RELIQUES
nales, et ea$ pcusim ostmdunt christianœ religùmi detracium Ht sœpiui : Ne inposterum detrahatur prœienti decreto êtatuifnue, ut antiquœ reliqtUœ amodo extra capsam nullatenuê ostendanturj nec eœponantur vénales. Inventas autem de novo netno publiée venari prœsumat, nisipriùs auctorilate romani pontificis fuerint approbatœ. Prœlati vero non permutant eos qui ad eorum ecclesias causa venerationis accedunt^ variis figmentis, aut falsis doeumentis decipi, sieut in pkrisque locis oecaeione quœstûs fieri consuevit. (Cap, Cumexeo, 2.)
On ne défend point de vendre les calices et les tableaux, parce que la matière du calice et l'industrie du peintre sont estimables à prix d'argent; mais dans les reliques des saints il n'y a rien qui puisse être estimé.
Les reliques des saints doivent être environnées d'honneur, et Ton ne doit les exposer à la vénération des fidèles que lorsqu'elles sont reconnues et approuvées de l'ordinaire. [ConciL, Avenion., ann. 1849, titul, II, cap. 2; Concil, Lugd.,pag. 61.)
Le culte d'une relique établi dans une église, et autorisé par des miracles, j attire les fidèles, même des pays éloignés, c'est ce qu'on appelle pèlerinage. (Voyez pèlerinage.)
Le culte ou la vénération des reZigue^ a toujours été pratiqué unanimement dans l'Eglise : tous les pères l'ont regardé comme trèsancien : ils en ont parlé comme d'une pratique qui leur était venue par tradition. On voit par les actes du martyre de saint Ignace, que rÉglise honore comme un de ses anciens martyrs, que les fidèles reçurent ses reliques avec un respect religieux. (Voyez saint.)
« Qu'on dépose dans les églises et dans les monastères, disent d'anciennes constitutions de l'Église d'Orient, les corps des saints martyrs, et de tous ceux qui ont combattu avec succès pour la défense de la foi de Jésus-Christ, afin que leurs précieuses reliques procurent du soulagement aux malades, aux infirmes, aux languissants, et à tous ceux qui ont besoin de quelques secours. Qu'on en fasse tous les ans parmi les chrétiens la commémoration, et qu'on ne les regarde pas comme des morts ordinaires, mais qu'on les honore avec un profond respect, comme les amis de Dieu, et comme le diadème et la couronne de TËglise, puisque, par l'effusion de leur généreux sang, ils ont relevé la vigueur et l'éclat de la foi chrétienne au-dessus de toutes les religions étrangères (1). »
Aussi, les curés des paroisses, dit le concUe de Bourges de Fan 1850, doivent s'appliquer avec un soin tout particulier à rendre et à faire rendre aux saintes reliques tout l'honneur qui leur est dû , et faire en sorte qu'elles soient renfermées dans des châsses ou reliquaires propres et convenables. Si elles ne restent pas ordinairement sur l'autel, on doit les renfermer dans un lieu décent et fermant à clé. Dans certaines circonstances , on doit les livrer avec toute la pompe et le respect possible àla vénération des fidèles. Maisiln'est
(1) Le P. Labbe, Sacrotancia concilia^ iom, n, pag, 350.
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jamais parmis de lea mettre sur Tautel dans le lieu où Ton expose le saint sacrement ou sur le tabernacle. On ne doit pas les porter dans les processions ou les prières publiques, sans en avoir obtenu la permission de Tévèque. (bscret, de Reli^iiê.)
La congrégation des rites défend de porter sous le dais les reltqa9ê dansles processions. (Décision du 23 mtxn 1686.) Quand on enoense la vraie croix, le célébrant ne doitpas être à genoux. Léon XII a décidé, le 27 mai 1826, qu'il peut être toléré et permis de porter sous le dais les relique» de la vraie croix et les autres instruments de la Passion de notre Seigneur.
On divise les reliques des saints en trois classes; les reKques insignes, les notables et les minimes. On entend par relique insigne le corps entier d'un saint, ou un membre entier, comme la tète, un bras, une jambe, ou la partie sur laquelle un martyr a souffert, pourvu qu'elle soitnotable et entière. Insignis reliquia est corpus, caput, brachium, erus aut illa pars intégra, et non parva, in que passus est fOMrtyr, et quœ sit légitimé ab ordinario appro^ bâta (1). Chi entend par relique notable une partie entière du corps qui n'est pas un membre, comme un doigt , une cdte, un fragment considérable d'une partie importante de laiéte , par exemple d'un bras, d'une jambe, d'une des mâchoires. On entend par reliques mi* nimes celles qui ne consistent qu'en quelques petits fragments, quelques parcelles ; telles sont , par exemple, les reliques renfermées dans des médaillons ou autres petits reliquaires propres k être suspendus au cou des personnes pieuses. Ainsi le titre de reliques convient non seulement au corps entier d'un saint, mais encore à toutes les parties de ce même corps, quelque petites qu'elles soient, pourvu qu'on puisse les voir (2). On donne aussi le nom de reliques bxul objets qui ont été à l'usage d'un saint, comme les vêtements qu'il a portés, les instruments de son supplice, etc.
On met ordinairement des reliques dans les pierres sacrées, mais dles ne sont pas de l'essence de la consécration. (Voyez axjtel. )
REMERE.
(Foycjr achat.)