‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 107 sur 228 · DE L’INTRODUCTION DU GAZ DANS LES EAUX · texte numérisé non relu

DE L’INTRODUCTION DU GAZ DANS LES EAUX

A 50 volumes ,

Si l’on a marqué sur la tige, clans la portion occupée par Pair, des divisions correspondantes aux diminutions de volume que l’augmentation de pression lui fait éprouver, on peut, en consultant le manomètre, connaître la pression exercée à l’intérieur du tonneau, celle par conséquent sous laquelle s’est effectuée la dissolution du gaz.

Ane consulter que la théorie, le volume de Pacide carbonique dissous devrait doubler, tripler, quadrupler, quintupler avec la pression, mais l’expérience prouve que cela n’a pas lieu.. Sous une pression de 6 atmosphères accusée par le manomètre dans la région supérieure du tonneau , c’est à peine si Peau en contient 5 volumes, encore s’en perd-il 1 ou 2 volumes pendant la mise en bouteilles.

La présence à peu près inévitable de Pair, en est principalement cause | aussi, pour l’éviter autant que possible, faut-il ne pas se contenter de remplir le tonneau d’eau seulement en partie, mais Pen remplir en entier, pour ensuite perdre une portion du liquide, en même temps qu’on le remplace par du gaz.

Ajoutons, que les indications du manomètre sont assez peu exactes, quand on opère sous une faible pression, et qu’alorsil vaut mieux avoir recours à l’échelle graduée, pour estimer le

volume de gaz expulsé du gazomètre, et par suite introduit dans le tonneau.

Dans le système de Bramah, un réservoir À de 15 à 18 litres au plus de capacité, est muni : 1° d’un agitateur placé à l’intérieur j

2° D’une soupape de sûreté B, par laquelle pourrait s’échapper l’excès de gaz, au cas où la pression y deviendrait trop forte, et que, pour ce motif, on enve-

sous celle de 2 atmosphères,

Ainsi de suite.

Système de Bramah.

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loppe parfois d’un conduit capable de reporter l’excès de gaz sous le gazomètre 3

3° D’un manomètre G , au moyen duquel on s’assure que la pression y est suffisante ;

40 D’un tube D , indiquant la hauteur du liquide intérieur, lequel y pénètre par son extrémité inférieure coudée, tandis que son extrémité supérieure, également ouverte et coudée, va rejoindre îa portion du réservoir qu’occupe le gaz ;

5° D’un robinet R destiné à soutirer l’eau gazeuse;

Ce réservoir A reçoit par le tube £ l’eau elle gaz qu’une pompe aspirante etfoulanteG, va puiser dans des réservoirs spéciaux, au moyen des conduits H et I.

L’ascension du liquide et du gaz est déterminée par le jeu d’un piston U, se jouant au milieu d’un cylindre placé sur le côté du corps de pompe proprement dit, avec lequel il communique par un conduit latéral S. Quand il s’abaisse, une soupape placée à la base du corps de pompe s’ouvre , parce que le vide qui se produit à l’intérieur laisse cette soupape obéir à la pression que le gaz et l’eau extérieurs exercent contre elle, comprimés qu’ils sont par la colonne d’air atmosphérique. Dès lors, l’eau et le gaz pénètrent dans le corps de pompe. En même temps, une autre soupape placée à la partie supérieure de celui-ci, se ferme, parce qu’elle obéit tout entière à la pression du gaz enfermé dans le réservoir A. Le gaz et beau, en quelque sorte aspirés des réservoirs extérieurs , se trouvent ainsi emprisonnés entre les deux soupapes, jusqu’au moment, où le pistou se relevant, amène des résultats inverses, pousse le gaz et l’eau contre la soupape supérieure qui s’ouvre devant eux, et contre la soupape inférieure qui demeure fermée , et s’oppose à leur retour vers leurs points de départ.

Au point de jonction des conduits H I se trouve un robinet K dont la clef, représentée isolée sous îa lettre?, présente une échancrure qui vient successivement se placer au-devant de l’embouchure de chacun de ces conduits quand on la tourne, et, par suite, livre passage au liquide ou au gaz.

Un cercle indicateur L' au devant duquel marche une tige M, à l’aide de laquelle ou fait tourner cette clef, permet d’ail-

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