AGIER
Pierre-Jean Agier, né le 28 décembre 1748 à Paris, y mourut le 22 septembre 1823, président de chambre à la cour royale de Paris.
II embrassa avec chaleur la oause de TÉ^lise constitutionnelle, et il Ta soutenue jusqu'à la fin de sa carrière franchement et sans détour. Le président ié^îer ne se borna pas, pendant sa vie, à la carrière de la magistrature; il ambitionna celle d'écrivain, et a publié, sur différentes matières, vingt-deux volumes , sans compter les brochures de circonstance et divers articles fournis à la nouvelle édition de IV nisart et à la Chronique Religieuse. Nous ne citerons que les deux qui suivent : Traité sur le mariage dans ses rapports avec la religion et 1(4 lois nouvelles de France, 1800, 2 vol. in-S**; Justification de Fra-Paok Scarpi, 1811, 1 vol. in-8<>. Dans ces deux ouvrages , comme dans tous les autres sortis de sa plume, Agier a été le défenseur du jansénisme. Il dit en propres termes, dans son Traité du mariage, où il attaque le concile de Trente, que cette assemblée est dépourvue^ tout earactére d'œcuménieité. Il n'en faut pas davantage pour faire connaître et apprécier la doctrine de cet auteur.