DES PÈSE-LIQUEURS
Appliquée à la constructton et à Temploi èe tontes éatié» d'aréomètres entièrement comparables af ec des tàblèa aréométrîques , très^tendues , donnant les ^e^anteùi^s tpécifiques , correspondant àiix divers d^éë dés Pèse- Liqueurs en usage , le titre des eàux-de-vite , dès acides sttlfuriques, etc. Par P. M* N. Benoit,, ancien élève d» l'École Polytechnique, etc. (i).
Depuis long-tems le commerce même a recomin llnsuffisaaee et les vices de» aréomètres , qu'âne aveugle routine a maintenus jusqu'ici , dans leur enfance primitive ; et , quoique des chimistes et des physiciens , pitn- eb moins recommandâmes , aient tenté, à plusieurs reprises , de ra^ mener leur construction k des principes certains, et' de rendre leurs diverses graduations moins insignifiantes qu'élules le sont encore , on peut dire que M. BenôH est le seul qui ait réettement atteint ce but d'une utilité reconnue. C'e^ son ouvrais intitulé, Théone, etc.', que nous allons analyser da^ cet artide. L'auteur l'a divisé en quatre chapitre^ ; le premier renferme la théorie générale des pèse-liqueurs, doiii
(i) Chez Barroîs l'aîné, libraire, rue «le Saine, N«. lo. (F. S. Ç.) Prix : 3 fr. , et 3 îr, 5o cent par lu Poste
il considère deux espèces : i° les pèse4ùfueurs à unité fiûcc^ ou simplement pèse-^lic/uides , dont les degrés sont inégaux , et qui donnent la pesanteur spécifique des liquides en fonc^ tion de celle de l'eau distillée , ou encore le volume spéci^ fique de l'eau distillée en fonction de ceux des liquides es-* sayés ; 2<'. les pèse-liqueurs à unité variable ^ ou mieux les /auge "liquides y dont les degi;és sont égaux entre eux, et qui donnent la pesanteur spécifi<|ue de Teau distillée en , fonction de celles des liquides essayés , oujnieux le volume .spécifique de ces liquides en fonction de celui de l'eau dis- .jkiUée.. Ces instrumens sont, comme on le voit, inverses l'un de l'autre; et JM. Benoit a donné des moyens gêné- •l'aux de les construire , soit en partant.de V étalon i^aturel, «qui ne dépendant que de l'eau distillée , peut être toujours reproduit semblable à lui-même , lorsque la tige^ des aréo* mètres est parfaitement cylindrique , soit à l'aide de pesées successives, lorque l'aréomètre est de forme irr^ulière. Le chapitre est terminé par une application heureuse du moyen ingénieux , proposé par M» Deparcieux, pour construire des aréomètres extrêmement sensibles. Quoique M. Brisson (^t donné, dans V Encyclopédie ^ vaxe série de pesées pro^ ^pres à «btenir les divisions d'un pèse-liquide centigrade , et <pie M,^ Hassenfratz ait indiqué , dans les Annales de chimie , la composition d'une série de solutions salines , pro<- > près â remplir le même qbjet , cela n'a pu populariser les aréomètres h pesanteur spécifique y parce que ces modes de division les rendaient d'un prix trop élevé. Des pycnogra*phes , ou instrumens diviseurs des échelles de ces aréomètres , imaginés par M. Benoit, donnent la faicultéde pou^ ' voir désormais les livrer au comnierce , aux mêmes prix qu'il a payé ceux usités jusqu'à ce jour. Quant aux/augeliquides , ce sont des aréomètres , dont la graduation est tout-à-fait noiivçUe , et très-siguificative , conun^on le verra
,tout-k-llieure* Les uns etles autres Ae ees mstramens pect- Tent être doués d'une sensibilîtë quelconque assignée, lorsqu'on applique les pycnographes k la division de leiif* ^échelles.
Le second chapitre est consacre k Texamen des pèse^ liqueurs de Baunié et de Cartier. L'auteur démontre que les premiers ne sont que des jauge-liquides duo-d<*cimauX', cachés sou$ des graduations arbitraires j et donne des règles générales, pour déduire la pesanteur spécifique d'un liquide, du degré qu'il indique soit au pese-sel, soit au pèse-esprit de Baume. Il fait voir ensuite combien est peu fondée la faveur, dont paraissent jouir les pèse-esprits de Garder , dont le mode de division repose d'ailleurs sur les principes les plus vagues*
Dans le troisième chapitre, l'auteur indique les principaux usages dnpèserliquide et àu/auge4iquide centigrades, La graduation du premier de ces instrumens donnant immédiatement, en kilogrammes lie poids d'un hectolitre du .liquide essayé , il peut servir a peser un volume connu de ce liquide ; la graduation du jauge-liquide centigrade don*' nant immédiatement, en centilitres, le volume d'un kilogramme du liquide essajë ^ peut, au contraire , fournir le volume d'un, poids queleonque de ce même liquide.
Les avantages que nous venons de signaler ne sont pas les seuls qui rendent ces instrumens eltrêmement précieux .pour le commerçie. L'auteur a démontré dans le ntême chapitre, de& .réglas très-simples, k Taide desquelles on peut d^uire de leurs graduâtij)ns , le titre approximatif des liqueujrs composées de deux substances particulières telles que les eaiùsdeHfie, les acides , etc. hd^pèse-liquide ^parnit le titre approximatif du volume ^ et le jquge^iquide slvl contraire le titre approximatif au poids, . Ainsi 9 par exemple, lorsqu'une eai^de-yie marque 54
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