AVARICE
Uanarieé est un des vices qui dégradent ôt qui déconsidèrent le pins les clercs. Il n*en est point par conséquent qu'ils doivent éviter avee plus de soin, car rien ne paralyse davantage le ministère sacerdotal et ne nuit plus & la considération des prêtres. Aussi les canons Higigitur, 3, distinct, 23, et Qucero ergày caus. 6, quœ$t. 1, e, 21, comparentravaric« à l'hérésie. Quœro ergd, ^^ peceet graviùs, an qui nesciens in hœresim ineurriî, an qui seiens ah aearitid, id esf^ ab idolâtrie non reeesserit ? Secundum quidem illam regulam, qud peceata scientium peccatis ignorantium prceponuntur, avaruê eum scientid vincit in seelere, sed ne forte hoc fiât, facit in hœreêi sceleris ipsiug ma-gnitudo, quod facit in avaritiâ icientis admissio, ut hœreticus nesciens avaro scienti coœquatur.
Le canon Cum omnis 20, caus. 1, quœst. 1, d'après Tapôtre saint Paul, regarde Yavarice comme une espèce d'idolâtrie. Cum omnis avaritiâ idolorum sit servitus, quisquis hanc, et maxime in dandis ecclesiasticis honoribus, vigilanter non prœcavetj infidelitatis perditioni subjicilur, etiamsi tenere fidem, quam negligit, videatur. Nous pourlions citer d'autres canons qui parlent dans le même sens et avec la même énergie contre ce vice qui est la source de tant d'autres et qui conduit trop souvent le clerc à la simonie. (Voyez simonie.)
Les ecclésiastiques qui ont pris le Seigneur pour leur partage, et
3ui ont ordinairement de quoi vivre honnêtement et modestement es revenus de TÉ^lise ou de leurs biens patrimoniaux, doivent s'appliquer particulièrement les paroles suivantes que saint Paul adressait à son disciple Timothée : Habentes alimenta, et quibus tegamur, his contenti sumus. Nam qui volunt divites fieri, incidunt m tentationem, et in laqueum diaboli, et desideria multa inutiliaet nociva,, quœ mergunt hominem in interitum et perditionem (I, cap. 6.)
C'est pour détourner les clercs du détestable vice de Yavarice auquel ils doivent être totalement étrangers que les saints canons leur ont expressément défendu le commerce, les jeux, qui magis fortuné, quàm arte, vel industrie ludentium reguntur, et certaines choses qui sont désignées dans le canon Clerici, 15, de Vitd et konest. cleric. Clerici officia, vel commercia secularia non exerceant, maxime inhonesta.
Afin d'éloigner jusqu'à l'apparence de Yavarice, et pour étouffer tout ce qui pourrait la faire naître, les saints canons ne se sont pas contenté d'intimer des défenses aux clercs, mais ils leur ont encore prescrit différentes choses propres à détacher leur cœur des richesses périssables. D'abord, ils doivent employer en aumônes et en d'autres bonnes œuvres, leur superflu et tout ce qui leur vient do l'Église. (Can, Quia tua, caus, 12, qu, 1; can. Res Ecclesiœ; can^ Clericus, eâd. causé 12, q, 1; can. Quoniam quidquid, caus. 16 4. ^u. 1 . ) 2^ Us doivent au moins laisser ce qu'ils possèdent aux églises