REDRESSEMENT DE LA TETE
Au début du travail, la tête est inclinée par rapport à l'horizon et même légèrement par rapport au plan du détroit supérieur, de sorte que la bosse pariétale antérieure est située sensiblement plus bas que la postérieure. Cependant au moment où elles traversent l'ouverture vulvaire, ces deux saillies du crâne se trouvent sur le même plan horizontal, si même la postérieure n'est pas un peu plus abaissée que l'autre.
11 faut donc que la tête se soit redressée et que sa moitié d'abord dirigée en arrière et en haut ait cheminé plus vite que celle qui se trouvait en avant et en bas. On se fait une idée de la différence des espaces porcourus en comparant l'étendue respective des parois postéro- et antéro-latéraleis du bassin.
Ce redressement de la tête est très-bien décrit par quelques auteurs, et surtout par Velpeau (Bruxelles p. 25o-25i), mais nous n'en avons trouvé l'explication nulle part. Voici comment nous le comprenons.
Aussi longtemps que la direction de la force expultrice passe par la ligne médiane antéro-postérieure de la tête, les deux moitiés de celle-ci reçoivent exactement la même somme d'impulsion et doivent, à résistances égales, se déplacer avec la même vitesse.
3lO HISTORIQUE
Cest ce qui a lieu d*abord. Mais, comme nous Tavons dit en parlant de son mouvement de translation, la tête descendue dans le petit bassin suit la ligne centrale de ce canal. Or, elle ne peut suivre cette ligne centrale qu'en se ramenant en avant de l*axe du détroit supérieur et de celui de la matrice.
L*axe ou Teffort utérin, au lieu de passer comme tantôt par le milieu de la tête, va donc tomber sur un point de Thémicrftne postérieur, et ce point sera d autant plus excentrique que toute la tête se portera plus en avant. Il en résulte que la moitié postérieure du crâne reçoit une part d'impulsion d'autant plus forte et l'antérieure, au contraire, une part d'autant moindre Il en résulte aussi que la première chemine d'autant plus vite et que la tête subit un mouvement de rotation sur un de ses diamètres longitudinaux.
Cette différence d'impulsion pour les deux hémicrânes ne cesse que quand, à la suite du mouvement de rotation, locciput et le front se sont reportés dans le diamètre coccy-pubien et que les deux moitiés de la tête se trouvent ainsi dans les mêmes conditions par rapport à la direction de la force motrice.
Ce sont alors les portions antérieure et postérieure du crâne qui reçoivent des impulsions inégales. Celles-ci tendent à produire un mouvement de rotation, mais sur un diamètre transverse, parallèle au bi-pariétal.