Auprès du poison, se trouve toujours le contrepoison
9. Le désir de laisser après soi un nom immortel, est une méprisable vanité.
10. La vie intérieure est pour l’homme d’allaires un remède ou un contre-poison ; pour le philosophe/ c’est la vie extérieure.
1 1. On dit qu’une femme, à Paris, à la suite d’ex^ périences répétées et faites avec méthode, avait poussé si loin l’art de l’empoisoimement, qu’elle pou>vait prédire le jour de la mort avec une a.ssez grande ' exactitude.
12. L’homme rend un plus bel hommage funéraire aux objets de sa tendresse, en séchant les lar-
• mes d’autrui, qu’en en versant lui-même: et la plus belle couronne de fleurs et de cyprès que nous puissions suspendre à un tombeau qui nous est cher, ce sont les fruits de nos bonnes actions.
13. Les anciens, en parlant des anciens, se servaient de cette expression bienveillante : Nos vénérables aïeux ; tandis que nous, c’est avec ironie que nous les appelons : Nos bons aïeux. Mais il ne faut pas nous en vouloir ; car notre siècle est plus ancien que tout autre, et par conséquent, nous sommes, comme plus riches en expérience, tenus pour anciens par rap-
^ port à ceux qui sont morts, mais non pas par rapport aux vivants.
14. Quand Germanicus, après 1^ défaite de Yarus, fit ensevelir les ossements des Romains, il trouva des autels dans les forêts voisines.
15. Pourquoi ai-je toujours trouvé quelque chose de bon dans les livres d’éducation, et rarement dans les instituteurs?