Descendre des anciens chevaliers, en avoir bé
rité, esl quelquefois un avantage, mais jamais un mérite.
11. La raison et le bon sens se présentent euxmémes sans beaucoup d’art.
12. barbare, Numide, Vandale, et peut-être Suève, tout cela n’est qu’un môme nom qui, dans différentes langues, désigne une nation errante.
13. Ouvrir son cœur à un ami et le voir touché de compassion, calme souvent bien plus notre âme que toutes les consolations du monde.
lA.Que la bonté et la fidélité soient le lien de toute union humaine; l’ordre et le droit les fondements de la société.
15. Don Yaleros et sa maison n’ont sur la terre qu’un seul maître.
16. Ohî si j’étais poète, comme je voudrais chanter notre amitié ! Et cependant, ami, une bonne lettre, un baiser cordial , une visite sincère, tout cela n’est-il pas plus précieux qu’un poème?
17. L’agriculture et sa théorie est un des objets peu nombreux sur lesquels les Romains ont produit et possèdent des écrivains originaux.
18. Qui pourrait, sans la mort, te fuir, ô vie ? tu as, il est vrai, bien des maux ; il est diiïlcile de les éviter et de les souffrir ; mais tu nous fais aussi mille beaux présents •. le soleil, la mer et la terre, la lune et les astres de la nuit.
1. lis ne sont pas tous libres ceux qui se rient de leurs chaînes,
2. Des milliers d’hommes ont versé leur sang pour la liberté; maintenant des milliers d’hommes caressent le joug de la servitude. Chez ces derniers est mort l’esprit de la liberté , et un Timoléon ne pourrait les affranchir.
3. Les feuilles pâles du pommier tombent de toute part, et les vents folâtres en font leur jouet.
4. Lorsque nous inventons une action , ou nous prêtons au sujet des actes , des passions et en général des attributs qui lui conviennent ; ou nous lui en prêtons qui ne lui conviennent pas. Dans le premier cas, les fables sont raisonnables, dans l’autre elles sont moraiw; et l’on appelle mixtes celles qui tiennent des propriétés de la fable morale et de la fable raisonnable.
5. Les soleils s’élèvent sans cesse, les soleils redescendent, et le cours des heures ramène alternativement le printemps et l’hiver.
6. Nature divine, la trace magique de tes pas s’imprime merveilleusement dans des routes obscures ; les initiés suivent, guidés par leurs pressentiments.
' Mais, voyez, ils s’égarent, ils chancèlent, les pré- .somptueux qui se dirigent eux -mômes. Les lueurs
trompeuses qui brillent dans l’obscurité les entraînent dans les marais et dans les abîmes.
7. La tempête se déchaîne et fouette les vagues ; et les vagues écumantes se soulèvent et se dressent, et des montagnes d’nne onde blanchissante, flottent comme animées , et le faible navire les gravit avec de rapides efforts, et tout à coup il se précipite dans les sombres abîmes que les flots entr 'ouvrent devant lui. >