Dites -moi, les bêtes sentent- elles la musique
4 . Allez, monsieur de Walter, abandonnez une maison où vous fûtes si malheureux.
5 . Restez donc, mon jeune ami , pourquoi fuyezvous ainsi la société ?
6. Oserais- je vous adresser une demande , mon cher Miller ? Voulez -vous me rendre un petit service ?
7 . Taisez-vous ! c’est le seul remerciemenb que j’exige de vous.
8. Le porte-feuille que J 'avais promis de vous broder, je l’ai commencé 5 ne voulez-vous pas en voir le dessin ?
9 . N'est-ce pas votre faute, si dans ma colère il m’échappe quelque parole ? ne m’ôtez-vous pas tout le repos de l’âme ?
10. O Dieu, à toi seul appartient la vengeance! tu n’as pas besoin de la main des hommes.
11.0 dieux, soyez inflexibles à votre tour pour l’homme dont le cœur est un rocher!
12. Vous conviendrez que la probité vaut mieux qu’un bel extérieur.
13. Pourvu que vous ayez confiance en vousmême, les autres ont confiance en vous.
14. Muses, sellez -moi encore l’Hippogryphe , pour chevaucher dans l'antique région des romans.
1.5. Voulez-vous m’accompagner, monsieur de Walter ? j’essaierai un morceau sur le piano.
16. Eh! mon ami, verse modérément -, car l’expérience nous apprend que le vin bannit le rire et la joie, quand il trouble la raison.
17. lime faut un bon lit, une bonne table, un vêtement chaud en hiver, un vêtement frais en été , et beaucoup d’autres choses que je préfère devoir à la bienveillance, plutôt que de les acquérir par le travail. — C’est que vous êtes un vaurien, un gourmand, un lâche, une âme de boue.
18. Tous êtes ingénieux à vous tourmenter. La miséricorde divine ne juge pas aussi sévèrement que vous vous jugez vous-même.
19. Voilà comme vous êtes , vous autres jeunes gens •, vous ne connaissez pas d’autre manière de redresser un tort qu’en vous donnant un coup d’épée.
20. Enfants, retenez bien ceci: Quand le malheur vous opprime, que vos regards se lèvent avec confiance vers notre père céleste.
21. Regardez-vous l’immortalité de la renommée comme une chimère de Torgueil ? ou mérite-t-elle que l’homme sensé, que l’honnête homme s’efforce de l’obtenir ?
22. JVe manquez pas de venir ! Sans vous, notre fêle serait privée de son plus bel ornement ; car vous êtes le plus bel ornement de notre société.
23. Je croyais que M. le chancelier regarderait l’intercession d’un des hommes les plus, honnêtes de notre ville , comme un témoignage de notre bonne conduite.
24. O vin du Rhin ! tu es digne d’être l’image de l’esprit allemand. Tu es chaud sans être brûlant ; tu es fort sans ivresse, et tu ne t’évapores point en écume.
25. Tu ne saurais croire, André, comme on est content quand on écrit quelque chose qui doit être imprimé.
26. O larmes consolatrices ! la nature dans sa sagesse vous donna pour compagnes à la misèpe humaine. Sans vous, si l’homme ne pouvait pleurer sur ses souffrances , hélas ! comment pourrait-il le.s supporter
27. Ce Dieu qui sait tout et qu’un fou, un scélérat tel que toi fait disparaître de sa création , n’a pas besoin de se défendre par la bouche d’un enfant de la poussière.
28. Ah ! ne m’enviez pas un aveuglement qui seul peut me réconcilier avéc ma cruelle' destinée. L’insecte se trouve aussi heureux dans sa goutte de ro-
sée, que si c’était le royaume céleste; il y vit aussi joyeux, aussi content Jusqu’à ce qu’on lui parle d’un océan où se jouent les flottes et les baleines.
29. Je veux aller sur les montagnes où s’élèvent les noirs sapins , où murmurent les ruisseaux , où les oiseaux font entendre leurs chants , où se précipitent les orgueilleux nuages. Adieu , salons élégants, élégants messieurs, élégantes dames, je veux aller sur les montagnes , et de là , vous contempler, et rire de vous.
30. Rois et souverains , redoutez la discorde ! Gardez-vous de la faire sortir de l’antre où elle dort: car, si une fois elle se réveille, il faudra longtemps pour l’apaiser ! Elle fait naître une race au cœur de fer, et l’incendie se rallume sans cesse à l'incendie.
31. O bienheureux enfants! vous n’avez pas besoin de joies futures , encore moins de joie spassées, pour goûter les joies présentes ; pendant que nous sommes obligés de descendre bien loin dans votre âge pour y rechercher l’image des fleurs de notre vie , de même que dans la terre les impressions des fleurs se trouvent plus bas que toutes les ' autres.