SAGE-FEMME
Les iageê'femmeê sont destinées à assister les femmes grosses et à leur aider à se délivrer de leur fruit.
Les conciles ont ré^é trois choses par rapport aux «af^M-/einm«#: 1® qu'elles auront un témoignage de catholicité , ou du curé ou de Tévèque; 2^ qu elles seront approuvées parVévéque on sonyioaire; 3^ qu'elles auront soin qu'il se trouve au moins deux personnes qui soient témoins du baptême qu'elles administreront , que le curé pourra interroger, lorsque T enfant sera porté à l'église. Ces sages dispositions des conciles ne sont plus suivies dans la pratique.
Les mêmes conciles ordonnent aux curés de veiller à l'instruction des sages- femmes, en ce qui regarde l'administration du baptême.
Voici une formule du serment que devaient prêter les sages-femmes; elle est à peu près uniforme dans tous les rituels des diocèses :
« JeN. jure et promets à Dieu, le créateur , en votre présence, monsieur, de vivre et de mourir en la foi catholique, apostolique et romaine et de m'acquitter avec le plus de fidélité et diligence qu'il me sera possible, de la charge que j'entreprends d'assister les femmes dans leurs couches, et de ne permettre jamais que ni la mère , ni l'enfant n'encourent aucun accident par ma faute.
« Et où je verrai quelque péril imminent, d'user de conseil et de l'aide des médecins et des chirurgiens, et des autres femmes que je reconnaîtrai entendues et expérimentées en cette fonction. Je promets aussi de ne point révéler les secrets des familles , ni des personnes que j'assisterai ; et de n user d'aucun moyen illicite , sous quelque couleur ou prétexte que ce soit, par vengeance ou mauvaise affection, et de n'omettre rien de ce qui sera de mon devoir & l'endroit de qui que ce soit, mais de procurer de tout mon pouvoir le salut corporel et spirituel, tant de la mère que de l'enfÎEUit.
« Ainsi Dieu me soit en aide, et ses saints évangiles. >*
Nous entendons par ce mot un fidèle que Dieu a admis à la participation de sa gloire dans le ciel. (Voyez canonisation, images.) Nous remarquerons ici que la béatification diffère de la canonisation d'un saifU, non en la manière de procéder à la vérification des vertus et des miracles , mais en ce que, par la béatification , le pape permet seulement de faire l'office d'un saint dans un ordre religieux, dans un diocèse ou dans une église particulière ; au lieu que , par la canonisation, le pape permet d'en faire la fête' dans toutes les églises
(1) Héliot, fofn. Illi cil. 3 ', Èhftion dv Sjuverain Pontift, pag, 86,
catltaliquefl. Le pape Benott XIV a beaucoup écrit nvtt la canonisation des samtê ; boub allons ettmre ici quelque chose de son Bayant ouYirage.
§ I. Origine de la eanoniêatioii du SAom.
Dans les jours de persécution, les combats 4es martyrs fournissaient aux chrétiens des spectacles de religion. Ils accouraient en foule, pour être les témoins de ces victoires. Ils recueillaient les restes Ténérables de ces victimes avec une avidité qui les décelait quelquefois aux tyrans. On s'assemblait dans la suite autour de ces dépôts sacrés, pour célébrer le jour de leur triomphe. On y lisait rhlstoire de leur confession et de leurs souffrances. Les actes qu'on en avait dressés entretenaient un commerce d'édification entre les églises éloignées. Les monuments les plus authentiques et les plus vénérables par leur antiqiMté , nous instruisent de ce détail. On le trouve tout entier dans la lettre des fidèles de Smyrne aux Philadelphiens, sur la mort de saint Polycarpe, leur évèque, disciple de saint Jean l'évangéliste.
