LISBONNE
MAFRÀ.
Hiver
Printemps. . .
Été
Automne . . .
Ainsi c’est surtout en hiver qu’il pleut sous ce parallèle , et la quantité d’eau qui tombe en été est tout à fait insignifiante. On trouve le même rapport sur la côte N. O. de l’Afrique et dans les îles Canaries. Ce contraste entre les climats situés des deux côtés des alizés est très-remarquable; c’est une transition brusque et nullement ménagée comme on aurait pu Ip croire à priori. J’insiste sur ce fait pour montrer combien il est en contradiction avec les assertions hasardées des anciens météorologistes.
Ce changement brusque se déduit aisément de ce que j’ai dit en général de la précipitation des vapeurs aqueuses. Le plus souvent elle reconnaît pour cause un mélange de couches d’air à températures inégales. Or, des vents variables amènent souvent cette
I3« DES MÉTÉORES AQUEUX
rencontre. En été, le vent régulier de l’est s’étend jusque dans le voisinage des côtes de Portugal (pag. 45); de là, moins de perturbations dans l’équilibre de l’atmosphère. La formation des nuages est donc beaucoup plus rare que pendant les vents variables do l’hiver.
VEsrrs P1.VVIEUZ en europb. — En réunissant tout ce que l’on sait sur les différents climats de l’Europe , nous sommes conduits à établir trois régions hyétographiques : 1° celle de l’Angleterre et de la France occidentale, qui s’étend en se modifiant jusque dans l’intérieur du continent; 2" celle de la Suède et de la Finlande; 3° celle des bords de la Méditerranée. Les limites de ces régions ne sont pas toujours rigoureusement définies; on ne les reconnaît clairement que dans les points où elles sont marquées par de grandes chaînes de montagnes. Partout ailleurs on trouve des transitions bien ménagées. Les différences de ces trois groupes consistent dans la direction différente des vents pluvieux et dans la distribution de la quantité d’eau qui tombe chaque année.
Considérons cette partie de l’Europe qui se trouve au nord des Al|)es et des Pyrénées : la prédominance des vents d’ouest , une vaste mer d’un côté, un grand continent de l’autre, sont les circonstances déterminantes de la dislribution des pluies. Si le vent do N.E. régnait toujours, même à une hauteur considérable, il ne pleuvrait jamais ; car il passe sur des terres avant d’arriver dans les basses latitudes où l’élévation de la température éloigne les vapeurs de leur point de condensation. Si le S.O., au contraire, soufflait sans relâche, il pleuvrait toujours, car dès que l’air humide se refroidit, la vapeur d’eau se précipite. Malgré leurs alternances, ces vents conservent toujours leur caractère relatif. Si nous cherchons avec M. de Buoh combien do fois chaque vent amène la pluie, ces résultats deviendront évidents. Sur 100 pluies qui tombent à Berlin , les différents vents ont souOIé dans les proportions suivantes :
Ainsi, presque point de pluies avec les vents du N.E., tandis que la moitié au moins sont amenées par les vents de l’ouest et du S.O. Mais les vents ne soufflent pas tous un nombre égal de fois dans le cours de l’année. Il faut donc diviser le nombre de fois que chaque vent a soufflé par le nombre correspondant à chaque vent dans la table précédente; nous obtenons alors les nombres suivants :