‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 8 sur 228 · DES CORPS SIMPLES EMPLOYÉS EN PHARMACIE · texte numérisé non relu

DES CORPS SIMPLES EMPLOYÉS EN PHARMACIE

De l’oxygène , — du carbone , — du phosphore , — du soufre , — du chlore . — • du brome , — de l’iode , — du fer, — du zinc , — de l’étain , — de l’antimoine,

— du bismuth , — du mercure , — de l’argent , — de l’or.

Hé ë*®æggène (o).

L’oxygène est gazeux à toutes les températures, et sous toutes , , . Ses propriétés,

les pressions, sans couleur, sans odeur, sans saveur, sans action

sur les réactifs colorés, sensiblement insoluble dans l’eau, dans

les solutions alcalines , capable de rallumer les allumettes qu’on

y plonge, alors qu’elles présentent quelques points en ignition,

d’absorber, sous l’influence de l’étincelle électrique, deux fois

son volume de gaz hydrogène , et de disparaître ainsi que lui ,

en formant de l’eau.

Il serait tout au plus possible de le confondre avec le protoxyde d’azote, lequel aussi rallume les corps en combustion j mais ce dernier gaz est de saveur sucrée, soluble dans moins de son volume d’eau , n’absorbe qu’un volume égal au sien d’hydrogène, et laisse alors de l’azote pour résidu.

On pourrait l’obtenir en chauffant dans une cornue en verre SaPreParatlon* du bioxyde de mercure ; dans une cornue en grès, du bioxyde de manganèse ; dans un matras, un mélange de bioxyde de manganèse et d’acide sulfurique étendu d’eau.

Par la chaleur, le bioxyde de mercure serait complètement réduit, le bioxyde de manganèse (Mn,02), serait converti en un composé d’un atome de bioxyde et de deux atomes de protoxyde

3(Mn02) =a MnO2 + 2(MnO) + O2

Bioxyde. Bioxyde et protoxyde. Oxygène.

abaudonnaut ainsi le tiers de son oxygène.

32e LEÇON.

Sous l’influence de l’acide sulfurique, qui tend à se combiner avec son protoxyde, ce même bioxyde serait ramené à l’état de protoxyde, en perdant la moitié de son oxygène.

MnO2 + SO3 = MnO,S03 + O

Bioxyde. Acide sulfurique. Sulfate de protoxyde. Oxygène.

mais, comme le bioxyde de mercure, fréquemment mélangé de sous-azotate, et le bioxyde de manganèse naturel, sali par du carbonate de chaux, dégageraient en même temps que de l’oxÿgène, le premier, du bioxyde d’azote; le deuxième, de l’acide carbonique, qu’il faudrait ultérieurement isoler; le Codex leur préfère !e chlorate de potasse.

Pourvu que des cristallisations multipliées l’aient débarrassé du chlorure de potasse qui l’accompagne souvent, parce qu'il se produit en même temps que lui , ce sel fournit de l’oxygène parfaitement pur; autrement il fournirait aussi du chlore.

On juge que le chlorate est exempt de chlorure d’oxyde, à ce que sa dissolution aqueuse est sans odeur, sans action sur la teinture de tournesol. Au besoin, on purifierait le gaz Oxygène mélangé de chlore, en l’agitant avec un lait de chaux ou avec de l’eau de potasse.

On l’introduit dans une cornue en verre, au col de laquelle s’adapte un tube à gaz, s’engageant par son extrémité recourbée, sous l’entonnoir d’une cuve hydropneumalique, et l’on chauffe modérément.

Le chlorate fond., puis se décompose, abandonne à la fois l’oxygène de son acide, celui de sa base; le chlorure de potassium formé reste dans la cornue, ou par le refroidissement, il se prend en masse blanche, opaque, poreuse et boursouflée, parce qu’il exige pour se fondre une température très élevée, tandis que l’oxygène se dégage, et peut être recueilli dans des flacons pleins d’eau, que l’on conserve bouchés et renversés, au-dessus de vases contenant assez d’eau, pour que leur col y plonge.

L’opération est terminée, lorsque, la panse étant chauffée au rouge, il ne se dégage plus de gaz.

De 100 grammes de chlorate on retire ; 38gr,88 d’oxygène

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