« Les juifs, disent-ils, après le récit de sa détention et de sa mort, inspirèrent à Nioétas de prier le proconsul qu'on ne donnât point de sépulture à Polycarpe, de peur que les chrétiens ne quittassent le crucifié pour honorer le corps du bienheureux martyr. Ils ne savaient pas que nous ne pouvions quitter Jésus-Christ, qui a souffert pour le salut de tous ceux qui se sauvent par tout le monde , ni en honorer un autre en sa place ; car nous Fadorons parce qu'il est le Fils de Dieu. Mais nous regardons les martyrs comme ses disciples et ses imitateurs, et nous les honorons avec jnstice, à cause de leur affection invincible pour leur maître et leur roi. . . Pour nous , i^otttent-ils, quand ils ont raconté comment on brûla le corps de saint Polycarpe, nous retirâmes sti o$ fUu frécieux que des pterreries, et nous les mimes où il était convenable, où le Seigneur nous fera la grâce de nous assembler comme il nous sera possible , pour célébrer avec joie lAféte de son martyre... » Que ne pouvons -nous pas conclure d'un langage si clair ! On croyait donc déjà , dans les plus beaux jours de l'Église naissante , qu'on devait honorer les eaittie : on conservait donc alors leurs reliques comme des trésors. On s'assemblait donc déjà pour célébrer des fêtes le jour de leur mort : tout ce qui nous reste de monuments des trois premiers siècles, atteste de même le culte des saints martyrs. On pourrait compiler des volumes immenses de ces témoignages.
Le nom de confesseur se donnait alors aux chrétiens, quand ils avaient fait une profession publique de la foi devant les persécuteurs. C'étaient des soldats de Jésus-Christ éprouvés par les supplices, à qui souvent il ne manquait que le dernier coup de la mort. On aétendu ce tkre, depuis la paix de l'Église, aux fidèles qui s'en« dorment dans le aein du Seigneur, après une rie passée dans la per*»
séyérance de toute justice, ou Texercice d'une pénitence laborieuse Ces saints confesseurs sont entrés plus tard en partage des honneurs que la religion accorde à ses héros. Saint Martin de Tours parait en ayoir joui le premier, du moins en Occident. On peut rapporter au commencement du cinquième siècle rétablissement de sa fête. Elle était ancienne dans son église quand on j célébra le premier concile, Tan 461. « Cet illustre pontife ne donna point son « sang pour lafoi , dit Sulpice-Sévère, son historien et son disciple, « mais il ne lui manqua rien que l'occasion de le répandre ; il eut H toutes le^ vertus, et par conséquent , il mérita toute la gloire des « martyrs. •»
C'est sur le niéme principe que TÉglise entière s'est appuyée pour faire honorer la mémoire de ses enfants les plus illustres , lorsque Dieu lui-même a pris plaisir à les glorifier dans le monde par des miracles éclatants. C'est aussi dans ces maximes de la plus ancienne doctrine , qu'il faut chercher l'esprit des formalités qu'on observe dans la canonisation des saints.
§ II. JDe l'autorité du pape dans la canonisation des saints.
Le culte des anciens martyrs fut comme le premier cri de la religion dans les témoins oculaires de leurs combats. L'Église vit avec joie ces transports d'admiration , source d'une sainte jalousie qui multiplia souvent ses triomphes : mais toujours attentive à mettre un frein au zèle indiscret, elle ne permit jamais à la multitude des fidèles de donner à son gré des objets à la vénération publique. La confession la plus éclatante et la mort la plus glorieuse ne suffirent point alors pour consacrer authentiquement la mémoire d'un athlète de la foi chrétienne. On attendait qu'il eût été proclamé par la voix des premiers pasteurs ; il leur appartenait de brûler le premier encens sur son cercueil, et c'était de leurs mains que son nom devait être inscrit dans les fastes ecclésiastiques. De lace titre distinctif de martyrs approuvés, martyres vindieati, pour désigner ceux que l'autorité légitime vengeait de l'ignominie de leur supplice, en les mettant en possession des honneurs qu'on doit aux saints. De là CCS diacres chargés par état de noter le jour de leur mort, d'en recueillir les actes, et d'en faire le rapport à l'évéque diocésain. Saint Cyprien semble faire allusion à ces usages de l'ancienne disciphne dans quelques-unes de ses lettres.
