PHLEGMON PÉRI-UTÉRIN
Il se déclare le plus souvent à la suite des couches ou d'un avoricment, quelquefois à la suite dune métrite ou dune ovariic, ou conjointement avec ces dernières affections.
Symptômes, Le phlegmon pch-ien s'accuse par des douleurs «ligues, parfois lancinantes, avec gène, pesanteur dans le bassin; douleurs «irradiant vers les aines, vers les lombes, vers le pcrincc; ttugmcniant sous la pression hypogastrique et par les mouvcnKin»; s'accompagnant presque toujours de troubles dans les |(MU'lii>n» de la vessie ou du rectum et de phénomènes de réaction Kur la peau , 1 c pouls , le tube digestif, etc.
DÉPLACEMENTS UTÉRINS iSp
En examinant la patiente, on trouve quelquefois une tuméfaction ou tout au moins une tension, avec douleur à la pression, vers la partie interne de Tune des fosses iliaques.
Au toucher, on constate qu'il y a chaleur, douleur, battements et tuméfaction, soit de côté, soit en avant ou en arrière de Tutérus dont la mobilité est diminuée, souvent nulle, et dont le soulèvement cause de vives souffrances.
Lorsque la suppuration survient, la tumeur perd de sa résistance et devient empâtée ou fluctuante , selon que le pus est infiltré ou réuni en foyer. '
40 HÉMATOCÈLE PÉRI-UTÉRINE.
Symptômes. A l'occasion d'une métrorrhagie ou d'une hémorrhagie interne, provenant de l'ovaire ou de la trompe, on voit quelquefois le pouls se déprimer rapidement, la face pâlir, la peau devenir froide et quelquefois la femme éprouver des lipothymies ou des nausées et des vomissements. De la douleur se déclare brusquement d'un côté du bas-ventre et le membre inférieur correspondant est engourdi. Ces accidents dénotent un épanchement de sang dans le petit bassin. S'ils n'entraînent pas immédiatement la mort, il survient souvent de la péritonite et celle<i peut ou rester très-circonscrite , ou se propager plus ou moins loin, ou, enfin, se généraliser. Les phénomènes réactionnels sont en raison de l'intensité et de l'étendue de l'inflammation.
Si la collection de sang est considérable, on sent à l'hypogastre, une tumeur molle, sourdement fluctuante.
Au toucher, on reconnaît plus facilement une tumeur indolente, du moins dans le principe et , alors aussi , obscurément fluctuante, et toujours mollasse.
Cette tumeur descend souvent au niveau et même au-dessous du col. Elle se réduit assez rapidement et elle perd de sa mollesse à mesure que son volume diminue.
Le traitehient consiste à modérer l'hémorrhagie interne, à combattre les accidents inflammatoires du début et, plus tard, à favoriser la résorption du sang épanché, ou à l'évacuer.