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ucopétra (146). La liberté grecque avait péri glorieusement, 1 ais sans retour. Le sénat n'avait plus besoin de.ménager les vainous. Corinthe, l’une des principries villes de la ligue, fut livrée au pillage, et ses habitants devinrent esclaves; la Grèce entière ny one en province romaine sous le nom d’Achaïe
ç 22. Rome avait juré la ruine de Ca::thage ; mais les rétextes lui manquaient, Le roi des Numides fou:nit ientôt aux Romains l'occasion d'intervenir. Secrè-
tement encouragé par ces derniers, Massinissa avait :
enlevé plusieurs provinces aux Carthaginois. Ceux-ci ayanten vain réclamé l'arbitrage et la justice du sénat,
out de patience, prirent les armes. La dernière lutté de Carthage fut terrible : hommes, femmes et enfants, tous se dévouèrent à la défense de leur patrie, tous fabriquaient de nouvelles armes. Les palais même et les places publiques furent changés en ateliers, et, comme l'on manquait de chanvre pour faire des cordes, les femmos donnèrent leurs chovenx; en- : fin, on jurc. de s'ensevelir sous les débris de ia ville plutôt jee do la livrer,
23. Le siége de Carthage dura deux ans, ot plus d’une: fois les Romains eurent à se repentir de leur audace, Il fallut tout le talent, toute k bravoure du jeune Scipion milien, fils de Paul Émile et petit-fils de Scipion l’Africain, pour vaincre l'opiniâtre résistance des assiégés. A la fin la ville fut prise, et presque tous les habitants furent passés au fil de l'épée; le carnage fut horrible, et on ne cessa de tuer que lo : Septième jour. Ainsi périt Carthage; son territoire devint une province romaine (146). Scipion fut ho-
22. Quel fut le prétexte de Ia troisième £uerre punique ? Quelle fut la conduite du peuple de Curthage dans cette guerre ?—23, Combien de temps dura le siége de Carthage ? P prise ? Quel fut le sort do sos habitants ?
ar qui cette ville fut-elle
noré à Rome d'un triomphe digne de ga victoire, et reçut le surnom de second Africain.
24, Quoique les Romains eussent chassé les Carthaginois de l'Espagne, ils étaient cependant loin d'en avoir dompté tous les peuples. Une ville du nord de ce pays, Numance, s'immortalisa par une défense désespérée. Trois armées romaines s'étaient brisées contre ses remparts; l'une d'elles avaient mêmo capitulé, quand Scipion Émilien, le destructeur de Carthage, ' vint assiéger cette autre Sagonte. Son premier soin fut de rétablir la discipline parmi les soldats, de serrer étroitement la ville et d’effrayer ses auxiliaires par de terribles exécutions, Alors la plu partdes Numantins, réduits à la plus affreuse détresse, mirent le fou aux remparts de la ville, et so jetèrent dans les flammes. Le reste se rendit aux Romains. Scipion en garda cinquante pour servir d'ornement à son triomphe, vendit les autros, et distribua le territoire aux peuples voisins, alliés de Rome (15),
25, Ainsi tout réussissait aux Romains: leur domi. nation s'étendait avec une effrayante rapidité. L’'année 148 avait vu la Macédoine devenir province de la république; en l’année 146, la Grèce éprouvait le même sort; la même année Carthage, ct, treize ans plus tard, Numance étaient détruites. ÆEn 133, Attale, roi de Pergame, légua au sénat ses États, qui formèrent la province d'Asie. Au-delà des Alpes, les Allobroges (Savoie et Dauphiné) et les Arvernes (Auvergne) s'avouèrent vaincus etsoumis, Sous prétexte de secourir, Marsoille, leur alliée, contre les barbares, ses voisins, les Romains s’établirent dans le pays. Sextius fonda la colonie d'Aix, en 123; Martius, en 118, Narbonne, et le pays, conquis sous le nom de province romaine, s'agrandit des Pyrénées aux Alpes, et des Cévennes à Ia Méditerranée.
