BOUCHEL
Laurent Bouchel ou Bochel, avocat au parlement de Paris , mort dans un âge avancé en 1629, était de Crépi en Valois. On a de lui plusieurs ouvrages pleins d'érudition. Le^ décrets de l'Église gallicane, Paris 1609, 1621 /m-îo\io. Bibliothèque du droit /ran^raw, Paris, 1671, 3Vol. in-folio. Bibliothèque canonique, 1689,2 vol. in-folio. Ces ouvrages sont dirigés par les bons principes et bien éloignés des fausses maximes qui depuis se sont introduites dans le droit civil et canonique. Cependant dan s les Décréta Ecclesiœ'gaUicanœ, il y a certaines tendances qui ont fait mettre cet ouvrage à Y index, Donec corrigatur, par un décret du 3 juillet 1623. Cette collection, si elle était corrigée, serait fort utile, car elle renferme toutes les décisions synodales de France ; elle est d'ailleurs faite avec beaucoup de soin et rangée par ordre de matières.
BOUIX.
M. l'abbé Bouix, ancien jésuite français et actuellement à Rome, publie à Paris, à laUbrairie Lecoffre,une série de traités sur le droit canonique dont voici l'énumération : 1® De principiis juris canoniei, un vol in-8<* ; 2° De Capitulis, 1 vol. in-8<>; 3° De Jure liturgico, un vol. in S^' ; 4** De Jure Ecclesiœ relative ad societates civiles ; 5* De Papa; ^^ De cardinaHbus, legatis et nuntiis; VDe Romanis eongregationibus;
MA BOOLAY (DU).
&* Sh Efiteofii; 9 De Pm^ocho; \0^ De religioeUordmilmê. Les trois premiers de ees traiiés ont paru et peuvent faire j%ger à» oe que seront les autres. Us sont écrits arec beaucoup de méthode et dans des principes très orthodoxes. A noire aris, M. l'abbé BomiXy dans oertaines questions, est un peu exs^éré. Sauf ce U^r difao^, ses ouvrages sont appelés à servir utilement l'Église, surtout dans les séminaires. Il agite et traite fort bien un grand nombre de questions d'un haut intérêt pour la France. Nous ne saurions que nous réjouir de la publication de ces divers traités et d*en recommander Fétude.
Quand nous disons que, sur quelques points, il y a peut-être un peu d'exagération dans les Inêtitutions canoniques de M. Bouix, qu*on n'aille pas croire que nous partagions en cela le sentiment de M. Delacouture qui en parle ainsi (1) : •« On peut dire à Favance ce « que sera le nouvel ouvrage de droit canon qu'on tarde si peu à « nous annoncer. Sacrifier impitoyablement nos usages et nos liber- « tés, resserrerla juridiction des évéques dans les p»is étroites limi- « tes, exagérer sans mesure les droits de la puissance spiritadle, " enfin trancher toutes les questions dans le sens le plu» entré; tel « est, il y a tout lieu de le présumer, l'esprit qui dominera dans ces t nouvelles Inêtieuiione canoniques. A ee point de vue, il faut en em^ * venir, elles seront bien le conire-pied du Manuel de M. LeqvMEx. • Ce sera 14, sans doute, leur mérHe. Ce jugement, dm reste, est d'une exagération outrée, car si l'ouvrage de M. Tabbé Bouix était tel qu'on veut bien le dépeindre ici, nou» serions le premier à le blâmer et àlui annoncer le même sort qu'à celui de M. Lequeux. A Rome, qu'on le sache bien, on aime encore moins qu'en France les exagérations. On n'y veut pas plus qu'on porte atteinte aux droits des évéques qu'à ceux du Saint-Siège ; on sait y respecter aussi bien et mieux qu ailleurs les vraies libertés et les usages légitimes. (Vot^ uaAGEs.)
M. l'abbé Bouix a encore publié un volume in-8^, intitulé : Du concile provincial, ou traité des questions de théologie et de droit canon qui concernent les conciles provinciaux. Cet ouvrage a mérité la recommandation de plusieurs éminents prélats et un bref du Souverain Pontife, en date du 20 décembre 1851. L'auteur Ta divisé en cinq parties ; la première traite de la nature du concile provincial , la deuxième des personnes qui composent le concile et de leurs attributions ; la troisième du concile par rapport au Saint-Siège ; la quatrième des opérations du concile provincial et du droit qui les règle, et la cinquième du cérémonial.