron, par son imprudente té. mérité, fit perdre aux Romains le fruit de la savante Campagne de Fabius; il fat vaincu à cette fameuse bataille de Cannes, livrée contre l'avis de Paul Émile, où périrent cinquante mille Romains (216). Annibal put envoyer à Carthago trois boisseaux de bagues, tirées des doigts des chevaliers romains tués dans le combat. Cependant son armée s’'affaiblissait ar ses victoires mêmes, et il fut obligé de demander de nouvelles troupes (216). La lâche inimitié d’une faction rivale fit refuser à Annibal des secours indispensables ; réduit à ses seules ressources au milieu d’un pays ennemi, il se vit arrêté dans la carrière de ses triomphes,

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