On reconnaît l'exercice et l'usage de cette puissance pontificale dans ce trait fameux du grand saint Martin. Un tombeau , dans le voisinage de Tours, était devenu l'objet d'une dévotion populaire, et même un de ses prédécesseurs l'avait accréditée par la consécration d'un autel. Le lieu n'en parut pas moins suspect au saint prélat. Il interroge les premiers du clergé ; leur silence et celui de toute Tantiquité sur l'histoire de sa mort, confirme ses premiers soupçons. M^is il n'ose encore prononcer ; il s'abstient seulement d'approuver
ce culte mal éclairé. Bientôt tme révélation vient à son secours, et dans ce fameox sépulcre, il découvre aux yeux de tout son peuple les cendres d'un brigand supplicié pour ses crimes.
C'est pour éviter de semblables profanations que les évéques se réservèrent le droit de préconiser les martyrs, et qu'ils se firent un devoir d'examiner leurs titres, avant d'ordonner ou de permettre que la fête en fût célébrée. Prévenir le jugement épiscopal par des hommages prématurés, ce fut toujours une faute griève dans les premiers siècles de l'Église, qu'on punissait avec sévérité. Nous en trouvons un exemple bien marqué dans Optât de Milève; Lueile, doni tout le monde sait l'histoire , fut traitée sans ménagement , comme coupable d'un péché scandaleux, parce qu'elle s'opiniàtrait à rendre même publiquement les honneurs du culte aux reliques d'un marier véritable, mais qui n'était pas encore approuvé. Rien de plus formel que le témoignage de cet ancien écrivain , pour constater la différence que mettait entre les martyrs l'approbation solennelle des prélats, si semblable par les caractères essentiels aux jugements de canonisation que l'Église prononce aujourd'hui.
Le culte des saints confesseurs, plus récent dans son origine, et moins appuyé des preuves incontestables de leur sainteté, plus sujet par conséquent à l'illusion, devait encore moins être livré à la discrétion du vulgaire que celui des martyrs. Aussi voyons-nous un grand nombre d'anciennes lois ecclésiastiques, pour réprimer les dévotions arbitraires. Un concile de Cologne, cité par Yves de Chartres dans son décret, interdit aux fidèles toute marque publique de vénération pour des saints nouveaux, avant qu'on se fût assuré de l'agrément de l'évêque diocésain. Les empereurs chrétiens usèrent en cette occasion de leur autorité, pour soutenir celle de l'Église : témoin le Capitulaire de Charlemagne de l'an 801 , qui contient la même défense.
On n'a jamais pu méconnaître la sagesse de ces règlements : aussi trouvons-nous partout une fidélité inviolable à les observer. Des fêtes ordonnées par les prélats, des reliques exposées par eux à la vénération des fidèles, des translations qu'ils en ont faites euxmêmes, ou qu'ils en ont permises; ce sont toujours les premières époques dans l'histoire du culte des saints, jusqu'aux temps postérieurs, où le droit de l'établir fut attribué sans partage au Saint- Siège apostolique de Rome.
Il serait assez difficile de fixer à cet usage une date certaine. La plupart des canonisations faites par l'autorité du pape, qui remontent avant le dixième siècle, souffrent de grandes contestations. Tout le monde convient que dans le concile de Latran , l'an 993 , Jean XV mit au nombre des saints le bienheureux Udalric , évêque d'Augsbourg, & la prière de Luitolphe, un de ses successeurs. Mais on trouve encore depuis cette époque une foule de saints universellement honorés, quoique leurs noms n'eussent été consacrés que par des prélats particuliers.
Alexandre III» qui vivait en 1170, est donc reconnu communément pour Tauteur de cette réserre. On cite une de ses décrétales , comme la première loi ecdennelle en cette matière. « N ayea pas à l'avenir , dit ce pontife, la présomption de décerner à cet homme un culte religieux. Quant il aurait fait une multitude de miracles, il ne vous est pas permis de Thonorer sans ragrément de l'Église romaine. » Audivimuê quod fuidam inêer vos diékolieâ fraude decefitp honUnem quêmdam in potatiotu et ebrietaie occiiwm, çmati nmetum [more vafidelium) venerantur : cùm tix fro talihus in ebrietatikus peremptii, Ecelêsiapermittat orare. Dieit ênim Apottolmê :ebrioH re§num Dei non poêêidebtint. Illum ergé non prœtumaiii d$ eœtero eohre, eùmetiamsi p$r mm miracula fièrent, non Uceret vobie ipsumpro eaneto abique aueioritaU romanœ Eceleeiœ venercari. (Cap. Àudivimus, 1, de Reliq. et Vener. sanetorum,) Les canonistes français et plusieurs italiens, entre autres Bellarmin, ont tu dans ces paroles, l'établissement d'un droit nôuTeau, qui parait même n'avoir été généralement adopté que longtemps après.
