OBSERVATIONS SCR LES DEGRÉS DE COMPARAISON
95. Les adjectifs en eus, ius, uus, ne prennent point la forme du comparatif en ior ni celle du superlatif en issimia. On y supplée, à la manière française, en joignant au positif l’adverbe fna^js, plus, pour le comparatif, et l’adverbe
le plus, pour le superlatif. Ainsi idoneus, propre à, aura pour comparatif magis idoneus, et pour superlatif maximè idoneus ; pins, pieux, aura pour comparatif magis pius, et pour superlatif maximé pius; assiduus, continuel, aura pour comparatif magis assiduus, et pour superlatif maximè assiduus *.
Quant aux adjectifs en qum, comme le premier u ne compte pas ponr une syllabe, ils forment leurs degrés régulièrement, quand ils les ont, comme anliqutM, ancien, comp. antiquior, sup. antiquissimus. Tels sont: æquus, égal, équitable; iniquus, inégal, injuste, qui font au comparatif æquior, iniquior et au superlatif æquissimus, iniquissimus. — L’adjectif propinquus fait au comparatif proptnquior et mieux propior; il fait au superlatif proxûnus. Ces deux dernières formes sont tir^ de l’adverbe propè, proche.
96. Les adjectifs terminés en dicus, ficus, valus, font leur comparatif en enlior et leur superlatif en entissimus. Exemples: maledicus, médisant, comparatif maledicentior, superlatifwa/edicentissimus ; hcneficus, bienfaisant, comparatif beneficentior, superlatif beneficentissimus ; malevolus, malveillant, comparatif malevolentior, superlatif malevolentissimus.
97. Il y a quelques adjectifs qui font leur comparatif et leur superlatif tout à fait irrégulièrement. Ce sont :