‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastiqueChapitre 136 sur 408 · TRÊVE DE DIEU · texte numérisé non relu

TRÊVE DE DIEU

n est beaucoup parlé dans l'histoire ecclésiastique et dans les conciles, notamment dans ceux du onzième siècle, de la paix que les évéques voulaient établir, autrefois, pour empêcher les desordres que commettaient les seigneurs dans leurs guerres particulières. Cette paix n'ayant pu être établie en France, dit Fleury (1), on se réduisit à une trêve pour certains jours , c'est-à-dire , que depuis le mercredi au soir jusqu'au lundi matin, personne ne prendrait rien par force, ne tirerait vengeance d'aucune injure, et n'exigerait point de gage d'une caution. Quiconque y contreviendrait, paierait la composition des lois, comme ayant mérité la mort, ou serait excommunié ou banni du pays. On nomma cette convention la trêve de Dieu, et l'on crut qu'il l'avait approuvée , par un grand nombre de punitions exemplaires sur ceux qui l'avaient violée. On y consacra les derniers jours de la semaine plutôt que les autres, en vue des

(1) Histoire ecclésiastique, lie. Lix, n. 41

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