Quoi qu'il en soit, eette réserve a depuis des siècles entiers la force d'un usa^e universel ; quelques provinces de l'Église gallicane aussi jalouses de maintenir les prérogatives de Tépiscopat^que zélées pour la gloire du premierSiége apostolique , déclarèrent même expressément dans un concile de Vienne, en demandant au pape Grégoire IX la canonisation de saint Etienne de Dîe : •< Que l'exceUeiic^ des mérites connus dans les serviteurs de Dieu, n'autorise point k« fidèles aies honorer publiquement après leur mort; mais qu'il &ut à leur culte Vapprobation du Souverain Pontife. •>
C'est pour des raisons importantes que nulle Église n'a réclamé contre ce chang^nent de discipline. La sainteté de ceux qu'on donne pour objets à la vénération publique, ne pouvant jamais être trop assurés, c'est un avantage pour la religion que la sentence de l'évéque diocésain reçoive par les enquêtes des commissaires apostoliques, par les discussions du tribunal romain, et par le jugement du Saint-Siège, promulgué dans tout le monde catholique, une authmitieité qui ne laisse rien àdésirer . D'ailleurs un décret solennel émané de l'autorité supérieure, et qui s'étend k tout l'univers , anno&ee d'une manière plus éclatante et plus uniforme la gloire des bienheur* reux. Les fidèles répandus dans le monde entier apprennent plus têt à profiter de leurs exemples et de leur intercession.
On attendait autrefois la célébration d'un concile pour canoniser les saints . Udalric le fut par Jean XV dans celui de Latran; saint Grérard par Léon IX, dans un concile romain ; et saint Sturme par Innocent II dans le second de Latran. Cet usage avait alors force de loi. Le pape Urbain II déclare dans une de ses lettres, qu'il faut des miracles attestés par témoins oculaires, et le consentement d'un synode général; mais cette coutume est abolie. Le pape prononce seul la sentence. Il est vrai que le consistoire général tient en quelque sorte lieu des anciens conciles, puisqu'on y prend les avis de
totts lesévéques qui se trouvent dans 1a capitale du monde chrétien .
On a réduit à sept articles toiis les honneurs que l'Église fait rendre aux saints canonisés : 1*^ Leurs noms sont inscrits dans les calendriers ecclésiastiques, les martyrologes, les litanies, et les autres diptyques sacrés. 2^ On les invoque publiquement dans les prières et dans les offices solennels. 3° On dédie sous leur invocation des temples et des autels. 4^ On offre en leur honneur le sacrifice adors^ bie du corps et du sang de Jésus-Christ. 5® On célèbre le jour de leur fête, c'est-à-dire Tanniversaire de leur mort. 6® On expose leurs images dans les églises, et ils y sont représentés la tète environnée d'une couronne de lumière, qu'on appelle awr^oie. 7^ Enfin, leurs reliques sont offertes à la vénération du peuple , et portées avec pompe dans les processions solennelles.
C'est dans tout l'univers chrétien que ce culte est autorisé par le décret de leur canonisation. Quand le Souverain Pontife a déclaré leur sainteté, c est un devoir pour tous les fidèles de la reconnaître^ et de leur payer le juste tribut de respects dus à cette qualité sublime.
La béatification au contraire n'est regardée que comme le préliminaire d'une canonisation. C'est une espèce de permission provisoire, restreinte par sa nature à l'étendue des lieux, ou à la qualité des personnes. Les serviteurs de Dieu reçoivent, en conséquence de ce jugement, le titre de bienheureux. Une ville, une province, un ordre, un diocèse peuvent alors les honorer sous ce nom. Quelquefois on approuve un office particulier, qui ne se récite qu'en secret, sans préjudicîer àceluî du jour. Mais il faut un induit du pape pour ériger des autels en leur nom, et même pour exposer dans une église ou leurs portraits eu leurs reliques.
