DIAGNOSTIC DK LA CONFORMATION DU BAS
On peut être appelé à constater l'état du bassin dans circonstances ditférentes :
di Tantôt il s'af;it d'une jeune tille qui voudrait se r" mais dont la conformation fait craindre des accouchements diî'
b) Tantôt le fait est accompli , iilca jcicta est, et il de s'assurer si l'accouchement spontané est possible ou, ^ l'est pas, il faut reconnaftre très-e.xaclement la nature et le ^ de la viciation pour décider des moyens à employer dans l'i' de la femme ou dans l'intérêt de l'enfant.
Dans le premier cas, les éléments de diagnostic dont pouvons disposer, sont : le commémoratif ; l'examen extcT' la mensuration extérieure du bassin ; la mensuration mixte moyen du pelvimètre de M"""^' Boivin. Chez la femme de' on a de plus l'exploration du bassin par le vagin, au rr. des doigts ou au moyen de divers instruments.
qi^ DIFFICUI.TKS PROXKNANT DU CANAL A PARCOURIR
a) En arrière, la chute des reins, la direction et le degré de convexité' du sacrum ; la direction, la mobilité du coccyx.
b) Sur les eôies, la lari^eur des hanches entre les crêtes iliaques, entre leurs épines antéro-supérieures, leur hauteur, leur situation propre et relative ou comparée; celle des grands trochanters.
c) En avant, la forme du mont de Vénus, la situation de la svmphyse pubienne.
d) En bas, la distance qui sépare les ischions et qui s'apprécie assez bien en faisant accroupir la femme, ou en la plaçant horizontalement et en lui liéchissant fortement les cuisses.
Nous décrirons plus loin la mensuration externe du bassin, et sa mensuration mixte au moyen de l'instrument de M™«^ Boivin, les seules auxquelles on puisse recourir chez une jeune fille.
Lorsque dans le commcmoratif, dans l'examen général et la mensuration externe du bassin, on trouve à peu près les conditions ordinaires d'une bonne conformation, on rassure la famille et Ton borne là ses recherches.
Mais quand ces conditions manquent, il importe de préciser le degré et le genre de rétrécissement. Pour arriver à cette connaissance exacte on a imaginé une foule d'instruments, connus sous le nom générique de pclvimùtres. Avant de les passer en revue, citons, à titre de curiosité, la théorie des homologues. D'après Weber, la tète et le bassin seraient soumis aux mêmes lois d'évolution et l'on pourrait à peu près conclure de la conformation de l'un à celle de l'autre. Ainsi une tête ronde supposerait un bassin rond ; — une tète ovale, un bassin ovale; — une tète oblique, un bassin oblique ; — une tête forte, un bassin large ; — une tète petite, un bassin étroit.
Les dimensions du crâne correspondraient à celles du grand bassin ; les dimensions de la face, à celles du petit bassin. Le diamètre bi-zygomatique représenterait le bis-iliaque, et la distance du menton à la racine du ne{ représenterait le sacro-pubien.
Mais cette théorie, fût-elle fondée à l'état physiologique, ne serait encore d'aucune utilité pratique. En ellét, parmi les causes de viciation organiques, les unes agissent à peu près exclusivement sur le bassin ostèomalacie) ; d'autres ont bien plus d'action sur ce canal que sur le crâne irachitisme) ; enfin, le même degré de ramoHissement étant supposé dans les os des deux cavités, les déformations seraient toutes ditlerentes, puisque le crâne échappe aux causes mécaniques qui agissent sur le bassin.
DE LA PELVIMÉTRIE
Si Ton pouvait juger de la forme de la tête dun homme par les théories qui s'en échappent, de quelle singulière tête Weber devait-il être affligé !