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‘et ses prétentions à Louis XI, logs plus tard le prétexte des guerres d'Italie.
‘gne et los Gibelins, tandis que celni des Angevins réprésentait la politique du Saint-Siége et du parti
uolfo en Italie. Robert-le-Sage, fils et successeur de Jharles IT d'Anjou (1309-1343), n'eut pour héritière
‘qu'une fille, Jennne lère. Cette princesse, mariée au
fils du roi de Hongrie, ne lnissa qué de honteux souvenirs. Son héritior était Charles de Duras, mais elle lui préféra Louis 1er, frère du” roi de France, Charles V, le fondateur de la seconde maison d'Anjou (582. Charles de Duras l’emporta sur son rival en faisant
étrangler Jeanne. | T 11. La maison de Duras ou dé Durazzo eut une fin ee somblable à celle de la maison d'Anjou. Jéanno Il de N aples, n'ayant pas d'enfants, adopta d'abord Alphonse d'Aragon. Réné d'Anjou, descendant de Louis, adopté lui-même par Jeanne II, en 1434, voulut en vain faire valoir ses droits : il Ligne ses domairies uneste qui devint
12. Les LeTrres er LES ARTs EN IraLte.—La langue et la littérature italiennes profitèrent du voisinage de la langue et de la poésie provençales, très-florissantes dans le onzième et le douzième siècle. Les troubadours provençaux furent les premiers maîtres des plus anciens poêtes de l'Italie. Mais, per un effort de son génie, le Florentin Dante créa, pour ainsi dire à la fois, la langue et la poésie de son pays, en élevant l’idiomie populaire à la hauteur de ses inspirations. La Divine comédie nous offre le LL arm attachant d’une âme forte, tendre et sincère qui, de l’Enfer au Purgatoire, du Purgatoire au Paradis, monte, s’épure et se dépouille peu à peu des passions violentes et grossières pour arriver, par -le repentir, à la sérénité de la résignation et de l’espérance. Pétraque, d’Arezzo, célèbretour à tour dans ses Canzoni, la fontaine de Vaucluse, la liberté et la gloire de l’Italie. Il reçut à Rome, le jour de Pâques. 1341, la couronne de laurier, date mémorable dans l’histoire des lettres. L’historien Villani, contemporain de Dante, et le conteur Boccace, ami dé Pétraque, fixèrent la prose italienne,
Terre privilégiée, la Toscane fut le berceau des arts comme des lettres. C’est Pise qui, la remière, élève des monuments remarquables, où l’architecture iouvelle commence SAéploer son génie en dehors du genre byzantin et du gothique. L’Ar-
RS LUE 07" Te PNA NN RSS AR EUR 11. Comment finit la maison de Durasso ?—12, Où en étaient, à cette époque, les lettres et les arts en Italie ?
Shitecte Brunelleschi, les sculpteurs Ghiberti et Donatello, "ous trois Florentins, régénérèrent l’art, dans la première moi: tiédu XVe siècle, en à pion, avec une originalité puissante, des modèles antiques. Cimabué et Giotto de Florence, furent les pères de la inture moderne. Masaccio, leur compatriote, mort en 1443, vograis ans, laissa des sujets d’étude à Léo- Hard ard de Vinci. et à Raphaël.
re SECTION II.
1 1: Philippe-le-Bel avait laissé trois fils, Louis dit le Hutin, Fhilippe V, ditle Long et Charles-le-Bel, ee montèrent successivement sur le trône, mais aucun
eux n'eut le'bonheur de transmettre la couronne à %n de ses enfants. Louis X ne régna que deux ans Gad. Sous son règne, Charles de Valois exerça la ? us grande autorité ; il fit augmenter les impôts, venit les charges judiciaires, et rappela les Juifs moÿeonant une contribution qu'il leur fit payer. Louis X mit aux serfs royaux de racheter leur liberté, en disant que suivant le droit de la nature chacun doit “naître franc.
