‹ Cours d'accouchements professé à l'Université catholique de LouvainChapitre 82 sur 165 · AU POINT DE VUE DU DANGER · texte numérisé non relu

AU POINT DE VUE DU DANGER

Nous avons dit que l'application du forceps-scie et la section du crâne ne sont guère plus dangereuses que l'application du forceps ordinaire dans un bassin vicié. Le danger commence surtout avec l'extraction et il croît en raison des difficultés. Les tissus maternels, déjà plus ou moins irrités, peuvent avoir à souffrir de la compression résultant des efforts auxquels on se livre; ils peuvent être lésés par les bords tranchants des os que les doigts ne recouvrent pas toujours tout à fait, et les dangers aug-

mentent quand, échappant au levier ou aux pinces, ces bords deviennent saillants, déchiquetés, anfractueux et acérés. Enfin une version, difficile et dangereuse dans ces conditions, peut devenir nécessaire.

En ayant soin de cacher le poinçon par un peu de cire, et de masquer la poire dans le creux de la main, on ne court aucun risque de blesser les organes et l'on p)eut appliquer le transforateur sans danger, sans douleur et même, si on le voulait, à l'insu de la femme. Une fois le térébellum dans le crâne, la branche protectrice vient proléger sûrement la matrice contre toute atteinte. Quant à l'extraction on comprend aisément que les os brisés, contenus de toutes parts par le cuir chevelu, glissent facilement et ne peuvent blesser les organes de la femme. Il ne se produit jamais d'esquilles à la base du crâne et s'il s'en produisait quelqu'une à ta voûte, il serait facile de l'empêcher de nuire ou de l'enlever.

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