‹ Cours complet de topographie et de géodésie, a l'usage de l'école d'application du corps royal d'étatmajorChapitre 2 sur 48 · SUR DE SE 1RS, N°. 10, F. S · texte numérisé non relu

SUR DE SE 1RS, N°. 10, F. S

Les formalités voulues par la loi ayant été remplies , on poursuivra les contrefacteurs et débitans d’éditions contrefaites.

PRÉFACE

Par suite de la perte que l’École d’Application du corps royal d’état-major fit de M. le chef d’escadron Maissiat , dont nous étions l’adjoint et l’ami , et des fatigues que nous avait causées les travaux divers auxquels nous dûmes nous livrer pendant les quatre premières années de l’organisation de cette école ; travaux qui dans la vue de nods rendre plus utiles, ne nous étaient pas tous imposés par les devoirs des fonctions que nous avions acceptées ; nous sollicitâmes et nous obtînmes de S. Ex. le ministre de la guerre la faveur de cesser nos leçons , pour passer quelque temps en disponibilité. Notre nouvelle position ne nous encourageait pas à continuer l’impression de notre cours, que nous fûmes tentés d’ajourner indéfiniment; mais les conseils de quelques amis , et l’accueil favorable que font les amateurs de topographie à notre Traité des levés à la planchette , nous causent un vif regret d’avoir retardé jusqu’à ce jour la publication de notre Traité des Levés à la boussole , mis sous presse depuis si longtemps.

La topographie touche à une ère nouvelle , il faut absolument que les cartesparlent désormais le langage de la géométriç descriptive. Des tableaux pittoresques, fruits ordinaires du caprice du dessinateur, seprêtent à trop d’interprétations différentes ; le vague qu’ils renferment ne convient plus à l’état des sciences, dont l’immortel flambeau éclaire la marche de tant d’arts qui, commela topographie, restèrent long-temps stationnaires au milieu des siècles. Aussi, depuis l’impression de notre premier traité,

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a-t-on publié divers écrits destinés à modiüer plus ou moins la méthode que nous avons proposée , pour rendre sensible à l’œil le figuré du relief du terrain ; méthode qui consiste , comme nous l’avons dit (i) , a à espacer les » hachures d'une quantité proportionnelle à leur longueur » (entre des sections horizontales verticalement équidis- » tantes), quantité que, pour la facilité de l' exécution, » nous avons fixée au quart ou ah huitième de la longueur » de la hachure. » M. le général H. , revenu de la méthode qu’il avait proposée dans une note publiée en 1820 , fut un des premiers qui goûtèrent la nôtre dès qu’il en eut connaissance par M. le capitaine Noiset, notre ancien camarade , à qui nous l’avions développée dans les salles de l’école d’état-major, où il était venu nous proposer son système du module (2). Ces messieurs , dans le Mémoire sur le Jiguré du terrain, qu’ils ont publié en commun , en novembre 1822 , n’adoptent notre méthode que pour les pentes douces ( 3 ) ; ils expriment les pentes raides , celles

(t) Traité des Levés à la Planchette , pape a 9.

(a) Ce système, fort ingénieux, mais inexécutable en pratique , consiste à mettre dans la longueur constante du module de la carte, autant de hachures, d'égale grosseur, qu’il y a de grades dans la pente du terrain à représenter. La longueur du module se trouve d'ailleurs en disposant, à côté les unes des autres, 60 hachures se touchant seulement, pour former du noir plein , lequel est ainsi le signe indicatif des pentes de 60 grades.

( 3 ) A ce sujet, nous citerons leurs propres paroles D’autres person- » nés, disent ils, ont proposé de fixer l’espacement des hachures au » quart de leur longueur, prise entre deux courbes équidistantes. Cette » loi prucurc des moyens d’exécution d’autant plus précieux dans la » pratique, que, s'il fallait avoir constamment le compas h la main » pour régler la position de chaque trait, on serait rebuté par la lon- » gneur du travail , et forcé de renoncer h toute méthode de ce genre. » Et pourtant on lit plus loin : «Le tracé des gros traits qui représen- » tent les pentes raides, s’exécute par des moyens analogues à ceux x qui ont été indiqués pour les pentes douces. Après avoir tracé une i> normale entre deux courbes équidistantes, 011 //rend de la main gau- « che une longueur de 10 millimètres , et on la porte sur rune de ces

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qui ont pour base moins de cinq fois leur hauteur (i) , en espaçant les hachures « de manière que seize d' entre elles » soient contenues dans un nombre de millimètres égal à v ce qu il faut ajouter au dénominateur de la pente pour

» compléter le nombre dix A mesure que la raideur

» des pentes , et par conséquent î espacement des hachu- » res , augmente , on grossit de plus en plus les traits , » de manière que , pour T inclinaison de 45 degrés,. ...il ne « reste entre eux que le moins de blanc possible.

11 y a loin , il faut en convenir, de cette manière d’exprimer les pentes raides , à la nôtre \ pourquoi tant de complication substituée à la simplicité de notre règle? C est , nous dit-on , pour éviter nos teintes grises , et pour obtenir plus de noir sur le dessin. Mais cela est-il nécessaire ,.ct même convenable ? Nous verrons en son lieu que les teintes grises ont leur bon côté, comme nous l’avons déjà fait remarquer autre part.