2. Feu après le couronnement de Philippe V, le Long, plusieurs provinces furent affligées d’une cruelle mortalité; les Juifs, accusés d'avoir fait empoisonner les puitset les fontaines, furent de nouveau chassés de Mränos et dépouillés de leurs richesses.
8. Charles IV, dit le Bel, étant monté sur le trône, fit la guerre aux Anglais, leur prit plusieurs villes: mais, plein de justice et d'équité, il les rendit ensuite, Par le même motif, et pour ne pas rallumer le fou de la guerre, il refusa la couronne impériale que lui fit offrir le pape Jean XXII. Avec lui s'éteignit la , première branche des Capétiens, qui avait répné de
187 à 1328, et donné quatorze rois, 1. Combien Philippe-le-Bel laissa-t-il de fils ? Quel fut son suc-
cosseur ?—2. Que sait-on de Philinpe-le-Long ?—9, Que s6 passa-t- Îl sous Le règne de Charles-le-Bel
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YRANOS. 171
“#4, En vertu de la loi salique, Philippe VI de valois, it-fils de Philippe III dans la ligne masculine, fut lové Sur le trône de France (1328). Il fut le premier roi de la branche des Valois, seconde dos Capétiens, Son règne fut signalé par de grands événements. Ce fat sous lui que commença (1338), entre la France et l'Angleterre, la guerre dite de Cent Ans. Elle eut pour cause les prétentions d’Édouard III à la couronne de France. D'abord ses troupes de terre gagnèrent la mémorable victoire de Cassel (1328) sur les Flamands révoltés; mais son armée navale fut défaite par les Anglais au combat de l'Écluse : 340). Six ans aprés il Po la bataille de Crécy, où périrent une multitude e gentilshommes français. Par suite de cette victoire, Édouard III, roi d'Angleterre, se vit maître d’une Le de l’Artois, et en Ier de la ville de alais (1347). Une épidémie, jusqu'alors sans exemple, vint se joindre aux malheurs de la guerre et aux désastres d’une horrible famine. Sous lui la France fut écrasée d'impôts. C’est par lui que fut créé l’im- Ôt du sel ou gabelle. Philippe VI, de Valois, accrut e domaine de la couronne de la seigneurie de Montpellier, du Vionnais et du Dauphiné, qui lui fut cédé jar Humbert II, à condition que l'héritier présomptif u trône de France porterait le titre de dauphin. 5. Philippe de Valois eut pour successeur, Jean, surnommé le Bon, son fils (1350); ce prince ayant sur. ris Charles-le-Mauvais, roi de Navarre, qui ravageait à France, le fit mettre:en prison. Alors quelques mécontents, profitant de l’occasion, embrassèrent lo parti de Charles, et continuèrent d'agiter l'État.
6. Édouard III, roi d'Angleterre, croyant le moment favorable, déclara de nouveau la guerre à la France; et s’avança vers Poitiers. L’ardeur de l'armée françaisé la précipita dans le malheur; ello fut défaite, et le roi Jean tomba entre les mains do l’onne-
4. Quel fut lo premier roi de la branche des Valois ? Que sait-on
üe pis remarquable du règne dé Philippe dé Valois ?—5. Qui est-c@ qui succéda à Philippe de Valois ?— Ô et par qui le roi Jean fut-il fait prisonnier ?
172 | HISTOIRE DU MOYEN-AGE, mi (1356). Alors Charles-le-Mauvais sortit de prison, se joignit aux Flamands et aux Anglais, et en peu de jours la France se vit presque entièrement envahie par. de puissantes armées; Paris même ne dut son salut ve la valeur de ses habitants, commandés par Marcel, prévôt des marchands.
