CAUSES DE SA VARIATION DIURNE
no varie que de à par conséquent elle est le quart de
celle trouvée pour Apeiirade pendant l’été. En janvier il y a deux maxima,.à 10 heures du malin et à 10 heures du soir; et deux mi~ nima, à b heures du malin et à 2 heures de rapn'*s-midi. La série do Munster semble indiquer dos lois analo"ue.s.
Il n'est pas probable que dans des lieux dont la dilfurencc de latitude est si peu considérable, le phénomène présente de si grandes différences; car, lorsqu’on étudie les oscillations barométriques sans examiner à part la pression de l’air et celle de la vapeur d’eau , cos différences disparaissent complètement. Les anomalies augmentent quand on compare des séries faites à de grandes différences de niveau. Si l’on voulait expliquer la grande amplitude do l’oscillation diurne en pleine mer par des différences de tension , cela supposerait une variation du point do rosée de plusieurs degrés; or les observiUions des voyageurs prouvent que la chaleur et la tension de la vapeur d’eau varient très-peu pendant le jour à la surface de l’Océan.
En admettant l’inlluence de celte cause unique, on soulève encore d'autres difficultés. Il est probable que la pression moyenne de la vapeur d’eau atmosjihérique, considérée dans l’espace d’un jour ou d’une année, diminue avec la hauteur suivant les lois de la tension des vapeurs dans le vide. Ainsi, d’une observation faite sur un point de la verticale, nous pouvons déduire approximativement la tension à une hauteur quelconque; mais il n’en résulte p^s nécessairement que celle règle puisse s’applkiuer à chaque heure de la journée prise isoléirient. L’air s’opposant au dégagement des vapeurs, il est évident qu’elles sont )>lus denses le malin à la surface du sol que ne le ferait supposer une observation faite à une certaine hauteur. Ainsi dans les pdaines le point de rosée sera trop élevé, et la pression de la vapeur que nous en déduirons sera plus forte que si elle était déduite de mesures faites à différentes hauteurs; mais vers I heure de midi le courant ascendant fait monter les vapeurs, et alors le point de rosée devient plus baç qu'il ne devrait l’être d’après l’étal hygrométrique moyen. Ces faits sont une conséquence des observations que j’ai faites sur les Alpes. Au bord de la mer ces lois se modifient, car, pendant que le courant ascendant élève les vapeurs, le vinil de mer en amène sans cesse de nouvelles.
Quelle que soit la cause de ces oscillations, toujours est- il que leur amplitude no saurait être aussi grande dans le liant que dans le bas. Supipiosoiis que dans les plaines le baromètre ail la mémo hauteur pendant toute la journée, il y aurait dans le haut une varia-
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lion donl il serait facile de déduire la loi ; car, dès que la présence du soleil sur l’horizon dilate l’air, celui-ci monte, et une partie de l’atmosphère qui se trouvait au-dessous de la station élevée s’élève au-dessus , d’où augmentation de la pression jusqu’au moment de la plus grande chaleur. A partir de ce moment, le baromètre laisse jusqu’au moment du minimum de la température diurne, qui arrive le lendemain malin. Cette période se combine avec celle qui a lieu de la plaine, car vers midi l’atmosphère devient moins pesante en bas et' en haut; mais celle diminution est moins sensible ett haut, à cause de la dilatation de l’atmosphère tout entière : le phénomène dépend donc spécialement de l’amplitude de la variation dans la plaine. Plus nous nous élevons, moins le baromètre change depuis 22 heures jusqu’à 4 heures , et il peut arriver que la pression augmente sans cesse jusqu’au moment de la plus grande chaleur diurne. Dans nos latitudes, celle interversion se montrera à une hauteur plus faible qu’entre les tropiques, où les oscillations diurnes sont beaucoup plus fortes.
HAUTEUR MOTBmfE BU BAROMETRB. — De même que nous avons pu déduire la température moyenne d’une localité d’un petit nombre d’observations diurnes, de même noirs pouvons conclure la hauteur moyenne du baromètre dans une période do temps assez grande d’un petit nombre de lectures faites chaque jour. J’ai dit à dessein une période assez longue, car s’il s’agit d’obtenir la pression moyenne de l’air pendant un jour, la valeur obtenue au moyen de quelques observations peut différer sensiblement de la moyenne réelle. On obtient la hauteur barométrique moyenne d’une manière très-approchée en observant à l'époque du maximum le matin et du minimum le soir. Un grand nombre de météorologistes ne lisent l’instrument qu’à ces deux moments de la journée; je ne saurais assez les engager à faire encore quelques observations le matin et le soir, car non-seulement on obtient plus exactement la pression moyenne, mais ces observations peuvent servir à étudier les oscillations irrégulières du baromètre. Il y a plus ; si dans le voisinage un observateur s’occupe de la mesure des hauteurs par le baromètre, deux correspondantes par jour ne sont pas suflisantes , et celle de midi en particulier donne toujours des différences de niveau trop iv/. '' mais si l’on a observé quatre ou cinq fois pendant le jour, alors on peut calculer la variation , la pression moyenm^ , et apprécier l’étendue des variations irrégulières. La moyenne arithmétique de trois observations faites à 18 heures, à 2 heures et à 10 heures, ou bien encore à 19 heures, à 2 heures et à 9 heures, est sensiblement égale à la pression
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barométrique moyenne, et on peut en déduire ramplitudc des oscillations diurnes. Le baromètre atteint sa hauteur moyenne dansli*s environs de midi, en général entre midi et une heure; le moment varie suivant les saisons.