Un décret du pape Alexandre VIT, de l'année 1659, défend absolument d'étendre aux béatifiés les honneurs qu'on rend légitimement aux saints canonisés.
Le pape Urbain VIII, dans son décret du 13 mars 1625, envoyé à tous les évéques, défend 1^ de peindre les personnes mortes en odeur de sainteté, la tète couronnée du cercle de lumière, qu'on appelle auréole, d'exposer leurs tableaux dans les lieux saints, autels, églises et chapelles , ^ de publier les histoires de leur vie, des relations de leurs vertus et de leurs miracles , sans l'approbation de l'évoque diocésain, assisté de personnes doctes et pieuses. S'il arrive, dana le cours de ces ouvrages, qu'on donne à son héros le titre de saint on de bienheureux, il ne faut l'entendre que de la perfection et de l'excellence de ses mérites, sans vouloir prévenir le jugement de l'Église, qni peut seule donner un véritable éclat à sa gloire et à sa sainteté. Les auteurs de pareils écrits doivent mettre k la tète et à la fin de leur livre une protestation, dont la forme est prescrite à cet effet, telle que nous la donnons ci-^près. 3® Enfin , il est défendu d'orner leors tombeaux comme ceux des vrais saints, d'y suspendre des lampes ftUemées, des images et des offrandes.
88 SAINT-LOUIS-DBS-FRANÇÂIS.
Protestations prescrites par notre «aint père le pape Urbain YUI, ponr fttare nÛMs à la tdte et à la fin des livres qu'on fait imprimer sur la vie , les vertus et les miracles des serviteurs de Dieu, qui ne sont ni béatifiés, ni canonisés.
Première protestation, qui se met à la tête du livre.
u Notre saînt-pèrelepape Urbain viu ayant défendu, par ses décrets des 13 mars 1625, et 5 juillet 1634, d'imprimer sans l'examen et l'approbation de l'évêque diocésain, aucuns livres contenant les actions, les miracles et les révélations des personnes mortes en odeur de sainteté, ou regardées comme martyrs : ayant en outre statué par son décret du 5 juin 1631, que dans le cas où l'on donnerait à ces personnes le nom de taint ou de bienbeureux, on serait tenu de déclarer qu'on n'emploie ce titre que pour exprimer l'innocence de leur vie et l'excellence de leur vertu, sans nul préjudice de l'autorité de l'Église catholique, à laquelle seule appartient le droit de déclarer les «ainte, et de les proposer à la vénération des fidèles : en conséquence de ces décrets auxquels je suis sincèrement et inviolablement soumis, je proteste ici que je ne reconnais pour «eunto, bienbeureux, ou pour vrais martyrs , que ceux auxquels le Saînt-Siég^ apostolique accorde ces titres ; et je déclare que tous les faits rapportés dans ce livre n'ont qu'une autorité privée, et qu'ils ne peuvent acquérir une véritable authenticité, qu'après avoir été approuvés par le jugement du Souverain Pontife. »
Seconde protestation^ qui se met à la fin du livre.
u Je prie le lecteur d'observer que dans ce livre j'ai rapporté beaucoup de traits qui prouvent la sainteté de la personne dont j'ai fait l'histoire. J'y ai raconté des choses qui passent la nature et qu'on pourrait regarder comme de vrais miracles. Mon intention n'est pas de donner ces faits comme approuvés par la sainte Église romaine, mais «eulen^eat comme certifiés par des témoignages privés. En conséquence donc des décrets de notre saint-père le pape Urbain VIII, je proteste ici que je n'entends attribuer à la personne dont j'ai fait l'histoire, ni la qualité de bienbeureux , ni celle de satnt, reconnaissant l'autorité de l'Église romaine, à laquelle seule appartient le droit de déclarer ceux qui sont toÀnit; j'attends avec respect son jugement, auquel je me soumets de cœur et d'esprit, comme un enfant très obéissant. »