7. Le roi Jean, fatigué de sa captivité, fit conclure avec le roi d'Angleterre, qui avait de nouveau envahi la France, le traité de Brétigny, un des plus désastreux de l'histoire de France (1360), La Guyenne, le Poitou, la Saintonge, le Limousin, le Périgord et l'Angoumois étaient abandonnés aux Angine avec mine rânçon de trois millions d’écus d’or, N'ayant pu aÿer toute la somme promise, et apprenant que le uc d'Anjou, son fils, retenu comme otage à Londres, venait de #évader, il retourna.en Angleterre par. un scrupule de loyauté, se constitua prisonnier.et mourut peu après (1364), sans avoir revu son pays.
:,.8. Pendant la détention de Jean-le-Bon,. son fils
Charles V, surnommé le Sage, gouverna la France. Ce prince, qui prit le titre de roi après la mort de -son père, aidé du fameux DuGuesclin, défit Pierre-le ‘Cruel, roi de Castille, battit plusieurs foisles Anglais, et reprit sur eux un grand nombre de villes et de provinces qu’ils avaient envahies sous, le règne de ses prédécesseurs. Il protégea le commerce, l’agriculture -et les sciences, fit construire la Bastille et les châteaux de Vincennes et de Saint-Germain. Ce bon prince disait souvent: ‘ Je ne. trouve les rois plus heureux ‘que les autres hommes, que parce qu'ils ont plus de pouvoir defaire le bien.” 049, Charles VI n'avait pas douze ans À la mort de ‘son. père Charles-le-Sage, (1380). Sa minorité fut remplie de troubles. . Ayant perdu la raison (1392), -80s oncles, les ducs de Bourgogne et de Berry, se disputèrent l'administration des affaires, et bientôt la 7. Quel fut le résultat du traité de Brétigny ?—8. Qui ost-c0
squi gouverne la France pendant la détention de Jean-le-Bon?—9, Quel fut le successeur de Charles-le-Sage ? Quelle fut la minorité do
Charles VI? Que so passa-t-il durant la démence du roi ?
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Fa
FRANCÉ. . 173
France fut plongée dans tous les malheurs qui résultent: d'une guerre civile. Henri V, roi d'Angleterre, profitant de ces tristes circonstances, s’empara de pres-. que toutes les places importantes, et se fit déclarer régent et héritier présomptif de la couronne de France. Le jeune Dauphin s'était retiré à Bourges avec: le peu de troupes qui lui étaient restées fidèles. A la mort de Charles VI, Henri VI fut proclamé à Paris roi de France et d'Angleterre, par une faction qui s’é-! tait vendue à lui. OH} :
10. Lo dauphin, Charles VII, devenu roi, faisait d'inutiles efforts pour repousser les Anglais, lorsque Jeanne d’Arc, jeune bergère de la Lorraino, lui fut présentée comme ayant reçu du Ciel l’ordre et le pouvoir de délivrer la France. Sous ses ordres, les troujes de Charles battirent les Anglais d’abord à Orléans, et ensuite sur tous les points de la France jusqu’à Reims, où elle conduisit le roi pour lo faire sacrer. Jeanne voulut alors se retirer ; mais elle s'était rendue trop nécessaire, et le roi la retint.
Peu après, elle tomba entre les mains des Anglais, qui se couvrirent à jamais de honte en la condamnant à une mort atroce, qu’elle subit avec une résignation toute chrétienne (1431). 5 ‘11. Cette triste vengeance ne servit qu'à affaiblir la puissance des Anglais. Bedford fut défait à Grerber6y, et le connétable de Richemond' détacha de son âlliance le düuc de Bourgogne. Charles VIL:fit son entrée à Paris l’année suivante, et revint habiter le palais de’ ses ancètres. On reprit aux Anglais Meaux, ontoise, Dieppe et presque” toutes leurs provinces. Une trêve fut conclue à la suite de toutes ces guerres ; ais à son expiration, les succès des armées françaises continuèrent. Elles s'emparèrent de toute la Picardie 1450), et Dunois, chargé de la conquêtede'la Guyenne, s’empara de Bayonne et de Bordeaux, et ruina les espé-