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lui succéda (1152). Ce prince, après s'être rendu maître de toute l'Allemagne, porta la guerre en Italie j il attaqua les villes lombardes qui étaient alors indépendantes. Le pape Alexandre IT, qui savait fort bien que la liberté du saint-siége et de toute l'Italie était engagée dans cette guerre, soutint ces républiques contre le despotisme allemand, et eut la gloire de triompher de son terriblo adversaire, qui fut obligé, après sa défaite de Legnano, de signer à Venise un traité par lequel il reconnut la liberté de l'Italie et les droits du saint-siége (1177).
10. A l’avénement d'Innocent III, l'Allemagne était en proie à des divisions profondes, toujours suscitées par la même cause. Le parti guelfe y était représenté
ar Othon IV de Brunswick, et lo parti gibelin, par
hilippe de Souabe. Innocent se déclara pour Othon $ mais, après une longue lutte, la victoire s'étant décidée pour Philippe, le pape le reconnut (1198). Mais ce pres ayant été presque aussitôt assassiné, Innocent
t élire Othon à 8a place. Il no tarda pas à non repentir, car Othon se tourna contre son bienfaiteur, et l’obligea à l’'excommunier. La sollicitude du pontife se porta sur Frédéric, jeune prince de qe ans, du sang des Hohenstauffen, qu'il avait éjà fait couronner roi de Sicile (1212).
11. Frédéric II triompha d'Othon, et respecta le sAint-siége tant qu’il fat occupé. par Innocent III, à qui il était redevable dela conservation de son patrimoine et de son élection à. l'empire; mais il reprit, sous Honorius III et Grégoire fx les errements de s0s prédécesseurs, et fut excommunié. Innocent IV <a élevé sur le siége de saint Pierre, l’obstination de Frédéric l'obligea de s'éloigner de Rome et de se retirer à Lyon, oùil convoquaun concile général
10. En faveur de qui Innocent III se prononça-t-il ? Que fit Othon ? Qui les princes allemands élurent-ils à sa place ?—11, Quelle fut la conduite de Frédéric pendant le règne d'Honorius ? Pourquoi Frédério fut-ii ne Quel fut le successeur de Grégoire IX ? Que fit Innocent IV ? Quel fut le sort de Frédério IT ? Combien de
temps régna Conrad IV ? Cominent mourut Conradin ? Quelle est la faille qui succéda aux Hohenstauffen ?
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dans iequel l’'emparcur fut déposé (1245). , Cette sontence anéantit le pouvoir de Frédéric, qui ne compta plus. que des revers, et mourut accablé de chagrins (1250) C'était un prince habile et instruit, doué de grands talents politiques, législateur, ami des lettres etdes arts; mais par son despotisme et par la licence do ses mœurs, il ressemblait plutôt à un musulman, qu’à un chrétien, Sor, fils Conrad ne lui survécut que quatre ans, o& son peiit-fils, Conradin, porta sa tête sur un échafaud (1268). La dynastie des. Hohonstauffen, qu: avait causé tant de maux à l’ glise, sé: tôignit ainsi misérablement ; elle fut suivie en Allomagno d'un interrègne qui dura jusqu’en 1273, et qui amena los divisions les plus déplorables dans ces. contréss. Les électeurs mirent fin à cette anarchie,.en élevant au trône impérial la maison de Habsbourg,
SECTION II
Croisades et Chevaierie (1095-1270).
> 1. Sous les Comnènes, l'empire de Constantinople avait fait de grandes pertes. : Les Turcs Seldjoucides lui avaient enlevé la Mésopotamie et l'Arménie. Bientôt Malek-Shah ne laissa aux empereurs grecs, en Asie, que Trévizonde: Ilétait à craindre que l'Islamisme, prenant l'Europe à revers, ne recommençât la nde invasion arrêtée autrefois par Charles-Martel, ‘empire d'Orent on plutôt le Bas-Empire, était incapable de se défendre; ils’était beaucoup affaibli, en. 8e séparant de l'Eglise latine (857), et le schisme, consommé en 1054, par Michel Cérulaire, fat lo prélude de sa chute définitive. A l’avénement d'Alexis Ier 1081), l'empire était réduit à la plus grande détresse: 0 prince implora le secours des nations de l’Occident, onflymmées déjà par les prédications inspirées 1. Quelles provinoos les Turos Seldjoucides enlevèrent-ils aux em-
ercurs de Constantinople? Quelle étoit la sitastion äs l'empire Orient, à l’avénement d'Alexis Ier ? \
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2. Déjà Sylvestre II et saint Grégoire VII avaient conçu l'idée de ces expéditions saintes: co fut Urbain IE qui réalisa leurs projets. La querelle du sateidoce et de l'empire semblait; éteinte ; le pontife,
. tu concile de Clermont (1095), venait de lancer l'ana:
thème sur deux princes rebolles, Henri VI et Philippe Ier. Prêchant ensuite la paix au dedans et au dehors la croisade, il termina son discours. par ces Mots: ‘Dieu le veut”, qui devinrent le eri de ralliement des croisés. I! enflamma ses auditeurs d'un saint zèle ot distribua la croix, symbole du pèlerinage, à une multitude de tous pays, de toutes langues et de toutes conditions, Les croisades, xu nombre de huit 270), appartiennent en grande partie à l’histoire 6 France, puisque celle-ci y joua le principal rôle et qu'elle en rocueillit les fruits les-plus précieux.
8. Première ORosAne.—Dans la première chaleur de lVonthousiasme, les peuples 86 soulevèrent, et, après s'être choïsi des chefs au hasard, les plus ardents se mirent en route pour l'Orient sans se préoc- Cupér de leurs moyens d'existence. Mais, près ce
P'émier mouvement d’effervescence, les crc .:48 s’or-
ganisèrent régulièrement sous la conduite des princes lés pe illustres de la chrétienté. Godefroy de Bouillon, duc de la Basse-Lotraine, fut choisi pour
“être le chef de l'expédition. Il avait pour compa- Hé Hugues de Vérmandois, frère du roi de France ;
bert Courtc-Heuzo, duc de Normandie: Étienne, voté de Blois'et de Chartres : Raymond, comte-do Toulouse; Robert II, comte de Flandre; Bohémond
de Tarente, fils de Robert Guiscardet Tancrède;‘son
ve" L'évêqué da Puy, Adhémar do Monteil, = -“ésentait le pape on qualité do légat, ot était le t* ‘spirituel de’ l’armée, Ils so donnèrent rendézvous à Constantinople.
2. Quels furent les papes qui eurent les premiers l’idée des éroi-
sades ? Qui décida ln à Li bee croisade ?-3, Quels furent les chefs do la première croisade ?
DE Re ee : ee a en FRE =— annees ee