Si d’ ailleurs on tenait absolument à faire ressortir sur les cartes deux classes de pentes , et môme un plus grand nombre , qu’est-cc qui s’oppose à ce qu’on le fasse à l aide de hachures i , 4 ....fois plus grosses que celles des pentes douces , et espacées 2 , fois- davantage ? ce qui est entièrement conforme à notre règle.

M. Duhousset , notre, ancien camarade au corps des ingénieurs géographes , dans sou Mémoire topographique ( 2 ) publié l’an dernier, pour faire connaître le plan du

» deux courbes , de manih'e que la pointe gauche du compas se trouve à • » la gauche de la normale , et éloignée d'elle d'une quantité égale à la » longueur de celte normale même. L'espace qui se trouve alors coin* * » pris entre cette dernière et la pointe droite du compas est pre'cisc-

* ment celui que seize hachures doivent occuper!... a

(1) Cette classification des pentes est peu motive'e; la nature ctl’ètat des terrains influent souvent , plus que leur inclinaison , sur l'accès drs animaux et des charrois.

(u) M. Duhousset dit , j>age 19 : « Nous conclurons que le simple fi - >» g u ré géométrique des moiu'cmons du terrain , par les sections de ni -

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cours dont il est chargé à l’école militaire de Saînt-Cyr, s’étend avec quelque détail , sur le figuré du terrain et adopte aussi notre méthode modifiée par M. le général H. ; Car, « dit-il, dans son avant-propos, le mémoire » publié çn novembre 1822 par M. le général Haxofavo- » risa mon travail ; j'y puisai les idées principales qui n m’ont dirigé dans la discussion élémentaire que j’ai es- » sayée. »

Nous examinerons , quand il en sera temps , et avec tout le détail possible , les mémoires que nous venons de signaler, afin de compléter notre Traité de l'expression du relief du terrain. Toutefois il est flatteur pour nous que l’esprit de nos leçons, sur cette partie si importante de la topographie , soit conservé dans l’instruction imprimée pour l’école d’état-major, et qu’à l’école polytechnique , le dessin de la carte soit enseigné suivant notre méthode.

Le traité que nous publions aujourd’hui sur l’usage de la boussole et des goniomètres , dans les levés topograplii-

x veau, ne pent former de» teintes suffisamment sensibles sur les cartes » topographiques. » Et puis, page ao : « Donc tes projections des lignes » de plus grande pente , écartées entre elles en raison de leurs lon- » gueurs, tout ch définissant la surface du terrain, rendront facile la » comparaison des pentes de ses clémens. »

Comment concilier entre elles ces deux conclusions? car il est bien évident que le type des teintes d’un dessin par tranches c'quidistantes, est identique avec celui des teintes d’un dessin par hachures espacées proportionnellement n leur longueur, entre des courbes c'quidistautes. €’cst en effet cette identité' qui nous a conduits à proposer notre méthode ; car, ayant calculé le type de teintes , produit par une lumière au zénith, nous avons trouvé que les intensités des teintes, pour des pentes de Sos'- et de oS r ‘ 5 , sont dans le rapport de i ,4 < à i : ce qui of- • fre trop peu de différence ; tandis que les teintes qui conviennent à ces mêmes pentes , soit dans un dessin par tranches équidistantes , soit sur un dessin par liarhures espacées proportionnellement à leur longueur, ont des intensités dans le rapport de ia-,3a à i , ce qui, certes, doit contenter les plus grands amateurs de noir.

Suivons encore M. Diilioussct, et nous lirons, page aa : «Donc on » doit, renoncer à modifier les teintes convenablement aux pentes avec » un écartement proportinnnrl ou des hauteurs d'cgale épaisseur »

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ques , est divisé en sept chapitres. Dans le premier sont expliqués les itioyens principaux de tracer un angle égal . à un angle donné j soit, graphiquement , soit en nombre : c’est la goniographie .

Le second et le troisième chapitres embrassent la description , la vérification , la rectification e{ l’emploi sur le terrain, des goniomètres ou instrumens donnant l’amplitude numérique des angles ; l’usage de ces instrumens pour résoudre quelques problèmes particuliers est enseigné dans le Chapitre quatrième.

La théorie et l’emploi de la boussole ne peuvent être bien entendus que lorsqu’on a acquis quelques notions sur le magnétisme terrestre , ce qui , dans l’état actuel de la science , exige que l’on s’occupe d’électricité et des phénomènes électro-dynamiques , une des plus belles comme des plus récentes découvertes delà physique.

Le chapitre cinquième est destiné à donner, aux lecteurs qui ne se sont pas occupés de physique , des notions suffisantes sur ces objets.

Les chapitres sixième et septième traitent de l’emploi de la bpusssole du topographe , de celle à réflexion et de celle du mineur, instrumens décrits et représentés avec assez de détail par les planches.

Dans le dernier chapitre servant de complément aux précédens , après avoir résolu quelques problèmes particuliers , on explique la manière d’employer la boussole sur les terrains attirables à l'aimant. On indique ensuite l’usage du déclinatoire , la rectification et l’emploi du clisimètre adapté ordinairement , en France, aux boussoles du topographe, et enfin la rédaction des registres cf itinéraires.

Heureux si ce traité nous mérite, comme celui sur les levés à la planchette , les conseils des amis de la science !

PROGRAMMÉ

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