SECTION II, { ITALIE
1. La guerre des investitures avait plongé l'Italie dans une grande confusion. Les noms de Guelfes et de Gibelins y avaient perdu leur signification prim: tive pour s’appliquer, le premier, aux partisans de la démocratie, le second, à ceux de l’Empire. Partout ces deux factions furent une cause permanente de troubles. L'Italie, occupée au centre par le pape, com tait encore une foule d’autres États, tels RU les publiques de Venise, Gênes, Pise, Milan et Florence; enfin, le royaume français des Deux-Siciles.
2. Venise Er GÊNES. — Venise, fondée, à l’époque de l'invasion des Huns, gouvernée, depuis 697, par des doges ou ducs, s'était donné une constitution d'un
QE - 8. A quelle époque et sous qui le sceptre impérial se fixa-t-il dans ls maison d'Autriche ? Quel est le dernier empereur d'Allemagne qui ait été couronné à Rome ?
1. Quel résultat avait produit la guerre des investitures en Italie ? —2. Par qui Venise était-elle gouvernée ?
caractère purement aristocratique. Mhigré les révoltes
ét les conspirations, cette forme de gouvernement nt'A se consolider, |
8. À Gènes, au contraire, la faction démocratique, maîtresse du pouvoir, amena des révolutions fréquents, souvent même des appels à la domination étrangère. Les deux républiques entrèrent.de bonneïheurc en lutte, parce qu’ellés se disputaient le commerce de la Méditerranée et de l'Orient. La part active quo Venise avait prise à la quatrième croisade, lui avait livré presque tous les ports du Levant. Lo retour dés empereurs grecs à Constantinople fit triompher les Génois qui chassèrent leurs rivaux dela Grèce et nr interdirent le commerce de la mer Noire.
‘4, Les Vénitiens ne se nt no à cette décadence. Ils entreprirent contre les Génois la guerre de Caffa, qui se termina en 1355, à l'avantage de leurs rivaux, Une seconde guerre plus sérieuse éclata en 1378; les Génois, ayant défait la flotte vénitienno devant Pola, s'étaient emparés du port de Chiozza. Dans ce pressant danger, Victor Pisani, faisant appe! au courage de ses concitoyens, les obligea tous,
ourgéois et nobles, à prendre les armes et leur rfit
de mourir pour sauver l'État. Il fut assez heuroux: pour détruire la flotte génoise en l’enfermant dans Chiozza (1880). La paix fut conclue l’année suivante. . Venise reprit dès lors l'avantage pour ne lus le perdre. Supérieure par la stabilité de ses institutions, Venise fit encore d'importantes conquêtes.
‘De peuple et lés patriciens de Venise et de Gênos avaient des goûts magnifiquos;.ils convrirent leurs villes do palais de marbre et d’églises splendides, qui firent l'ornement de l'Italie et du monde. AT 16% Misan mr Pise.—Milan défendit longtemps, à la tête des cités lombardes liguées sous le patronage des
‘8. Pourquoi Venise ét Gênes étaient-elles en lutte ?—4. Qui.fut victorieux dans la guerre de Catfa ? Qu’arriva-t-il dans la guerre de Chiosth ?° Quelles ên forone les conséquences pour les Génois ? Que devint Venise ?-—5, Quelle fut pendant longtemps l'attitude de Milan ?
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