SUBSTANTIF
Pour analyser le substantif il faut :
i° Le' reconnaître dans la phrase ; •2" Savoir à quel nombre on le rapporte ; 3<> Désigner le genre qui lui est attribué ; k° Indiquer sa fonction dans la phrase.
l*" Le substantif commencera par le radical et se terminera par le grammatical : c'est en effet le mot substantiel de la phrase, c'est le radical sans modifications. Comme il se présentera sans préfixe pour l'annoncer, il réveillera ainsi l'idée exprimée par le radical.
ToyeUe â (prononcez an), on énoncera chaque grammatical, comme il est possible de le faire pour les radicaux. Ceux qui précèdent se prononcent donc ainsi : anri, bansc, ganlei, lanria.
(1) La particule est ce petit mot qui n*est ni adverbe ni conjonction, ni etc.; mais qui, mêlé aux autres mots dans la phrase, rappelle quelques conventions grammaticales, ou même reste explétif.
(2) Nous épargnons à nos lecteurs les définitions et les observations qui se trouvent dans toutes les grammaires ; nous renvoyons à ces traités ceux qui n'auraient jamais connu les principes de l'analyse grammaticale ; quant à ceux qui les auraient oubliés, les réflexions dont nous faisons précéder cliaque espèce de mots suffiront pour les leur rappeler.
2'' Les voyelles douces étant réservées pour les différeols accidents du substantif au singulier, les voyelles /brrej indiqueront ces mêmes accidents au pluriel.
Nous classons à part Tappellatif qui sera é au singulier, et au pluriel ê : homme ! — é; hommes ! — ê.
Dans les langues qui admettent le duel, les rôles correspondants sont représentés par les voyelles nasales <f, e, ê, â, û.
3<* Gomme les substantifs se présentent fréquemment dans les phrases, et peuvent par leur rapprochement laisser de Tincerlitude sur les rôles qui leur sont attribués et sur les mots qui s'y rapportent, on leur a presque partout accordé la distinction des genres; ils sont donc, en général, masculins, féminins ou neutres.
Le neutre prend s avant la terminaison.
Le féminin prend r avant la terminaison.
Le masculin ne prend rien avant la terminaison.
EKlEllf LE :
Templum Domini.
— sa — i.
h^ Le substantif est tantôt sujet et tantôt complément; quand il sera sujet, il se terminera par la voyelle a.
S'il est complément, nous distinguerons les cas où il serait complément direct d'un verbe; complément d'un mot autre que le verbe; complément indirect d'un verbe lié par une préposition; complément indirect et attributif d'un verbe sans préposition.
Ces quatre dernières circonstances seront représentées par les finales e, i, o, u.
La finale a indique le sujet du verbe ;
— e — le complément direct du verbe ;
— I — le complément d'un mot autre que le verbe ; -^ o — le complément indirect d'un verbe ;
^ u — le complément indirect et attributif sans pré*
position : c'est le datif des Latins.
LANGEE UNIVERSELLE.
EXEMPLE
Dieu existe ; j'aime Dieu ; Tamour de Dieu.
prononcez : an de aa ai
On lui dit.
— u au
Le joug des lois fatigue les hommes pervers ; il ne pèse pas aux — a — ry — «
âmes honnêtes.
— rw
On considérera comme masculins les substantifs appartenant à des langues qui n'acceptent pas les genres :
EXEMPLE
La tendresse de la mère. The love of the mother.