‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastiqueChapitre 360 sur 408 · VIA · texte numérisé non relu

VIA

Antoine Via a réuni tous les privilèges des ordres religieux sous ce titre : Colleetanea privilegiorum omnium ordinump mendicanUwm et non mendieantium, Venise, 1530, in-4^.

VICENTIA.

On doit à VieenHale recueil des privilégds des réguliers ; Depriiilegiis regularium, Venise, 1768, m-4*.

VICHERING.

Clément- Auguste, baron de Droste Viehering, mort récemment T. V. 33

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archevêque de Cologne , naqtit le 23 janvier 1773, à Variielm, près de Munster. Il reçut la prêtrise en 1798 et s'ensevelit danala retraite pour se perfectionner dans l'étude de la science théologîque et du droit canon. Il fut nommé archevêqne de Cologne en 1836. Tout le monde sait ce qu'il eut à souffirir depuis cette époqne paw Thomieur et la gloire de TÉ^lÎM. On coimatt soa eidèveaient et son Mil à Minden. On a de lui : Di la paiœ «atrf lÉgUsê wê Ut États, traduit de l'allemand en fraUçus» par le comte d'Herror, IV ris, 1844, un vol. in-8<>.

VIGIL.

François de Paul G. Vigil est auteur d*un ouvrage en six volumes écrit en espagnol sous ce titre : Defema de la autoritad de los gobiernos y de los obispos contra los pretenciones de la euria Romana, Lima, 1848. Ce livre qui renouvelle plusieurs erreurs du synoée de Pistoie déjà frappées par la bulle dogmatique Àuctorem fidm, » été oondauné, par un décret de Pie IX, le 10 juin 1851 .

Dans cet ouvrage, Vigil nie le pouvoir de FÉglise relativement aux définitions dogmatiques et que la religion catkolique soit ht seule religion véritable ; il enseigne que chacun a la liberté d'embrasser et de professer la religion que la lumière de sa raisMk lui feùt croire vraie. Il attaque impudemment la loi du célibat; à Fezemple des novateurs, il donne la préférence à Tétai de nariare sur Tétai de virginité. Le pouvoir que TÉglise a reçu de son instituteur d'éiaUîr es empêchements dirimants du mariage, il les fût dériver despnn- ^s temporels ; il porte Timpiété jusqu à affirmer que TÉglise se Test Ai*ogé. L'immunité de TÉglise et des personnes qui a été étdUie P^^l ordination de Dieu et par les sanctions canoniques, il Ta £ut vem.clu droit civil; il n'a pas honte de prétendre que la maison d un ^bassadeur doit être plus inviolable que le temple du Dieu vivant.ll attribue au gouvernement civil le droit de déposer les évoques de Vexercice du ministère pastoral, eux que TEfspritoSaint a établis poir régir TÉglise de Dieu. Il s'efforce de persuader aux gouvernements de ne pas se soumettre au Pontife romain en oc qui concerne Tiiiititution des évêchés et des évêques. Les rois et les autres princeiL, que leur baptême a faits membres de TÉglise, il les soustrails à saturidiciion, à Tégal des rois païens, comme si des princes chrétien^ n'étaient pa« enfants et sujets de TÉglise chns les matières spirituelles et ecclésiastiques. Il établit une contusion entre le ciel et la terre, entre le sacré et le profane, au point de ne pas cramdre d'affirmer que, dans laquestionde juridiction, le pouvoir temporel est supérieur a TÉglise, colonne et soutien de la vérité. Enfin, sans parler d'autres erreurs, il porte Taudace et Timpiété jusqu a accuser les Pontifes romains et les conciles œcuméniques d'avoir excédé les limites de leur autorité, d'avoir usurpé les droits des princes, et même d'avoir erré dans les définitions concernant la 101 et les mœurs.

▼ILLAGtJT, VlIiLBOOURT, VITALÎNI. 515

En conséquence le Souverain Pontife condamtte et prohibe cet onvn^e « comme renfermant des doctrines et des propositions respectivement Bcandaletises, téméraires, fausses, sdnsmatiqaes, injurieuses aux Pontifes romains et aux conciles œcuméniques, subversives du pouvoir de la liberté et de la juridiction de FEglise, erronées, impies et hérétiques. «*

VILLAGUT*

Alphonse Yillagui a publié les ouvrages suivants : De relms Eceleiiœ non rite alienatU reeuperandis, Bologne, 1685, in-4® ; Praetica canonica cr^ihali», Bergame, 1585 , in-4^ ; De fuuriêt Venise, 1689, ift-fblio.

VILLEœURT.

Clément Villeeaurt, né à Lyon, le 9 octobre 1787 , fut appelé par ses talents et ses vertus à Tévéché de La Rochelle, le 6 octobre 1835, et sacré le 13 mars suivant. Si nous ne craignions de blesser la modestie de ce pieux et docte prélat, nous donnerions ici une notice fort intéressante sur iei travaux apostoliques et littéraires ; ce serait même une dette de reconnaissance que nous paierions à ce vénérable pontife, si digne de notre respect et de notre amour ; mais la postérité saura nous venger de la réserve qui nous est forcément imposée. Nous nous contenterons de dire que nous devons ftux veilles de cet évéque, beaucoup trop modeste, ainsi qu'à son dévouement inviolable an Satnt-Siége , le livre intitulé : La France et le pape ou dévouetMnt de la France am Siège apoetoUque, un vohmie in-S*", Paris, 1849. La modestie de Mgr VilUeourt est si grande qu'il ne consentit à la publication de ce livre , qu'à la condition que son auteur demeurerait toujours ignoré.

Plusieurs graves auteurs citent le livre de Mgr de La Rochelle oomme un ouvrage important et très remarquable. M. Tabbé Rohrbacher, entre autres, en parle ainsi (1) : « Par son livre, La France et le pape, Mgr Villeeaurt contribue puissamment à réveiller, à augmenter dansTépiscopat français cette imtique et héréditaire dévotion envers TÉglise mère , dévotion que nous avons admirée dans sidnt Irénée de Lyon , dans saint Avit de Vienne : dévotion que nous voyons de nos jours , avec une joie inexprimable , refleurir par toute la terre dans sa beauté toujours ancienne et toiriours nouvelle. H

VITALINI.

Boniface Vitalini, célébré canoniste jurisconsulte, naquit en 1320 à Mantoue. Il y fit ses ét?ides, et, après avoir pris les ordres, il passa à Avignon, où siégeait alors le Souverain Pontife. Sa réputation Ty avait précédé, et Cl&nent VI lui donna une chaire dans l'université de cette ville, le combla d'honneurs et de bienfaits; Ur-

|1) nUkfirt univtritlh de VÉglitê catMiquê, toxm XXVm, pagt 699,

516 WÂ6NBRBCK, WÀLTER, WAMBSIUS, WIBSTNBR.

bain Y lui accorda l'emploi d'avocat de la chambre apostolique, et Grégoire XI , qui reporta le Saint-Siège à Rome , en 1377 , lui conserva cette chaîne, et le fit auditeur du sacré palais. A la mort de ce pape , arrivée en 1378 , FÉglise fut divisée par un schisme qu'on nomma grand schisme d'Occident. Vitalini se retira à Avignon, où il mourut vers l'an 1389. On a de lui : ComfMntarii in eonsHMionu ClemetMnas, Venise, 1574, in-fol. ; Tractatus univenijwii, Venise, 1548, in-fol. ; Opus de maUfieiis, Milan, 1503, in-fol.

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