DES TABLETTES , DES GRAINS
Les tablettes de quinquina ,
Les tablettes de magnésie ,
de rhubarbe, de cacbou, de charbon, de fer ,
de mercure doux , de lichen avec la saccha-
rure de lichen.
Avec le sucre , la poudre médicamenteuse et un mucilage, dont le véhicule est une eau distillée aromatique :
Celles d’éponge torréfiée ,
Celles d’ipécaouanha,
dégommé arabique, de guimauve,
de kermès , de soufre.
avec le sucre et un mucilage dont le véhicule est un soluté médicamenteux :
Celles de baume de Tolu.
Pour les grains, au lieu d’étendre la pâte sur une tablette, puis de l’y diviser en petites plaques, on la forme en petites boules parfaitement arrondies, ou légèrement ovoïdes , en la roulant avec l’index dans le creux de la main.
Et , comme la longueur de l’opération pourrait amener la dessiccation de la masse, tant qu’elle dure , on tient cette masse enfermée dans un vase en faïence ou en porcelaine couvert.
Les grains de cachou saus odeur, se prépareront avec le sucre, le cachou eu poudre et uo mucilage de gomme adragante à l’eau simple.
Les grains de cachou à la rose et à la menthe, avec le sucre, la poudre de cachou et les mucilages à l’eau distillée de roses ou de menthe.
Enfin , les grains de cachou à la violette , avec le sucre et le cachou en poudre, plus, un peu de poudre d’iris, qui sert à les aromatiser.
Les grains et les tablettes se sont, pendant longtemps, préparés par un procédé tout différent de ceux qui viennent d’être décrits; il consistait : d’abord à produire avec de la cassonade ou du sucre, de l’eau commune , ou un soluté médicamenteux , un sirop que l’on cuisait à 36° Baumé; ensuite, à incorporer dans ce sirop à moitié refroidi , les poudres médicamenteuses.
La masse pâteuse était coulée sur un marbre huilé , étendue à J’aide d’un rouleau , et tantôt divisée en tablettes au moyen
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d’em porte-pièces, ou plus simplement de couteaux , tantôt roulée en grains dans la main.
Mais la difficulté que présente le mélange intime des matières pulvérulentes, avec des sirops qu’on ne peut maintenir très fluides, partant très chauds, sans risquer d’altérer plusieurs d’entre elles, de reformer en masse les résines, les baumes et leurs analogues 3 la solidification presque constante d’un semblable mélange, au moment de l’addition des poudres, quand, voulant prévenir pour elles les altérations qui viennent d’être signalées, on emploie le sirop presque refroidi 3 en définitive, l’impossibilité presque complète de conserver à la masse assez de mollesse pour qu’elle puisse être divisée en tablettes , ou en grains, assez de solidité pour qu’elle puisse garder la forme qu’on lui aurait donnée tout d’abord, par-dessus tout, l’extrême tendance à la déliquescence que communique au médicament, la présence du sucre altéré pendant la cuite très avancée du sirop , ont fait abandonner ce procédé.
De la
préparation des pastilles.
produit, d’abord dans un tamis en crin, ensuite dans un tamis en soie, de manière à ne recueillir que les particules assez petites pour traverser le premier tissu , trop grosses pour traverser le second.
On mettra une portion de sucre ainsi divisé dans un poêlon à bec, avec une suffisante quantité d’eau distillée de menthe poivrée , de roses ou de fleurs d’oranger, suivant les pastilles qu’il s’ agira d’obtenir 3 on chauffera, et dès que la matière se soulèvera par une légère ébullition, sans attendre que tout le sucre soit dissous, on y incorporera le reste du sucre, à l’avance imprégné d’huile volatile de menthe, de rose ou de fleur d’orauger3 on agitera 3 alors, inclinant le poêlon, on en fera tomber goutte à goutte, à l’aide d’une tige métallique, la masse pâteuse que l’on recevra sur des feuilles de fer-blanc, à la surface desquelles elle se formera en pastilles, en frappant légèrement les feuilles qui la supportent, sur un point fixe.
On portera à l’étuve modérément chauffée.
Dans cette opération , l’on fait usage de sucre granulé au lieu
Quant aux pastilles, on prendra du sucre très blanc et très dur, on le pilera dans un mortier en marbre , on passera le