‹ Cours complet de météorologieChapitre 122 sur 194 · SUR DIFFÉRENTS POINTS · texte numérisé non relu

SUR DIFFÉRENTS POINTS

chés présentent aussi des différences que l’on apprécie facilement en calculant leurs différences de niveau au moyen de celles des colonnes barométriques. J’ai pris la différence de niveau entre Halle et Paris, Halle et Zurich, et je les ai rangées d’après les vents qui régnèrent en moyenne dans r.\llemagne septentrionale. Trois années d’observations me fournissent les différences suivantes, eu égard à la moyenne générale.

VARIATIONS DES DIFFÉRENCES DE NIVEAU CALCULÉES PAR LE BAROMÈTRE SUIVANT LES DIFFÉRENTS VENTS.

TILLES

in.

Berlin .

Paris. .

Zurich.

jg

(Voy. l’Appendice, /îÿ. 33.)

Ces quantités ont été obtenues par comparaison avec la moyenne générale. Si nous supposons tous ces points de niveau avec Halle, le signe + veut dire que l’endroit est situé au-dessus de ce niveau ; le signe — , qu’il est au-dessous. Ou bien, si l’on a égard à la hauteur du baromètre, -p signifie que le baromètre, en le supposant de niveau avec celui de Halle, est plus bas que dans celte ville, tandis que le signe — indique le contraire. Du tableau précédent on peut déduire celui-ci :

DIFFÉRENCES DE NIVEAU MAXIMUM OBTENUES AVEC LE BAROMÈTRE SUIVANT LES DIFFÉRENTS VENTS.

Berlin. ... E. 12» S. — 15"--,73 O. 32® N. + g" , 93

Paris. . . . S.E. -|-33 ,30 O. 15® N. —29 ,71

Zurich. ... N. 62® E. -1-44 ,31 S. 70® O. —27 ,57

La position géographique a aussi une influence immense,

comme le prouve l’exemple de Zurich. Ces différences se lient à de grandes lois qu’on ne saurait établir qu’en comparant un trèsgrand nombre cfe points. Si nous arrivions à ce résultat, que les vents sont engendrés par une augmentation de pression dans le pays d’où ils viennent, nous pourrions établir, aussi bien que nous

le ])ermet l’insufTisance des matériaux mis à notre disposition, que ces inégalités dans la hauteur du baromètre proviennent des différences de température. Ainsi prenons une période où le vent de S.E. souffle à Halle, et comparons les températures des divers points de l’Euroiæ; si nous faisons les corrections nécessitées par les différences de température moyenne, en supposant que toute l’Europe ait la môme température moyenne que Halle, nous trouvons que Vienne et Prague sont de 2 à .1 degrés plus froids que Halle; Breslau, 1 à 2 degrés; Kœnigsberg et Memel ont la même température ; dans plusieurs villes d’Angleterre l’air est de 2“ et à Pétersbourg de i'» plus chaud qu’à llalle. Par conséquent à l’est et au sud de Halle le froid est plus intense; la pression augmente donc, et le vent souffle du S.E.

D'autres physiciens qui ont étudié le même sujet sont parvenus à des résultats peu concordants. Ainsi Brandes trouva que la hauteur du Saint-Gothard au-dessus de Genève était égale à la moyenne avec les vents de S.E., tandis qu’elle était trop grande avec les vents de N. O.; ce qui s’accorde assez avec un résultat que j’ai trouvé en comparant mes observations barométriques de Halle avec celles de M. Mandier à Berlin. Los deux directions qui donnent les différences de niveau extrêmes sont sensiblement perpendiculaires à la ligne qui joint les deux stations. Ramond s’est assuré que la plus grande différence entre Paris et Clermont-Ferrand co'incide avec les vents du nord; la plus petite, avec ceux du sud, ainsi avec des vents dont la direction est parallèle à la ligne qui joint les deux stations. Ce résultat est directement op|)osé à ceux que nous avons rapportés jusqu’ici. N’oublions pas que Ramond ne considérait que les quatre vents cardinaux ; ensuite ses points étaient-ils bien choisis? Paris participe aux courants ascendants de l’Europe moyenne; Clermont, au contraire, appartient à la zone des climats méditerranéens qui sont inQuencés par le grand courant du Sahara. Malheureusement je n’ai [loint en Allemagne autour de moi assez d’observations correspondantes pour pouvoir éclaircir complètement ce sujet.

OSCII.I.ATXOMS BIURMES ACCIDENTEX.X.ES. — Elles sont dépendantes des saisons, de la position géographique et des vents; pour reconnaître leur liaison avec la température, il serait bon de suivre les oscillations barométriques depuis une observation jusqu’à l’observation du lendemain qui correspond à la même heure en les comparant a’Vec celles de la température. J’ai. fait ce pénible calcul pour un grand nombre de lieux, et j’en ai déduit les tableaux suivants :

Page 1