‹ Cours complet de météorologieChapitre 27 sur 194 · TENSIONS DE LA VAPEUR · texte numérisé non relu

TENSIONS DE LA VAPEUR

Les deux gaz qui composcut l’atmosphère, l'oxygène et l’azote, ne sont point à l’état do combinaison chimique, et ils ne se séparent pas de façon que l’oxygène soit en bas et l’azote en haut. Ils sont au contraire continuellement mêlés par les vents horizontaux et par les courants ascendants, qui sont si visibles dans les pays de montagnes. 11 en résulte qu’il n’y a aucune différence dans la composition de l’atmosphère analysée à diverses hauteurs >.

TENSION SE I.A VAPETTR. S EAU A SXFFÊRENTES TEMPÉRATURES. — Nous avons vu qu’à température égale la tension de la vapeur est la même dans un espace grand ou petit , pourvu que cet espace soit complètement saturé. Des recherches analogues font voir que cette tension est encore la même, que l’espace soit privé d’air ou rempli d’un gaz quelconque. Il n’y a qu’une seule différence entré ces deux cas, c’est qu’un espace vide contenant une quantité d’eau suffisante est toujours à l’état de saturation. Si, au contraire, l’espace est rempli d’air, il s’écoule un certain temps avant qpe, la vapeur se soit répandue dans tout cet espace.

Pour" mesurer la tension de la vapeur à differentes températures, on a recours à un procédé très-simple. On fait monter une goutte d’eau dans une chambre barométrique, et l’on voit de combien la colonne se tient plus bas qu’un bon baromètre placé à la même hauteur. La différence donne la tension de la vapeur cxirrespondante à la température qu’on observe simultanément. Pour que les résultats soient exacts, il faut employer des tulies de deux centimètres de diamètre environ, afin d’éviter les erreurs résultant de la dépression capillaire du mercure ; il faut aussi réduire toutes les observations à la mémo température de la colonne mercurielle. C’est l’oubli de cos préc.au(ions qui explique la non-concordance des chiffres obtenus par différents physiciens. Je donne ici deux tables; la première à été construite par moi , la seconde par M. Augu*t.

• Voyez la note précédente.

by Cooglc

Dr.S AIÉTÉORF.S AQUEI X.

TABLE

DES TENSIONS UE LA VAPEm D'EAIT EN MILLIMÉTilES DE 3IERCUBE', POUR CHAQUE DIXIÈME DE DEGRÉ ENTRE 26® ET 36®,

d’après KAEMTZ.

degrés

dixièmes de degrés.

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ÏKNSIONS DK LA VAPEUR.

dixièiixcs db degrés.

degrés

{Voy. l’App»ndice, fig. 6.)

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DKS MÉTÉORES AQïîEUX.

TABLE

DES TENSIONS DE tK V^UK d’eAU EN MILLIMijTHES DE MERCDEBS CALCULÉE PAR AUGUST les EXPÉRIBNOES D8 pALTON.

dixièmes de degrés;

TJiNSIO.XS DE LA VAPEUR. U

dixièmes de degrés.

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(loi/. l’Appendice, py. 6.)

DES MÉTÉORES AQI EL’X

L’usage de ces laljles est très-facile. Supiwsons qu’on cherche la tension de la vapeur qui sature un espace dont la température est à 20°, 4 ; oh cherche dans la première colonne verticale 20°, et dans la première ligne horizontale 0®,4, et on prend le nombre qui se trouve au point de rencontre de eps deux colonnes. Ma Uiblo donne 17"’“, 29, et celle d’August 18““,05. Je ne saurais dire d’où provient cette différence, mais il serait bien à désirer qu’on refit ces expériences avec des tubes à très-grands diamètres. Les résultats de M. August concordant très-bien avec ceux qui ont été admis par la plupart des physiciens , nous les adopterons dans la suite de cet ouvrage. •

POXBS SG ZJi VAPEUR B’BAU. — Pour connaître le poids de la vapeur d’eau, on laisse monter dans le tube barométrique une quantité d’eau d’un poids déterminé. En échauffant le tube, la tension delà vapeur augmente; d’abord la dépression delà colonne barométrique est égale à celle qui nous est indiquée par les deux tables précédentes. Mais en continuant à chauffer, H arrive un moment où la tension croit très-lentement en suivant la loi d’un gaz. La température à laquelle la diminution soudaine dans la rapidité de l’accroissement de l’élasticité a eu lieu , est le point de saturation. Si nous connaissons la capacité de l’espace rempli de vapeur, nous pouvons déduire du poids connu de l’eau introduite le poids de la vapeur contenue dans un espace donné. Des essais de ce genre donnent, d’après les expériences de M. August, les poids suivants pour le [Ktids de la vapeur d’eau saturant un espace d’un mètre cube aux températures indiquées dans le tableau

I M. Ponillct a donné dans ses Éléments de physique, t. Ii, p. 564, une fable qui pré.scntc en regard les tensions de la vapeur d’eau, depuis — 20* jusqu’à 40”, et les poids correspondant en grammes de la vapeur contenue dans un mètre cube d’air. L’inspection de cette table fait voir que depuis O" jusqu’à 25“ la force élastique exprimée en millimètres est sensiblement égale au poids de la quantité correspondante exprimé en grammes. Les dilTérences sont de fordre de la première décimale. Ainsi, A la température de 6“, la tension de la vapeur aqueuse est 7"'m,4, le poids de la vapeur contenue dans un mètre cube d’air 7ur,7 ; à la température de 16“ la tension est I3“>“>,6, le poids de la vapeur correspondante 13i;r,7 ; à 21° la tension est ia>om,3, le poids correspondant ISer, 1. M.

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