‹ Cours complet de langue allemande Versions allemandes appliques aux regles de la grammaireChapitre 262 sur 269 · Nous ne nous comprendrons jamais entièrement · texte numérisé non relu

Nous ne nous comprendrons jamais entièrement

14. Si l’on passe le mal sous silence, et si l’on embellit le bien, on peut se représenter chaque siècle comme parfait.

15. Destin! destin ! dans quels égarements tu entraînes souvent les mortels!

16. N’est-ce pas le devoir d’une âme noble que de se sacrifier elle-même avec tous ses penchants au bonheur de ses semblables?

17. Quelque habitude que l’on ait de verser le sang, le cœur ne peut jamais s’y accoutumer.

18. Le monde est sot, le monde est aveugle; chaque jour il devient plus absurde.

19. La gloire de Corinthe a aussi retenti hautement au milieu de la gloire des Grecs.

20. Le législateur Lycurgue n’éleva-t-il pas un autel au Rire dans sa maison, et ses Spartiates n'en élevèrent-ils pas en tout lieu?

21. Un peuple lâche est sur la terre plus rare encore qu’un homme courageux. Quels sont les peuples anciens et modernes qui ne furent point braves?

22. Jamais les fleurs du chant ne se sont épanouies, jamais les fruits des nobles actions n’ont mûi i là où les rayons de la;l^lferté n’échaufient pas lésâmes.

23. En général, un peu(â^ i|tii ne connaît d’autre enjpire que celui des mœurs, n’a pas besoin, de lois, tant qu’il conserve ses mœurs.

24. Crois-tu que je craigne la mort? La mort est moins pesante que le repentir. Heureux sont les morts!

25. Qui peut inspirer aux oiseaux leurs chants? Ce n’est pas pour rien qu’ils font entendre de si beaux accords; leur cœur doit comprendre leurs chants, autrement seraient-ils aussi beaux?

26. Ce n est pas pour me livrer à une lâche mollesse que le créateur m’a accordé le temps. J’ai reçu de sa main la vie, la force et la raison. Je veux les employer utilement, être toujours actif, et le soir et le matin. Une ïiche moisson récompense la fatigue.

27. Combien la .science de la vie, la sagesse du citoyen est au-dessus de l’érudition! Ne sens-tu pas comme moi, et chaque jour plus vivement, le néant d’un vaste savoir?

28 N’y aura-t-il pas un jour des châtiments et des récompenses? Celte vie n'est-elle pas l’enfance de la vie éternelle que notre âme vivra un jour là-haut?

29. Sur le Léman, se balance la palme de la paix ! Dans la ville et dans le village relentissenl les chants de joie. Content de son sort, le plus pauvre berger se croit riche, et la concorde protège les rochers, rem-

• parts de la liberté.

30. La vieillesse est venue de bonne heure trouver plus d’un mortel, la vieillesse grondeuse, infirme, sans espérance : un esprit ennemi vient briser chez lui les fleurs de la jeunesse, lorsqu’à peine elles sont épanouies. D’autres conservent longtemps leur vigueur-, et le feu de leurs regards, et le sourire aimable de leurs lèvres ornent et relèvent encore leur tète blanchie par les ans.

1. Que de choses le chien n’a-t-il pas à faire et à apprendre? Comme on martyrise le cheval ! Ils sont bien sots de laisser paraître leur intelligence; mais ils ne peuvent s’empêcher d'obéir à leur vanité. Nous autres chats, au contraire, nous sommes les plus libres de tous les animaux, parce que, avec toute notre habileté, nous savons si bien feindre la maladresse, que l’homme renonce entièrement à nous élever.

2. Nous naissons égaux; cependant ce qui distingue l’homme noble de la foule, c’est qu’il est maître

de lui-môme; c’est qu’à ses yeux la renommée est l’honneur le plus sublime, et qu’il lui sacrifie les désirs frivoles des sens -, c’est qu’enfin il sait oublier môme la renommée, lorsqu’il ent ond le langage sévère du devoir.

3. La suite n’est pas toujours aussi gaie, aussi belle que le commencement. Les habits neufs s’usent peu à peu 5 l’arbre vert perd ses feuilles, et le soir est • souvent bien loin de répondre aux promesses du matin. Avec quelle joie le jeune homme ne commence-t-il pas souvent ce que les années lui reprochent plus lard avec amertume ! Souvent l’apparence la plus heureuse n’est que l’avant-coureur de l’infortune.

A. On comparait le poème d’Hermann et Dorothée à la Louise de Voss, môme avant qu’il eût paru. La publication aurait dû mettre un terme à ce rapprochement; mais on offre toujours l’ouvrage de Goethe au public avec ce moyen de recommandation. Aux yeux de la postérité, au contraire, ce sera une recommandation puissante pour Louise d’avoir servi de marraine à Dorothée.

5. Un maître digne de sa vocation ne voudra jamais d’autre considération que celle qu’il pourra acquérir, par la supériorité de ses taie nts, par l’élen due de ses connaissances et par le zèle avec lequel il s’efforcera de les propager- L’ignorant, l’homme incapable cherchera seul d’autres fondements à celle considération.

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