24. Qu’était-ce que Numance ? Par qui fut-elle assiégée ? Quelle fut sa À Lan Sur quels pays venait de s'étendre la domination romaine
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Depuis la conquête de la Grèce et le Tribunat des Gracques, jusqu'au premier Triumvirat (133-60).
1. En ravissant aux autres peuples leur liberté, Rome ébranlait la sienne. Si les distinctions entre les patriciens et le peuple avaient disparu, il s'était formé une nouvelle aristocratie d'argent plus odieuse que la première. Depuis longtemps déjà les passions populaires grondaient sourdement; elles éclatèrent tout d’un coup, et leur explosion jeta Rome dans un
and péril. Les Gracques furent les premiers auteurs 2e ce mouvement démocratique continué par Marius ettraversé par de cruelles vicissitudes, avant de triompher avec César. Les guerres civiles une fois com. mencées, ne finirent qu'avec la république elle-même, | 2. Le peuple, toujours opprimé par les patriciens, réclamait sans cesse les libertés qu'on lui avait pro- Mises. Co fut alors que Tibérius Gracchus, et, quelques années après, son frère Caïus, petite-fils de Scipion l’Africain par leur mère, tous deux éloquents et ambitieux, prirent sa défense et entreprirent une réforme sociale. Ces deux tribuns obtinrent tour à tour une puissance immense, et ils effrayèrent la tyrannie des patriciens; coux-ci, tremblants pour leurs biens injustement acquis, pour leur pouvoir usurpé, renversèrent leurs ennemis à force d’intrigues et de violences. ' Tibérius ce et, dix ans après, Caïus, furent assassinés sur la place publique par les patriciens: Mais bientôt parut Marius, qui devait les venger et relever le parti populaire ; cet homme fameux commença à so faire connaître dans la guerre contre Jugurtha,.
1. Qu’avait fait Rome pour elle-même, en ravissant aux autres ep les leur liberté? Quelle sorte d’aristocratie avait alors Rome ? uels furent les premiers auteurs du mouvement démocratique qui venait de se manifester ?—2, Que réclamait le peupie ? Quels furent ses défenseurs ? Quelle fut ls fin de Tibérius et de Caïus Gracchus ?
3. Micipsa, roi de Nnmidie, so sontant près de mourir, partagea ses États entre sos doux enfants ot J'ugurtha, sôn neveu, et les mit sous la protection romaine, Dévoré par l'ambition, l'infimo Jugurtha trempa ses mains dans le sang de ses cousins, et envahit leur héritage. Cité à Rome pour rendre compte de sa conduite, il osa se présenter ; il corrompit les sénateurs, commit impunément un meurtre dans Rome même, et partit en s'écriant: © ville / tu serais à vendre & lu trouvais un acheteur. Leo sénat, cependant, fut forcé de lui déclarer 1a guerre (112).
4. Les premiers combats furent avantageux à Jugurtha, qui s'était allié à Bocchus, roi de auritanie, ‘t achotait ses ennemis comme il avait achoté sos juges; mais le consul Métellus, homme recomman- -dable par sa valeur et son désintéressement, l'eût -bientôt réduit à l'extrémité, et il allait recueillir lo fruit de sa victoire lorsque l’ambitieux Marius, son lieutenant, le supplanta, prit le commandement do l'armée de Numidie, et continua la guerre. Bocchus, craignant pour lui-même, demanda 1a paix aux Romains ; Marius la lui promit à condition qu’il livrerait Jugurtha. Sylla, questeur de Marius, fut chargé de Cette négociation, et emmena Jugurtha captif; il s’attribua l'honneur d’avoir terminé la guerre: ce fut une insulte que Marius ne lui pardonna pas. Telle fut l'origine de la haine implacable qui éclata entre ces deux Romains, et qui fut si funeste à la république entière.