‹ Cours d'accouchements professé à l’Université catholique de LouvainChapitre 30 sur 114 · GROSSESSE NERVEUSE · texte numérisé non relu

GROSSESSE NERVEUSE

développement, la fluctuation borne'e à la re'gion sus-pelvienne, la persistance des règles, du moins pendant un certain temps, l'absence de toute ampliation de la matrice et de toute modification de son col , font aisément éviter l'erreur. L'utérus peut être dévié, mais c'est là tout ce qu'il ofFre de particulier dans ce cas.

c) Tumeurs mixtes. La tumeur ovarique peut offrir des points durs et solides à côté de surfaces plus molles et plus

■■ ou moins fluctuantes, mais, même dans les points qui correspondent au liquide, elle est plus tendue qile l'utérus gravide et sa tension est continue et toujours la même. Quant aux points durs, s'ils se laissent déplacer ce n'est qu'avec la totalité de la tumeur et jamais isolément, comme le font les parties solides du fœtus dans les eaux de l'amnios.

Des tumeurs peuvent se compliquer d'une ascite et flotter dans le liquide, à peu près comme le fœtus dans les eaux de l'amnios. Mais on a eu le temps de les observer avant la pro-

'duction de l'épanchement. De plus celui-ci n'est pas circonscrit, et il se porte vers le point déclive où la fluctuation est évidente. Celle-ci est d'ailleurs toujours plus manifeste que dans la grossesse et l'utérus n'offre aucune des modifications propres à la gestation.

Les épanchements péritonéaux circonscrits, enkystés, ont été précédés d'une péritonite et de ses signes ; ils sont généralement de forme irrégulière et isolés de la matrice.

d) Tumews solides. Les tumeurs du foie et de la rate se développent de haut en bas et restent toujours isolés de la matrice qui ne subit aucune modification organique.

Page 1